Au Gabon, la protection civile couvre la prévention des catastrophes, les alertes, les secours, l’assistance et le relèvement. La loi 007/2023 établit le nouveau cadre juridique relatif à la prévention, aux catastrophes et aux crises humanitaires. La Plate-forme Nationale pour la Prévention et la Réduction des Risques de Catastrophe (PNPRRC) soutient la coordination entre les autorités publiques et les autres secteurs. Le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation supervise la protection de la population. La DGPC s’occupe des cartes des risques et des alertes, des plans nationaux et sectoriels, de la coordination des urgences, de l’évaluation des besoins, des dossiers d’assistance et du rétablissement des services. Les gouverneurs organisent les plans provinciaux ORSEC (organisation nationale de la réponse d’urgence). Les préfets, sous-préfets et municipalités mettent en œuvre les mesures locales. Les sapeurs-pompiers, le Génie Militaire, la Marine et les services de recherche et de sauvetage apportent leur soutien aux opérations de secours. La Croix-Rouge Gabonaise contribue à la préparation, aux premiers secours, à l’eau et à l’assainissement, à l’hébergement, à l’aide en espèces et au soutien psychosocial. Les fortes pluies et les inondations urbaines et fluviales sont les risques les plus importants en pratique. Plus de 90 % de la population est urbaine et la zone côtière est fortement exposée. Les vents violents et les orages reviennent régulièrement, surtout en novembre et décembre. Des glissements de terrain touchent certaines zones locales, tandis que l’érosion et les inondations côtières accroissent l’exposition le long du littoral. La sécheresse constitue un autre risque. Les accidents industriels, pétroliers, routiers et maritimes deviennent des catastrophes lorsqu’ils touchent de nombreuses personnes ou des infrastructures essentielles. En 2024, des opérations liées aux inondations ont concerné l’Estuaire et la Ngounié. Les inondations de Franceville en 2023 ont touché environ 3 000 personnes et environ 500 ménages. Un Plan d’Exposition aux Risques (PER) classe les terrains selon leur exposition aux aléas. La zone 1 correspond à un risque très élevé sans protection fiable ; la zone 2, à un risque moyen nécessitant des mesures de prévention ; la zone 3, à un risque plus faible. L’élaboration d’un PER peut comprendre des études, des cartes, des règles d’utilisation des sols et une consultation publique, suivies d’une adoption municipale ou départementale et d’une approbation de l’État. Le Fonds de Compensation et de Réhabilitation (FCR) repose sur un cadre légal de financement fondé sur des fonds de l’État et des municipalités, des amendes, des contributions d’exploitants et des dons. La DGPC prépare également les plans ORSEC nationaux, les exercices et les ressources. Le Gabon ne dispose pas d’une chaîne d’alerte multirisque uniforme, vérifiée publiquement et couvrant tout le pays. Le Service Cartographie et Alerte de la DGPC est chargé de l’alerte précoce. Le Cabinet du Ministre des Transports est inscrit auprès de l’Organisation météorologique mondiale comme émetteur d’alertes et utilise des messages français CAP-RSS pour les aléas géophysiques et météorologiques ; toutefois, le registre de l’OMM ne précise pas la zone couverte. Les annonces des autorités locales et des ministères, les messages de l’OMM ou CAP et les communications de la Croix-Rouge peuvent donc tous être utiles. La couverture hydrologique publique en temps réel et l’existence d’un système unique de diffusion à l’échelle nationale n’ont pas été vérifiées. Aucun numéro national d’urgence en cas de catastrophe n’a été vérifié ; un numéro a été annoncé lors des inondations de Libreville en janvier 2026, mais la source publiée ne le précisait pas. En général, une urgence signalée est transmise au préfet, au gouverneur, à la DGPC ou à une structure ORSEC, puis des pompiers, du génie militaire, des services de sécurité et de santé ainsi que de la Croix-Rouge Gabonaise sont déployés. Si les autorités ordonnent officiellement une évacuation, quittez la zone dangereuse, restez à l’écart des eaux de crue et des pentes instables, et évitez les zones côtières, industrielles et portuaires exposées. ORSEC prévoit des évacuations, mais aucune carte nationale des abris, liste normalisée d’abris ou ligne téléphonique d’évacuation uniforme n’est accessible au public ou vérifiée. L’hébergement et l’assistance locaux dépendent de l’incident et des autorités concernées. La DGPC consigne les dégâts et les besoins, tient à jour les informations sur les sinistrés et prépare les dossiers d’assistance ou d’indemnisation. Le terme « sinistré » désigne une personne ou un ménage touché par une catastrophe. L’accès à l’assistance est évalué au cas par cas par les autorités, la DGPC ou la Croix-Rouge Gabonaise. Aucun versement automatique à l’échelle nationale, montant d’indemnisation standard, délai standard ou frais standard applicables à chaque catastrophe n’a été vérifié publiquement au Gabon. Une opération d’urgence DREF de la FICR pour les inondations en 2024 a prévu un budget de 257 260 CHF pour venir en aide à 2 445 personnes, sous forme d’articles de secours, d’espèces et d’aide à l’hygiène et à l’eau et l’assainissement. Une réponse aux dégâts causés par le vent en 2026 concernait environ 300 ménages, et son extension couvrait 430 ménages à Mouila et Franceville. Les demandes d’indemnisation auprès d’assureurs privés suivent des procédures contractuelles distinctes. Le relèvement comprend la remise en état des services et infrastructures endommagés, coordonnée par la DGPC et les autres autorités. Le programme PADIG de 2025, d’un montant de 150 millions USD, soutient des routes, écoles, espaces verts, réseaux d’eau, systèmes de drainage et protections contre les inondations résilients face au climat à Oyem, Lambaréné, Koulamoutou, Franceville, Mouila, Lebamba et Ndendé. Le financement du relèvement peut associer des ressources de l’État, le FCR, le soutien de la Croix-Rouge et de la FICR ainsi que des financements pour le développement. Les infrastructures essentielles comprennent les routes, le drainage, les réseaux d’eau et d’eaux usées, l’électricité, les écoles, les installations côtières et portuaires ainsi que les installations pétrolières ou minières. L’entretien et la résilience des réseaux locaux varient. Les exploitants d’installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) préparent un Plan d’Opération Interne (POI) pour les incidents survenant dans l’installation ; l’État prépare un Plan Particulier d’Intervention (PPI) lorsqu’un incident risque d’affecter les zones environnantes. Les autorités sont responsables des alertes, de la protection, des secours, de l’évaluation des besoins et de la planification de l’assistance. Les habitants et les autres groupes concernés peuvent accéder aux informations publiques et participer aux consultations dans le cadre du processus PER ; l’usage coutumier des terres dans les zones à risque reste soumis aux règles du PER. Les municipalités et les provinces participent à la planification et aux mesures ORSEC. Les exploitants d’ICPE ont des obligations de planification d’urgence et de sécurité. Le montant de l’indemnisation d’une personne n’est pas garanti automatiquement. Vérifiez les consignes en vigueur auprès de l’autorité locale responsable et confirmez localement tout numéro d’urgence avant de vous y fier.
Catastrophes au Gabon
Au Gabon, les catastrophes sont le plus souvent liées aux fortes pluies, aux inondations urbaines et fluviales, aux vents violents et aux orages. L’érosion et les inondations côtières, les glissements de terrain, la sécheresse ainsi que les accidents industriels, routiers ou maritimes majeurs présentent aussi des risques. Le dispositif officiel de gestion des catastrophes est fragmenté : des structures nationales de protection civile existent, mais les capacités locales, la couverture des alertes et les informations sur les abris varient selon les zones. La Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) coordonne la cartographie des risques, les alertes, la planification d’urgence, l’évaluation des besoins et le relèvement avec les gouverneurs, préfets, municipalités, services de secours et la Croix-Rouge Gabonaise. En cas d’alerte officielle, suivez les consignes locales, quittez tôt les zones dangereuses et restez à l’écart des eaux de crue, des pentes instables, du littoral et des sites industriels.
Conseil
Au Gabon, préparez-vous aux catastrophes en tenant compte de la coordination locale : utilisez les consignes et les contacts de votre province, département ou municipalité au lieu de compter sur un canal national unique. Donnez la priorité aux inondations, aux fortes pluies et aux vents violents, sauf si votre lieu est davantage exposé au littoral, aux pentes instables ou aux risques industriels. En cas d’alerte officielle, partez tôt et suivez les consignes de l’autorité responsable ; n’attendez ni un numéro national d’urgence, ni une carte des abris, ni une indemnisation automatique.

