Les chiens et les chats font partie des animaux de compagnie courants au Gabon. On peut les acquérir auprès de particuliers, de cabinets vétérinaires ou d’organisations de protection animale. Le choix doit tenir compte du climat local, de l’espace disponible, de la possibilité de se procurer régulièrement de la nourriture et des soins vétérinaires, ainsi que des voyages envisagés. Les animaux sauvages ne sont pas des animaux de compagnie ordinaires : la capture ou la détention d’espèces protégées relève des règles relatives à la faune sauvage et à la CITES, appliquées par les autorités compétentes des Eaux et Forêts. Les propriétaires doivent fournir un logement sûr, de l’eau propre, une alimentation adaptée, de bonnes conditions d’hygiène et des soins vétérinaires, et empêcher l’animal d’errer sans surveillance ou de mordre. Le Code pénal gabonais sanctionne les mauvais traitements injustifiés envers les animaux domestiques, apprivoisés ou détenus en captivité. L’existence d’une infraction pénale précise et actuellement applicable à l’abandon n’a pas pu être vérifiée. Toutefois, relâcher un animal présente des risques pour la sécurité, son bien-être et les biens, et ne constitue pas une solution responsable. Des soins vétérinaires sont proposés par des structures publiques et privées. L’Ordre des Médecins Vétérinaires du Gabon (OMVG) inscrit les professionnels qui exercent la médecine et la chirurgie vétérinaires. La Direction Générale de l’Elevage (DGE) et ses services vétérinaires supervisent la santé animale, l’exercice de la médecine vétérinaire et les médicaments vétérinaires. La loi 001/2021 réglemente la fabrication, l’importation, la détention, la distribution, la prescription et l’utilisation des médicaments et des produits de santé animale. Des produits non autorisés ou fournis de manière irrégulière peuvent donc entraîner des problèmes juridiques et sanitaires. Les renseignements publics fiables sur les prestataires spécialisés sont surtout disponibles pour Libreville et Owendo, ainsi que dans un répertoire complémentaire pour Port-Gentil. Aucune liste publique nationale complète des cliniques ou des services d’urgence n’a été trouvée. L’accès peut être limité en dehors des centres urbains. Le Gabon ne dispose pas d’un barème national fiable des tarifs vétérinaires pour les animaux de compagnie ; il faut donc demander directement au prestataire le prix des consultations, vaccinations, médicaments, interventions chirurgicales et transports avant tout soin. La rage est une préoccupation majeure pour la santé animale et la santé publique. Les autorités sanitaires gabonaises font état de la vaccination systématique des chiens, de la surveillance des morsures et de la coopération entre les services de santé humaine et animale. Après une morsure ou une griffure, lavez immédiatement la plaie à l’eau et au savon pendant au moins 15 minutes, puis rendez-vous sans tarder dans un centre de santé, quel que soit le statut vaccinal de l’animal. Si possible, les services vétérinaires doivent surveiller le chien pendant 15 jours. Un protocole local décrit quatre injections intramusculaires de Verorab et la possibilité d’administrer des immunoglobulines antirabiques en cas d’exposition de catégorie III, mais c’est le service de santé qui décide du traitement médical. Pour les déplacements internationaux, les renseignements des douanes gabonaises indiquent qu’un certificat vétérinaire est requis pour les animaux vivants et les produits d’origine animale. Il faut clarifier les autorisations nécessaires auprès des autorités compétentes avant le départ ou l’entrée sur le territoire. En l’absence de documents, l’animal peut être retenu jusqu’à la régularisation de sa situation. Aucune liste publique propre au Gabon, confirmant les délais, la quarantaine, les frais, les règles relatives aux puces électroniques ou les exigences des compagnies aériennes, n’a été trouvée. La DGE ou les services vétérinaires, les Douanes gabonaises et le transporteur doivent donc confirmer les exigences par écrit. Les règles des pays d’origine et de transit s’appliquent séparément. Si vous ne pouvez plus garder l’animal, contactez un cabinet vétérinaire, un adoptant privé approprié ou une organisation de protection animale au lieu de l’abandonner. L’Association de Protection des Animaux de Libreville (APAL), à Owendo et à Libreville, propose protection, soins, placement, sensibilisation et gestion des populations animales. L’Association Canine de Port-Gentil est un contact local opérationnel. L’existence d’un réseau national actuel de refuges ou de fourrières municipales, ainsi que d’une procédure uniforme de cession, n’a pas pu être vérifiée. Les chiffres nationaux fiables sur le nombre d’animaux de compagnie, l’abandon, l’adoption, la capacité des refuges ou la densité vétérinaire ne sont pas non plus disponibles.
Les animaux de compagnie au Gabon
Avoir un animal de compagnie au Gabon suppose de pouvoir lui offrir un logement sûr, de la nourriture, de bonnes conditions d’hygiène et des soins vétérinaires, tout en prévenant les risques de morsure. Aucune preuve d’une procédure nationale d’enregistrement ou d’autorisation, ni d’une procédure standardisée d’adoption privée, n’a été trouvée. La prévention de la rage, l’accès aux services vétérinaires et les documents de voyage demandent une attention particulière.
Conseil
Considérez la possession d’un animal de compagnie au Gabon comme une décision liée à vos capacités et à l’accès aux services, et pas seulement comme un choix d’acquisition. Gardez un animal si vous pouvez lui fournir un logement sûr, de la nourriture, de bonnes conditions d’hygiène et des soins vétérinaires, prévenir les morsures et prévoir la protection contre la rage, les documents de voyage et une cession responsable si votre situation change. En dehors de Libreville, d’Owendo et de Port-Gentil, vérifiez l’accès aux soins vétérinaires avant de prendre un animal.

