Les sources officielles présentent couramment l’iTaukei, le hindi fidjien (ou hindoustani) et l’anglais comme les trois langues officielles des Fidji, même si la Constitution de 2013 établit surtout des droits linguistiques précis et des modalités de traduction, plutôt qu’une règle générale imposant à chaque service de fonctionner à égalité dans les trois langues. La Constitution est rédigée en anglais et traduite en iTaukei et en hindi ; en cas de divergence, le texte anglais prévaut. Dans les procédures judiciaires, une partie, une personne accusée ou un témoin peut parler et être interrogé dans une langue qu’il comprend et suivre les débats dans cette langue. Lorsque les exigences de la justice le nécessitent, le tribunal doit fournir gratuitement un interprète ou une personne compétente en langue des signes. L’anglais est la principale langue formelle des textes législatifs, de l’administration, du droit, de l’enseignement secondaire et supérieur et d’une grande partie de la communication entre groupes ethniques ; sa maîtrise de l’écrit influe donc souvent sur l’accès aux services, même si aucune règle générale imposant l’anglais seul à toutes les autorités n’a été établie. Les écoles primaires enseignent obligatoirement l’iTaukei conversationnel et contemporain et le hindi fidjien. La politique relative à la petite enfance autorise l’enseignement et les supports en Vosa vaka-viti, en hindi, en rotuman, en ourdou ou en anglais selon les besoins locaux ; les propositions pour 2024-2033 mettent l’accent sur l’apprentissage dans la langue maternelle durant les premières années et sur un développement bilingue avec l’anglais à partir de la Year 4, mais les modalités de mise en œuvre doivent être vérifiées auprès des sources actuelles. Le hindi fidjien est la langue communautaire souvent appelée Fiji Baat et n’est pas identique au hindi standard ; les sources emploient les termes hindi fidjien, hindi et hindoustani de façons différentes, de sorte que le contexte compte. L’iTaukei comporte des variétés régionales associées aux provinces des Fidji ; le bauan est largement utilisé. L’iTaukei Institute of Language & Culture, qui relève du Ministry of iTaukei Affairs, soutient la terminologie, la documentation, la cartographie culturelle, les dictionnaires, la radio et les publications. Au Parlement, les discours et documents sont normalement en anglais, mais le règlement intérieur et la pratique du Business Committee permettent l’emploi de langues vernaculaires avec traduction dans le Hansard, avec l’appui de traducteurs en Vosa vaka-Viti et en hindi. La Fijian Broadcasting Corporation exploite six services radiophoniques en i-Taukei, en hindoustani et en anglais, dont Radio Fiji One, Bula FM, Radio Fiji Two, Mirchi FM, Gold FM et 2Day FM, ainsi que FBC TV. Les liens linguistiques et culturels des communautés rotumanes et banabanes bénéficient d’une reconnaissance constitutionnelle, tandis que l’ourdou et d’autres langues communautaires ont une visibilité institutionnelle ou dans l’enseignement précoce plus limitée. Le recensement de 2017 constitue une source statistique importante, mais il ne faut pas supposer que les chiffres actuels de prévalence linguistique à l’échelle nationale ou par domaine sont connus sans consulter la dernière publication du Bureau of Statistics.
Les langues aux Fidji
Le paysage linguistique des Fidji est institutionnellement multilingue et s’articule autour de l’iTaukei, du hindi fidjien (ou hindoustani) et de l’anglais. L’anglais domine l’administration formelle, le droit, l’enseignement secondaire et supérieur ainsi que la communication entre communautés linguistiques. L’iTaukei et le hindi fidjien restent essentiels à la vie communautaire, à la culture, à la religion, à l’enseignement primaire et à la participation publique. Le rotuman, le banaban, l’ourdou et d’autres langues communautaires jouent aussi des rôles plus limités ou locaux.
Conseil
Pour les services formels, les questions juridiques ou les institutions, utilisez l’anglais, sauf si l’organisme responsable confirme qu’une autre langue est disponible. Choisissez l’iTaukei ou le hindi fidjien s’ils facilitent votre participation à la vie communautaire, culturelle, religieuse ou éducative, mais précisez la langue exacte dont vous avez besoin. Ne supposez pas que tous les services publics proposent les mêmes traductions ; vérifiez auprès de l’institution concernée.

