L’Éthiopie connaît à la fois l’emploi formel et informel. Dans le cadre d’un emploi salarié formel, le travailleur est placé sous l’autorité d’un employeur et bénéficie généralement de tâches et de protections documentées. Le travail informel est répandu dans l’agriculture et la pêche, le travail indépendant, le travail familial non rémunéré et l’embauche occasionnelle ou de courte durée. En 2021, le taux national de chômage enregistré était de 8 % : 11,7 % pour les femmes, 5 % pour les hommes, 17,9 % en zone urbaine et 5,2 % en zone rurale, hors Tigré. Environ 51,1 % des personnes en emploi travaillaient dans l’agriculture ou la pêche. Le travail indépendant concernait environ 43,2 % des femmes en emploi et 54,4 % des hommes en emploi, tandis que l’emploi informel urbain était estimé à environ 16,1 %. Ces chiffres décrivent le marché du travail et ne garantissent pas l’accès à un emploi particulier. Une personne en recherche d’emploi peut s’inscrire auprès d’un service de placement public (Employment Exchange), qui recense les candidats et les postes vacants et peut proposer une mise en relation ou une orientation. L’inscription est généralement accessible à partir de 15 ans auprès de l’autorité compétente. Les services MoLS E-LMIS, JobCenter et One-Stop-Centre peuvent proposer une inscription numérique ou biométrique, mais il convient de vérifier leur disponibilité et leurs procédures localement. Une agence privée de placement doit être agréée. Un travailleur ne doit pas payer de frais de placement, directs ou indirects, à une agence privée. L’accès informel passe souvent par un contact direct, des relations personnelles, l’embauche occasionnelle ou le travail agricole saisonnier, mais ces voies peuvent laisser moins de traces écrites et offrir un accès plus limité aux protections formelles. Le recrutement dans la fonction publique fédérale suit une procédure distincte. La Federal Civil Service Commission publie les postes vacants sur son portail et applique une sélection concurrentielle fondée sur les compétences ou le mérite, en vertu de la Proclamation n° 1353/2024. Le recrutement dans les services publics régionaux suit les règles régionales applicables. Les fonctionnaires et les autres catégories exclues, dont les membres des forces armées et de la police, les juges, les procureurs, les cadres dirigeants et les professionnels indépendants, ne relèvent pas du cadre ordinaire des salariés de la même manière. Pour les relations de travail ordinaires régies par la Labour Proclamation n° 1156/2019, le contrat à durée indéterminée est la règle. Le contrat à durée déterminée ou le travail à la pièce est limité à des situations reconnues par la loi, notamment certains travaux à la pièce, le remplacement d’un travailleur, un surcroît de travail inhabituel ou urgent, des travaux irréguliers ou saisonniers, des travaux occasionnels ou un poste temporairement vacant ; un contrat à durée déterminée ne peut pas dépasser cinq ans. La période d’essai ne peut excéder 60 jours ouvrables et doit être convenue par écrit. Le même employeur ne peut normalement pas imposer une nouvelle période d’essai au même travailleur pour le même poste après une réembauche. Si l’accord est oral, l’employeur devrait remettre des informations écrites signées dans les 15 jours. L’Éthiopie ne dispose d’aucun montant légal de salaire minimum national ou sectoriel établi par les recherches disponibles. La rémunération dépend donc du contrat, de la convention collective et des règles applicables au lieu de travail, tandis que les salaires de la fonction publique suivent un régime distinct. Le paiement se fait normalement en espèces ; les paiements en nature ne peuvent dépasser 30 % du salaire en espèces. Les retenues nécessitent une base légale, une convention collective ou une règle du lieu de travail, une décision de justice ou le consentement écrit du travailleur. Dans le régime de retraite du secteur privé administré par POESSA, la cotisation du salarié est de 7 % et celle de l’employeur de 11 %, soit un total de 18 % versé chaque mois. Les agents publics relèvent du régime distinct PSSSA. La durée normale du travail est généralement limitée à huit heures par jour et 48 heures par semaine. Le travailleur devrait bénéficier d’au moins 24 heures consécutives de repos hebdomadaire sur toute période de sept jours. Les heures supplémentaires sont limitées à des situations définies, telles que les urgences, la force majeure, les travaux urgents ou le remplacement, et nécessitent une instruction expresse. Le maximum est de quatre heures supplémentaires par jour et de 12 par semaine. Les taux minimaux sont de 1,5 fois le taux normal le jour, 1,75 fois la nuit, deux fois le taux normal pendant le jour de repos et 2,5 fois un jour férié. Après la première année, le congé annuel est d’au moins 16 jours ouvrables et augmente d’un jour pour chaque tranche supplémentaire de deux années de service. Le congé de maladie peut atteindre six mois sur une période de 12 mois : le premier mois est payé à 100 %, le deuxième à 50 %, et du troisième au sixième mois, il n’est pas rémunéré. Le congé de maternité rémunéré comprend 30 jours avant l’accouchement et 90 jours après. La protection contre le licenciement lié à la grossesse se poursuit jusqu’à quatre mois après l’accouchement, sauf motif légal sans rapport avec la grossesse. Un jeune travailleur âgé de 15 à moins de 18 ans ne peut pas travailler plus de sept heures par jour. Les travailleurs sont protégés contre la discrimination, peuvent se syndiquer et négocier collectivement et devraient bénéficier d’une protection de la santé et de la sécurité au travail. Le travailleur doit respecter les règles de sécurité, coopérer aux mesures de prévention et signaler les défauts dangereux ou les blessures. Les employeurs doivent tenir des registres de rémunération, d’heures supplémentaires et de congés, et respecter les obligations relatives aux accidents du travail et aux inspections. Ces protections formelles ne s’appliquent pas automatiquement de la même manière au travail informel. En règle générale, l’employeur donne un mois de préavis lorsque l’ancienneté ne dépasse pas un an, deux mois lorsque l’ancienneté dépasse un an sans dépasser neuf ans, et trois mois au-delà de neuf ans. Une réduction des effectifs nécessite généralement un préavis de deux mois. Le préavis doit indiquer le motif et la date de fin d’emploi. Le salaire final et les indemnités de fin d’emploi devraient être réglés dans les sept jours ouvrables. L’indemnité de départ peut atteindre 30 salaires journaliers pour la première année, auxquels s’ajoute un tiers de ce montant pour chaque année supplémentaire, dans la limite de 12 mois de salaire et selon le motif légal et la situation au regard de la retraite. Pendant la période d’essai, la fin de l’emploi peut intervenir sans préavis ni indemnité de départ selon les règles applicables. Le travailleur peut commencer par consulter les règles du lieu de travail ou un syndicat, puis recourir à la conciliation, à l’arbitrage, au Labour Relations Board ou à la division compétente du travail fédérale ou régionale. Les procédures de conciliation et du Labour Relations Board ne coûtent rien au travailleur. Une demande de réintégration doit généralement être présentée dans les trois mois suivant le licenciement ; les demandes de salaire, d’heures supplémentaires ou d’autres paiements sont généralement soumises à un délai de six mois à compter de leur échéance ; les autres demandes relatives à l’emploi sont généralement soumises à un délai d’un an. Les inspecteurs du travail peuvent inspecter les lieux de travail sans préavis. Un ressortissant étranger qui travaille en Éthiopie doit obtenir auprès du Ministry of Labour and Skills (MoLS) un permis de travail correspondant au type de travail concerné. Le permis peut être valable jusqu’à trois ans et doit être renouvelé chaque année. Une personne qui cherche du travail à l’étranger devrait passer par une filière agréée ou autorisée et vérifier le contrat de travail, le permis du pays de destination et les frais conformément à l’Overseas Employment Proclamation n° 923/2008 et à la directive d’application du MoLS de 2026. Après la fin d’un emploi, le travailleur peut se réinscrire comme demandeur d’emploi auprès d’un service de placement ou d’E-LMIS et demander une prestation de retraite auprès de POESSA ou de PSSSA s’il y est admissible.
Emploi en Éthiopie
L’emploi en Éthiopie comprend le travail salarié dépendant dans des entreprises privées, des institutions publiques et des systèmes régionaux. L’emploi formel repose généralement sur un contrat écrit, tandis que l’agriculture, le travail indépendant, l’embauche occasionnelle et le travail familial avec contribution restent largement informels. L’accès, l’application des règles et les procédures des services publics varient entre zones urbaines et rurales ainsi qu’entre autorités fédérales et régionales. Avant de compter sur un emploi, le travailleur devrait vérifier le contrat, la rémunération, le temps de travail, les congés, la protection sociale et les conditions de fin d’emploi.
Conseil
Choisissez une voie d’emploi qui correspond à vos priorités : un emploi privé documenté ou un poste dans la fonction publique offre des protections formelles plus claires, tandis que le travail informel peut être plus accessible rapidement, mais moins sûr et moins bien documenté. Avant de commencer, vérifiez le contrat écrit, le salaire réel, le temps de travail, l’inscription à la retraite et les conditions de fin d’emploi. Conservez des preuves dès le premier jour, car les délais pour les réclamations relatives aux paiements et à la fin d’emploi sont courts.

