Les communautés chrétiennes d’Érythrée comprennent l’Église orthodoxe tewahedo érythréenne, l’Église catholique, l’Église évangélique luthérienne d’Érythrée et de petites communautés pentecôtistes et autres. L’islam est principalement sunnite. Des communautés baha’ies, des Témoins de Jéhovah, des adventistes du septième jour et des pratiques animistes traditionnelles existent également, mais leur accès public diffère fortement de celui des quatre groupes enregistrés. Le christianisme prédomine dans le sud et le centre du pays, tandis que l’islam sunnite prédomine au nord. Les Tigréens sont principalement chrétiens ; les Tigrés, Saho, Afar, Bilen, Hedareb, Nara et Rashaida sont principalement sunnites ; les Kunama sont de confessions diverses. Il s’agit de tendances générales qui ne décrivent pas chaque personne ou localité. La Constitution protège la liberté de pensée, de conscience et de croyance et prévoit la pratique religieuse, mais ces dispositions ne sont pas pleinement mises en œuvre. La proclamation n° 73/1995 sépare la religion et l’État et interdit aux organisations religieuses toute activité politique. Le Département ou Bureau des affaires religieuses réglemente les organisations religieuses. L’Église orthodoxe tewahedo érythréenne, l’islam sunnite, l’Église catholique et l’Église évangélique luthérienne d’Érythrée sont les quatre groupes enregistrés. Les autres communautés doivent obtenir un enregistrement et une approbation avant toute activité publique reconnue ; aucun nouvel enregistrement n’a été signalé depuis 2002. Les lieux de culte, les publications religieuses imprimées ou distribuées et les financements étrangers nécessitent une approbation de l’État, et les revenus étrangers font l’objet d’un examen. La proclamation prévoit l’enregistrement dans un délai de deux mois et son renouvellement annuel, mais les délais de traitement et les frais actuels ne sont pas documentés de manière fiable. Les membres des quatre groupes enregistrés peuvent généralement pratiquer leur religion en public, bien que la surveillance et le contrôle de l’État restent importants. Les groupes non enregistrés peuvent pratiquer dans des maisons privées, mais des descentes et des détentions ont été signalées et la plupart de leurs lieux de culte ont été fermés. Le Centre baha’i d’Asmara et un temple baha’i situé hors d’Asmara ont été autorisés à fonctionner en pratique. Les offices anglicans se déroulent sous l’égide luthérienne, tandis qu’un bâtiment orthodoxe grec sert principalement de lieu culturel et accueille parfois des offices de l’Église orthodoxe érythréenne. Les formes d’islam non sunnites sont interdites. Depuis 1994, les Témoins de Jéhovah sont soumis à des restrictions de citoyenneté et de pièces d’identité, qui peuvent entraver l’éducation, l’emploi, l’accès aux prestations publiques, aux services bancaires et aux voyages. L’Érythrée ne reconnaît ni le statut d’objecteur de conscience ni un service civil alternatif pour les objections religieuses au service national. Le service national s’applique légalement de 18 à 50 ans, dure nominalement 18 mois et peut être prolongé en situation d’urgence, ce qui crée des risques de détention pour certaines personnes. Les organisations religieuses ne peuvent pas gérer d’écoles privées. L’État a repris les anciennes écoles catholiques, orthodoxes et musulmanes, et certaines écoles installées dans des locaux religieux ont été fermées. Une école privée a rouvert en 2022, mais l’inscription était limitée aux élèves internationaux et aux autres élèves non érythréens. Les organisations religieuses peuvent proposer un enseignement spirituel et la prédication, mais aucune filière indépendante d’écoles confessionnelles n’est documentée à l’échelle nationale. Les restrictions sur les financements étrangers compliquent également la formation du clergé et l’entretien des lieux de culte. Les grandes fêtes religieuses comprennent Noël orthodoxe, Timket, le Vendredi saint, Pâques et Meskel, ainsi que l’Aïd el-Fitr, l’Aïd el-Adha et l’Aïd Mewlid Al-Nebi. Timket est généralement célébré le 19 janvier, ou le 20 janvier les années bissextiles, avec une cérémonie la veille, une procession du Tabot et une bénédiction de l’eau. Les dates islamiques suivent le calendrier lunaire ; celles du ramadan, de l’Aïd et du hajj changent donc chaque année. Le pèlerinage du hajj peut nécessiter une approbation de l’État et les statistiques actuelles fiables sont indisponibles. Aucune procédure, conséquence juridique, aucun frais ou délai uniforme bien documenté n’est établi à l’échelle nationale pour le baptême, le mariage religieux, les funérailles ou la conversion. Les responsables religieux coopèrent parfois de manière informelle sur des projets communautaires, et le culte partagé de certains sanctuaires existe, mais aucun comité œcuménique ou interreligieux national formel n’est documenté. Des églises et des mosquées peuvent se trouver à proximité les unes des autres ; des rapports font état d’une large tolérance sociale, mais aussi de restrictions liées à la surveillance, aux rassemblements et aux médias religieux. Le Département ou Bureau des affaires religieuses, le ministère de l’Intérieur, le ministère de l’Éducation, les autorités des Églises reconnues, les responsables musulmans et les autorités locales peuvent chacun intervenir dans une question religieuse.
La religion en Érythrée
La religion en Érythrée est principalement marquée par l’islam sunnite et le christianisme, en particulier l’Église orthodoxe tewahedo érythréenne. Selon les estimations disponibles, environ 52 % de la population est musulmane et 47 % chrétienne, mais l’Érythrée ne dispose pas d’un recensement religieux actuel fiable. L’État reconnaît officiellement quatre groupes religieux, tandis que d’autres communautés sont soumises à des restrictions d’enregistrement, d’approbation et de culte.
Conseil
Considérez la participation religieuse en Érythrée en fonction de la communauté et de l’activité concernées. Le culte public est généralement plus prévisible pour les quatre groupes enregistrés, mais les approbations, la surveillance et les restrictions continuent d’affecter les lieux de culte, les publications, les financements et les déplacements. Si votre communauté n’est pas enregistrée ou si vous refusez le service national pour des raisons religieuses, évaluez les risques avant toute démarche publique ou administrative.

