L’Érythrée ne dispose pas d’un système de services uniforme à l’échelle nationale couvrant tous les aspects du cadre de vie. L’accès à l’électricité a atteint 55,3 % en 2024. Le réseau électrique interconnecté signalé avait une capacité de 157 MW, mais seuls 37 MW étaient disponibles ; des restrictions de charge affectaient l’approvisionnement. L’accès diffère considérablement entre zones urbaines et rurales. Les conditions d’accès à l’eau et à l’assainissement varient également beaucoup. Des chiffres comparables de l’UNICEF pour 2016 indiquaient que 52 % de la population disposait d’un accès de base à l’eau potable, 18 % d’un accès limité, 13 % utilisait des sources non améliorées et 17 % des eaux de surface. L’assainissement de base couvrait 12 % de la population, l’assainissement limité 10 % et la défécation à l’air libre concernait 67 % ; aucune donnée comparable à l’échelle nationale n’était disponible sur les services gérés en toute sécurité. Dans les zones urbaines, les services d’eau sont gérés par les administrations locales sous l’autorité du ministère des Administrations locales. En zone rurale, le département des Ressources en eau (WRD), rattaché au ministère du Territoire, de l’Eau et de l’Environnement, soutient les comités de l’eau. Un zoba est une région administrative. Le modèle de gestion et d’appropriation communautaires (COM) repose sur la participation locale et les responsabilités locales pour exploiter et entretenir les installations d’eau. Des entrepreneurs privés approvisionnent également certains ménages urbains à faibles revenus non raccordés aux services formels. Le ministère de la Santé et sa division de la Santé environnementale assurent des fonctions liées à l’assainissement et à l’hygiène. Le ministère de l’Éducation et son département de l’Enseignement général coordonnent le programme Eau, assainissement et hygiène dans les écoles (WinS). Les municipalités sont responsables de la gestion des déchets solides ; des projets soutenus par des bailleurs de fonds et des Nations unies, l’entretien communautaire et l’assainissement total piloté par la communauté (CLTS) complètent les dispositifs non formels. Aucun processus national uniforme et documenté de demande, de plainte ou de réponse aux demandes de service ne couvre l’ensemble de ces services. Le cadre national comprend le cadre de protection, de gestion et de réhabilitation de l’environnement, la notification juridique de 2017, la politique érythréenne des ressources en eau de 2004 et 2007, ainsi que l’interdiction des sacs en plastique de 2005. Les recherches disponibles n’ont pas confirmé de droit individuel applicable à l’échelle nationale à un service particulier d’eau ou d’assainissement, de tarifs uniformes à l’échelle nationale, de délais de réponse garantis ou de norme universelle d’accessibilité. Les coûts des services publics et des fournisseurs privés dépendent de la localité, du prestataire et du dispositif de service ; l’extension des infrastructures suit généralement des calendriers propres aux agglomérations ou aux projets. La qualité de l’air et l’énergie domestique influent sur les conditions de vie. La concentration moyenne annuelle de PM2,5 en Érythrée était de 23 microgrammes par mètre cube en 2019, contre une valeur indicative de l’Organisation mondiale de la Santé de 5 microgrammes. Environ 90 % de la population n’avait pas accès à des combustibles ou technologies de cuisson propres. La collecte et l’élimination municipales des déchets solides couvraient, selon les estimations, 55 % de la population ; les capacités de gestion des déchets et des produits chimiques restaient inégales. Asmara présente un contexte particulier en matière d’espaces publics et de patrimoine. Sa zone urbaine inscrite au patrimoine mondial couvre 481 hectares et dispose d’une zone tampon de 1 203 hectares, ainsi que d’une ceinture verte protégée sur l’escarpement, de places publiques, de sentiers piétonniers et du parc Mai Jah Jah. Il existe des mécanismes de consultation et de gestion pour le secteur patrimonial d’Asmara, mais ceux-ci n’établissent pas un droit national à des espaces verts. L’Érythrée a un climat aride à semi-aride et subit des pluies irrégulières, la sécheresse et la dégradation des terres. La récupération de l’eau en zone rurale, les barrages, le pompage solaire et les projets de résilience des écosystèmes et des terres répondent à ces pressions. Un mini-réseau solaire de 34 MW a été approuvé en 2026 pour Tesseney, Berantu et Kerkebet, notamment pour pomper de l’eau potable ; l’approbation ou la production prévue d’un projet ne prouve pas que l’accès des ménages s’est déjà amélioré. La sécheresse et l’insécurité hydrique concernent tout le pays. Une contamination historique par des mines et des munitions non explosées a été documentée, mais les informations actuelles sur le déminage n’ont pas été vérifiées. Les recherches disponibles ne recensent pas de données nationales solides sur le bruit, de norme sur le bruit ni de procédure d’accessibilité pour les personnes handicapées ; les conditions locales doivent donc être vérifiées.
Cadre de vie en Érythrée
Le cadre de vie quotidien en Érythrée dépend d’un accès inégal à l’électricité, à l’eau, à l’assainissement, à la collecte des déchets, aux espaces verts et aux équipements publics sûrs. Les conditions varient fortement entre les agglomérations urbaines et rurales, car les administrations locales, les municipalités, les services publics, les communautés et les ministères nationaux se partagent les responsabilités. La sécheresse, l’irrégularité de l’approvisionnement en eau, la pollution de l’air et l’accès limité à des moyens de cuisson propres affectent la vie quotidienne, tandis qu’Asmara compte des espaces publics et patrimoniaux protégés.
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