La définition officielle du demandeur d’emploi en Érythrée désigne une personne âgée d’au moins 18 ans, apte et disposée à travailler. Un demandeur d’emploi peut s’adresser au service de l’emploi du ministère du Travail et du Bien-être humain (Ministry of Labour and Human Welfare, MoLHW), à un bureau de placement, à une agence privée pour l’emploi ou directement à un employeur. L’ambassade d’Érythrée a fait état de services de placement dans six régions et centres urbains. L’inscription semble permettre d’accéder aux services de l’emploi, sans constituer une condition juridique générale au titre de l’article 5 des règles du travail examinées. Aucun frais actuel vérifié, système de rendez-vous, liste de documents, mode de candidature en ligne ni délai de traitement des bureaux n’a été trouvé. Les éléments examinés ne permettent pas d’établir qu’un régime d’assurance chômage ou d’indemnisation du chômage en espèces fonctionne actuellement en Érythrée. En 2003, les branches de la sécurité sociale officiellement répertoriées comprenaient le régime national de retraite, le régime de retraite du secteur public et le régime de prestations aux survivants des martyrs, mais pas d’indemnités de chômage. L’article 140(f) de la Proclamation du travail 118/2001 autorise le ministre à réglementer l’assurance chômage ; les sources examinées ne font état d’aucune procédure de demande, aucun montant, aucune durée d’indemnisation ni aucune couverture actuellement en vigueur. Aucune obligation générale vérifiée n’impose non plus de s’inscrire, d’accepter un emploi donné ou de rendre compte de ses démarches de recherche d’emploi. Lorsqu’un chômage survient après une rupture licite du contrat, les sommes dues lors de la fin d’emploi peuvent compter davantage qu’une prestation publique. Une baisse du volume de travail ou l’introduction de nouvelles technologies peuvent justifier un licenciement économique lorsqu’aucune possibilité de transfert n’existe. La fermeture définitive, la faillite, une catastrophe naturelle et la guerre figurent parmi les motifs légitimes de rupture. Le préavis est de 7 jours pour moins d’un an d’ancienneté, 14 jours entre un et deux ans, 21 jours pour plus de deux à cinq ans et 30 jours au-delà de cinq ans. L’employeur peut verser le salaire correspondant au lieu de laisser courir le préavis. L’indemnité de départ est calculée à raison de deux semaines de salaire pour chacune des cinq premières années, de trois semaines par année de la sixième à la dixième année, puis de quatre semaines par année à partir de la onzième année. Une personne ayant moins d’un an d’ancienneté reçoit un montant proportionnel, calculé sur la base de deux semaines de salaire par année. L’employeur doit remettre gratuitement un certificat indiquant la nature du travail, la durée de service, les salaires concernés et, le cas échéant, le motif du départ. Lorsque les conditions légales sont remplies, les règles examinées n’autorisent pas à priver le travailleur de ces documents d’emploi ni des sommes dues lors de la fin du contrat. Les litiges du travail et les demandes liées à la rupture du contrat sont soumis à un délai de prescription d’un an. Une demande tardive peut être acceptée dans les 15 jours suivant la fin d’un cas de force majeure. Selon la proclamation examinée, les demandes et recours des travailleurs en matière de litiges du travail sont exemptés de frais de justice. Les litiges peuvent être portés devant le Conseil des relations du travail ou le Tribunal du travail de première instance. Les données disponibles sont limitées. Un profil d’ILOSTAT comporte des données manquantes pour l’Érythrée, et aucune série fiable et actuelle provenant d’un registre national ou d’une enquête sur le chômage total n’a pu être confirmée. Une estimation modélisée par l’OIT situe le chômage des 15–24 ans à environ 9,4 % en 2024, tandis que la Banque africaine de développement relève que le manque d’emplois et de compétences en est un facteur. Des chiffres historiques sur les services de l’emploi font état de 193 171 demandeurs d’emploi inscrits et de 78 421 placements, d’environ 12 073 nouveaux entrants par an et d’un taux de placement d’environ 41 % ; leur date de publication n’étant pas précisée, ils ne mesurent pas les résultats actuels. Le retour à l’emploi passe généralement par les bureaux de placement, les employeurs directement ou les agences privées. Les directives du MoLHW facilitent également les démarches des ressortissants érythréens désireux de travailler à l’étranger, et des rapports historiques indiquent que 11 292 citoyens ont été autorisés à partir à l’étranger et qu’environ 807 Érythréens y ont été envoyés chaque année. Il s’agit d’une possibilité d’accès à l’emploi, pas d’une indemnité de chômage ni d’une garantie de placement. Les services officiels sont surtout utiles aux jeunes demandeurs d’emploi et aux travailleurs quittant un emploi formel ; les travailleurs informels et ruraux peuvent avoir moins accès au système documenté. Les différences locales concernant les bureaux, les frais et les délais de traitement ne sont toujours pas vérifiées.
Le chômage en Érythrée
En Érythrée, le chômage désigne le fait d’être sans emploi rémunéré souhaité tout en recherchant un travail et en étant disponible pour en occuper un. Le pays dispose de services publics de l’emploi et de dispositifs de mise en relation avec des employeurs, assurés par le ministère du Travail et du Bien-être humain, des bureaux de placement, des agences privées et les employeurs eux-mêmes. Toutefois, aucun régime national d’indemnisation du chômage en espèces n’a pu être confirmé. Après une perte d’emploi, les revenus dépendent donc souvent des indemnités de fin de contrat, des ressources personnelles et de l’accès à des services facilitant le retour à l’emploi.
Conseil
En Érythrée, prévoyez une période sans remplacement de revenu en espèces public confirmé. Protégez vos droits aux sommes dues lors de la fin du contrat et conservez vos documents d’emploi ; contactez rapidement les services de mise en relation avec les employeurs. Ne prenez pas les chiffres historiques sur les placements pour la promesse d’une aide personnelle ou d’un emploi.

