Le système de santé de la République démocratique du Congo comprend des établissements publics, confessionnels, privés et gérés par des organisations non gouvernementales. Le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale intervient par l’intermédiaire des structures provinciales et des zones de santé. Le pays est divisé en 26 provinces et 519 zones de santé ; dans chaque zone, des aires de santé locales assurent les soins. Un Centre de Santé ou un Centre de Santé de Référence constitue généralement le premier point de contact médical. En cas de complications, l’établissement délivre un bon de référence vers un Hôpital Général de Référence. Les cliniques tertiaires et universitaires traitent les cas particulièrement complexes. La prévention et le dépistage précoce précèdent le traitement. Les Relais communautaires et d’autres agents de santé communautaires visitent les ménages, repèrent les plaintes, mobilisent les personnes pour la vaccination, dépistent la malnutrition chez les enfants et les orientent vers les établissements appropriés. Les services comprennent les consultations prénatales, la planification familiale, la prévention du VIH, de la tuberculose et du paludisme, le conseil nutritionnel et l’éducation à la santé. Le programme national de vaccination prévoit neuf rendez-vous de la naissance à l’âge de 15 mois. Ils comprennent des vaccins contre la tuberculose, la poliomyélite, les infections à pneumocoque, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, Haemophilus influenzae de type b, le rotavirus, la rougeole, la rubéole et la fièvre jaune. Depuis 2024, le calendrier de routine comprend également quatre doses de vaccin contre le paludisme à partir de l’âge de six mois. Les vaccinations de routine sont officiellement gratuites et obligatoires ; l’accès pratique peut varier selon la zone de santé. Pendant le traitement, la qualité et la rapidité dépendent fortement de l’établissement concerné. Avant de vous déplacer, vérifiez localement ses heures d’ouverture, les qualifications du personnel, l’accès aux services de laboratoire, la disponibilité des médicaments et les prix. La liste nationale des médicaments essentiels de 2020 constitue une référence professionnelle, mais les chaînes d’approvisionnement sont fragmentées et des ruptures de stock peuvent survenir. Une pharmacie ou un centre de santé peut donc être temporairement dans l’impossibilité de fournir un médicament prescrit. Les problèmes de transport, les conflits, les déplacements, les coûts et les fermetures temporaires peuvent également empêcher une orientation ou une visite de suivi. Les maladies aiguës et les flambées épidémiques sont prises en charge au moyen de structures régionales d’urgence et de lutte contre les épidémies, de la surveillance, du diagnostic en laboratoire, de la recherche des contacts, de la prévention et du contrôle des infections et de la mobilisation communautaire. En cas de mpox, les cas graves sont hospitalisés dans un centre de traitement de la mpox (CT Mpox) ; les cas légers et modérés peuvent être traités en ambulatoire dans des Centres de Santé ou des Postes de Santé. Au 26 mai 2024, 7 851 cas de mpox et 384 décès avaient été signalés ; ces chiffres concernaient 177 des 519 zones de santé dans 22 des 26 provinces et ne constituent pas une estimation actuelle de la prévalence nationale. Après le traitement, le parcours de soins comprend le suivi après la sortie ou l’orientation, la poursuite des vaccinations, les consultations postnatales, les médicaments contre les maladies chroniques et le soutien nutritionnel et psychologique ou psychosocial. La continuité des soins est particulièrement fragile en cas de maladie chronique, après un accouchement et après une infection aiguë, lorsque les médicaments sont indisponibles, les itinéraires dangereux ou un établissement fermé. Le paludisme, la santé maternelle, néonatale et infantile, la malnutrition, la rougeole, le choléra, la mpox, le VIH et la tuberculose influencent fortement la demande. Les maladies non transmissibles et la santé mentale prennent également de l’importance, tandis que d’importantes lacunes dans les soins persistent. Le programme de gratuité des accouchements et soins du nouveau-né est disponible. En 2024, il a enregistré 2 649 270 accouchements gratuits dans 14 provinces. Une extension à l’ensemble des 26 provinces a été annoncée pour 2026 ; son état actuel et l’étendue exacte des services doivent être confirmés auprès de la province ou de l’établissement responsable. Cela ne permet pas de supposer que les soins de santé sont gratuits dans tout le pays. Pour les autres services, il n’existe pas de tarif national uniforme fiable. Les paiements directs des ménages restent un obstacle important à l’accès ; les questions d’assurance et de financement relèvent principalement des thèmes consacrés aux coûts ou à l’assurance. L’Institut National de Santé Publique (INSP) est notamment chargé de la recherche, de la formation et de la surveillance sanitaire. L’Agence Nationale de Médicament (ANAMED) s’occupe des médicaments essentiels, tandis qu’ACOREP contribue à la qualité et à la sécurité des médicaments. L’ARC-CSU réglemente les soins de santé généraux, le FSS désigne le financement solidaire et le FPS la prévention et la promotion de la santé. La loi sanitaire n° 18/035 de 2018 définit les principes fondamentaux de la santé publique. Pour les personnes vivant avec le VIH, la loi n° 08/011 prévoit des protections juridiques spécifiques. Au Nord-Kivu, selon un aperçu de l’OMS publié en 2025, environ 70 % des établissements de santé ne fonctionnaient pas. En 2026, le groupe sectoriel santé estimait qu’environ 7,5 millions de personnes avaient besoin de soins vitaux ; l’insécurité, les déplacements, les attaques et les pénuries d’approvisionnement rendent l’accès particulièrement difficile dans les provinces de l’est. La médecine traditionnelle est réglementée et promue par le ministère, mais dans les zones reculées, elle reste souvent un premier recours informel dont la fiabilité varie. Son égalité formelle avec les soins cliniques n’est pas établie ; les orientations, la prévention des infections et le contrôle de la qualité sont inconstants. L’existence d’un numéro d’urgence national uniforme, d’un portail central de rendez-vous, d’une grille tarifaire complète et d’un accès partout fiable n’a pas été vérifiée de manière fiable.
Santé en République démocratique du Congo
Les soins de santé en République démocratique du Congo sont établis, mais très fragmentés. Les premiers points de contact habituels sont un Centre de Santé ou un Centre de Santé de Référence ; les complications sont orientées vers un Hôpital Général de Référence ou une clinique spécialisée. Les vaccinations de routine sont officiellement gratuites, tandis que les autres traitements, médicaments et transports nécessitent souvent des paiements directs.
Conseil
Organisez vos soins de santé en République démocratique du Congo autour d’un établissement précis et accessible, plutôt que d’un système national uniforme. Avant un traitement, une orientation ou l’achat de médicaments, clarifiez l’accès local, la disponibilité et les coûts prévus. En cas de grossesse, de traitement chronique, de symptômes aigus ou d’accès incertain, prévoyez tôt un suivi et une solution de remplacement.

