La loi principale est le Code de la famille. Le mariage exige un consentement libre et un âge minimum de 18 ans pour tous les genres ; un enfant ne peut pas se marier. Une cérémonie exclusivement religieuse ne produit pas d’effets civils. Un mariage célébré en famille peut avoir un effet juridique s’il respecte la loi et l’ordre public. Il doit ensuite être inscrit à l’état civil dans les trois mois. Les époux ou une personne mandatée, accompagnés chacun d’un témoin majeur, se présentent à cette fin. Une fois le délai dépassé, l’inscription peut être effectuée par l’intermédiaire du Tribunal de paix. Un mariage civil est célébré directement devant l’officier de l’état civil. La dot est réglementée par la loi. L’ancienne exigence d’autorisation maritale a été supprimée ; les époux gèrent généralement ensemble le ménage, les biens et les charges communes et se doivent du respect. En cas de conflit de coutumes, celle de la femme s’applique. La déclaration de naissance est obligatoire et doit être faite dans les 90 jours. L’enregistrement dans le délai est généralement gratuit ; un enregistrement tardif peut entraîner une pénalité et une procédure judiciaire supplémentaire. La déclaration peut être faite par un parent, un ascendant, un proche, une personne présente lors de la naissance ou une personne autorisée par écrit. Un acte de naissance facilite l’identification et est nécessaire pour des démarches liées notamment à l’école, aux soins de santé, aux voyages et à l’héritage. Selon les données examinées, seuls environ 34 % des enfants de moins de cinq ans avaient été enregistrés. Les copies de documents ou les services fournis par un établissement de santé peuvent entraîner des frais supplémentaires. Les parents et autres responsables légaux sont chargés des soins, de la nutrition, de l’éducation, de la santé et de la gestion des biens de l’enfant. Ces droits s’appliquent aux enfants quelle que soit leur filiation ; tous les enfants présents sur le territoire bénéficient de la protection des droits de l’enfant. Un tribunal peut entendre un enfant en fonction de son âge et de sa maturité. Si aucun parent n’est en mesure d’exercer la responsabilité parentale, le Tribunal pour enfants ou le Tribunal de paix peut ordonner une tutelle. Un conseil de famille participe au choix du tuteur ; si aucune personne appropriée n’est disponible, l’État peut assumer la tutelle. Les sources officielles examinées ne mentionnent pas de service familial national uniforme pour les personnes âgées, les personnes handicapées ou d’autres adultes dépendants. En pratique, les ménages, les proches et les communautés assurent donc habituellement la prise en charge, au besoin avec le soutien des services sociaux locaux. Les sources consultées ne décrivent pas l’aide sociale comme une prestation familiale universelle à l’échelle nationale. L’aide repose généralement sur des risques particuliers, une séparation, un déplacement, une situation de détresse nutritionnelle ou des préoccupations de protection de l’enfant ; l’orientation se fait par le Ministère des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, les services provinciaux des affaires sociales (DIVAS), les organismes locaux et les organisations humanitaires. Dans l’est du pays, les conflits armés séparent fréquemment des enfants de leurs proches. Un parcours courant peut comprendre un signalement par la communauté, un placement temporaire dans une famille d’accueil, la gestion de cas, un soutien psychosocial, la recherche des proches, puis la réunification ou la réintégration. L’accès et la durée dépendent fortement de la sécurité, des infrastructures et du programme. Une aide financière de durée limitée, comme deux versements de 50 dollars américains chacun pour 70 familles d’accueil à Goma en 2025, relève de programmes locaux et ne constitue pas un droit général. En cas de rupture durable du mariage, le divorce peut être demandé. Une séparation unilatérale d’au moins trois ans entraîne une présomption légale. La demande peut être adressée par écrit ou oralement au président du Tribunal de paix du lieu de résidence de l’autre époux ou du dernier domicile commun. Le tribunal mène d’abord une tentative de réconciliation obligatoire ; en cas d’échec, la procédure ordinaire se poursuit à huis clos. Pour les enfants, la prise en charge est déterminée selon leur intérêt supérieur. Le parent qui n’a pas la garde conserve généralement des droits de visite et de surveillance, et les deux parents contribuent à la prise en charge et à l’éducation selon leurs moyens. La durée et les frais dépendent de l’affaire, du tribunal et du lieu. Une adoption formelle nécessite une enquête sociale et une décision du Tribunal de paix, après avis de l’autorité compétente en matière d’adoption. Le consentement et l’intérêt supérieur de l’enfant doivent être pris en compte. Selon les informations examinées, les déplacements à l’étranger dans le cadre d’une adoption internationale sont suspendus depuis 2016 ; il faut vérifier la situation actuelle auprès des autorités compétentes avant toute démarche. En cas de décès, un proche ou une personne informée doit généralement le déclarer dans les 30 jours. Le Code de la famille régit également l’entretien et la succession ; selon l’ordre prévu par la loi, les survivants et d’autres proches peuvent avoir des obligations alimentaires ou des droits successoraux.
La famille en République démocratique du Congo
En République démocratique du Congo, la famille comprend les liens juridiques, de parenté et de prise en charge. Le Code de la famille régit notamment le mariage, la responsabilité parentale, l’identité de l’enfant, les soins, la séparation, l’entretien, l’adoption et la succession. En complément des organismes publics, les familles élargies, les ménages et les communautés assurent une grande partie de la prise en charge.
Conseil
Pour les affaires familiales en République démocratique du Congo, commencez par obtenir les actes d’état civil et vérifiez quelle autorité est compétente, car l’absence d’enregistrement peut compliquer ensuite l’accès à l’école, aux soins de santé, aux voyages, à la prise en charge ou à la succession. Pour le mariage, la naissance, la tutelle, la séparation, l’adoption et le décès, adressez-vous à l’organisme public ou judiciaire compétent ; ne comptez pas sur une prestation familiale générale pour obtenir un soutien financier. En cas de séparation, de déplacement ou de danger pour un enfant, signalez rapidement la situation aux services sociaux, aux services provinciaux des affaires sociales ou à un organisme compétent de protection de l’enfance.

