Les risques largement présents comprennent les inondations saisonnières, les fortes pluies et l’érosion. Les sécheresses, les tempêtes, les grands incendies et les événements technologiques suivent des tendances régionales différentes. Dans l’est de la République démocratique du Congo, les volcans Nyiragongo et Nyamulagira présentent des risques particuliers. Le changement climatique peut accroître l’intensité et la fréquence de plusieurs aléas ; les conflits, les déplacements et la faiblesse des infrastructures de transport, d’eau et de santé en aggravent les conséquences. Les épidémies relèvent de ce thème uniquement à la frontière du secteur de la santé et ne doivent généralement pas être classées comme des catastrophes naturelles. La structure publique comprend la Protection civile, le Conseil de la protection civile et la Direction Générale de la Protection Civile. La responsabilité principale incombe au Ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières ainsi qu’aux autorités nationales, provinciales et locales. Les ministères sectoriels et les organisations internationales soutiennent les opérations de secours, l’hébergement, l’eau, l’assainissement, la logistique et l’aide humanitaire, mais ne remplacent pas la responsabilité de l’État. Le décret n° 24/01 du 12 février 2024 organise la protection civile. La politique nationale de gestion des risques de catastrophe a été confirmée en septembre 2025 ; les décrets n° 38 et 39 de novembre 2025 renforcent la structure institutionnelle. La mise en œuvre pratique et la coordination sont encore en cours d’élaboration. Le programme « Alerte précoce pour tous », connu à l’international sous le nom d’Early Warnings for All, a été lancé en République démocratique du Congo le 28 janvier 2026. Il vise à créer un système national inclusif d’alerte couvrant plusieurs aléas. Une feuille de route et un mécanisme de coordination sont en cours d’élaboration, mais les systèmes d’alerte existants restent fragmentés. Aucune couverture nationale en temps réel n’est encore documentée de manière fiable. Selon le lieu, il faut donc comparer les informations des autorités locales, des médias et des partenaires humanitaires. Lors d’un événement, les signalements et la coordination passent par les autorités locales ou provinciales et la Protection civile. Aucun numéro public d’urgence national uniforme, délai d’évacuation standardisé, itinéraire d’évacuation fixe ou régime général d’aides et de frais n’a été documenté. En cas d’alerte, les personnes doivent quitter la zone dangereuse en suivant les consignes locales et déterminer à l’avance où trouver un abri, de l’eau, une assistance médicale et un moyen de transport. À Goma et dans ses environs, les informations locales sur la surveillance volcanique et les évacuations sont particulièrement importantes. La reprise est notamment soutenue par le projet actif de la Banque mondiale pour la résilience urbaine aux inondations en RDC. Le projet P508410 comprend un engagement de 200 millions de dollars américains et s’étend du 21 mai 2025 au 30 juin 2030. Il concerne Kinshasa et Kalemie et porte notamment sur les capacités de protection contre les catastrophes, le drainage, la protection contre l’érosion et des berges, les routes, les canaux, les infrastructures essentielles et le relèvement après catastrophe. La zone cible compte environ trois millions de personnes ; cela n’établit pas de norme d’infrastructure nationale. Le financement reste sous tension. Un diagnostic de 2026 sur le financement des risques de catastrophe estime les besoins d’urgence annuels moyens liés aux inondations et aux épidémies à environ 62 millions de dollars américains, alors que l’État fournit environ 3,5 millions de dollars à cette fin. Une grave inondation peut entraîner des coûts d’environ 389 millions de dollars ; la probabilité estimée d’épuisement annuel du budget est de 61 %. Ces chiffres constituent un repère financier combiné et ne garantissent pas une indemnisation ou une assistance individuelle. Les institutions officielles existent, mais leurs capacités pratiques et leur accessibilité varient fortement selon les régions ; aucune plateforme nationale uniforme destinée aux citoyens, application d’alerte, base de données sur les évacuations ou règle d’indemnisation n’a été documentée.
Risques de catastrophe en République démocratique du Congo
En République démocratique du Congo, les inondations, les fortes pluies, l’érosion, les glissements de terrain, les sécheresses, les tempêtes, les volcans, les incendies et les accidents technologiques présentent les principaux risques pour les personnes et les infrastructures. Le système public de protection contre les catastrophes est officiellement établi, mais fonctionne de manière inégale selon les régions et est mis à rude épreuve par les conflits, les déplacements et la faiblesse des infrastructures. Les alertes, l’assistance et les évacuations dépendent donc fortement du lieu touché et des structures locales ou humanitaires qui y sont disponibles.
Conseil
Préparez votre protection en République démocratique du Congo selon votre lieu précis, car les alertes, l’assistance et les itinéraires de transport varient selon les régions. Ne comptez pas sur un numéro d’urgence national, une application ou une procédure d’évacuation uniforme ; clarifiez plutôt à l’avance les consignes locales, les abris accessibles et les itinéraires de remplacement. À Goma et dans ses environs, la surveillance des risques volcaniques est particulièrement prioritaire.

