À la naissance, un parent ou tuteur inscrit l’enfant auprès d’un organe de sécurité populaire. Selon la procédure juridique rapportée, la demande doit être déposée au moins 15 jours après la naissance, puis une période d’examen supplémentaire d’au moins 15 jours s’applique. L’enregistrement de la naissance facilite l’accès aux services publics de santé et de protection sociale. Le système éducatif nord-coréen prévoit une année de maternelle supérieure et onze années de scolarité sans frais dans le cadre juridique. Il comprend cinq années d’école primaire, trois années de collège et trois années de lycée. L’entrée à l’école a normalement lieu à 7 ans, et les organismes éducatifs locaux sont censés favoriser la scolarisation des enfants en âge d’aller à l’école. Des établissements spécialisés proposent neuf années de scolarité à certains enfants handicapés ; le cadre de l’enquête MICS couvre les 9 à 18 ans. Les enfants handicapés ont officiellement droit à l’éducation et aux soins de santé, mais leur disponibilité et leur qualité ne sont pas vérifiées de manière indépendante à l’échelle nationale. Vers 16 ans, une personne peut commencer une activité économique ; la loi associe le travail des personnes aptes à une obligation sociale. L’affectation à un emploi et le travail organisé restent centraux dans la vie adulte. Aucun seuil juridique unique et clairement documenté ne définit l’âge adulte. Selon le rapport de la RPDC, le droit de vote commence à 17 ans, tandis que le mariage est légalement permis à partir de 18 ans pour les hommes et de 17 ans pour les femmes. Le mariage est monogame et sa reconnaissance juridique passe par son enregistrement auprès de l’organe compétent en matière d’état civil. Les parents et tuteurs ont des obligations relatives aux soins, à la santé et à l’éducation ; les familles peuvent également devoir aider certaines personnes ayant besoin de soutien. La loi de 2007 sur les soins aux personnes âgées encadre le grand âge. Une Commission nationale pour la prise en charge des personnes âgées intervient aux échelons central, provincial, municipal et départemental ; le ministère du Travail préside l’organe central. Selon les informations rapportées, le droit à la pension commence à 60 ans pour les hommes et à 55 ans pour les femmes, et son montant dépend de la durée du service et du temps de travail. Une source de l’OMS signale une allocation supplémentaire pour les personnes âgées de 90 ans et plus. Les maisons pour personnes âgées et les sanatoriums sont présentés comme des possibilités pour celles qui n’ont pas de soutien familial, tandis que l’aide familiale demeure une solution pratique centrale. Les éléments actuels ne permettent pas d’établir convenablement l’existence, à l’échelle nationale, d’évaluations des besoins, d’une politique de soins de longue durée, de services gériatriques, de programmes pour les aidants ou d’un financement adapté au vieillissement. La dépendance aux soins peut être liée au grand âge, à la maladie, au handicap ou à l’incapacité de travailler. Le cadre juridique mentionne les soins médicaux, les allocations ou pensions d’invalidité, la sécurité sociale, les aides techniques et la prise en charge en établissement. Il a été rapporté que l’inscription, l’évaluation et la certification du handicap étaient gratuites. Une allocation de soins peut être accordée à un conjoint ou à un membre de la famille qui s’occupe d’une personne totalement incapable de travailler et ayant besoin de soins. Les femmes au foyer peuvent être dispensées de l’obligation de travailler lorsqu’elles s’occupent de bébés, de personnes âgées, de personnes incapables de travailler ou de personnes handicapées. Les données indépendantes ne permettent pas d’établir le niveau d’accès national ni le nombre de bénéficiaires de ces soutiens. Les rapports signalent plutôt des besoins persistants en matière d’éducation inclusive, de soutien communautaire et d’élargissement de la couverture effective, en particulier pour les personnes présentant des handicaps sévères, intellectuels, psychosociaux ou multiples. Les principaux risques pendant l’enfance et le grand âge comprennent la sous-alimentation, l’eau et l’assainissement insalubres, les infections, les interruptions de soins, le handicap et la perte du soutien familial. L’UNICEF identifie les enfants ainsi que les femmes enceintes ou allaitantes comme particulièrement vulnérables. En 2017, MICS a estimé à 19,1 % le retard de croissance des enfants au niveau national, taux qui atteignait 31,8 % dans le Ryanggang ; l’émaciation touchait 2,5 % des enfants, et le travail des enfants concernait 4 % des 5 à 17 ans. Dans cette enquête, 59 % des enfants de 1 à 14 ans avaient subi des châtiments corporels ou une agression psychologique. Ces chiffres sont anciens et ne donnent pas une image actuelle de l’ensemble du pays. Les données transparentes et récentes sur la dépendance, la prise en charge en établissement, la violence, la pauvreté et les effets des crises restent limitées. L’aide en cas de catastrophe ou de crise n’a pas été vérifiée comme parcours national distinct lié à une étape de la vie ; le soutien concret peut donc dépendre des autorités locales, des institutions et des réseaux familiaux.
Les étapes de la vie en Corée du Nord
En Corée du Nord, les étapes de la vie relèvent de systèmes distincts d’état civil, d’éducation, de travail, de statut familial, de sécurité sociale et de prise en charge, plutôt que d’un service national unique consacré à ces étapes. Les principaux repères officiels comprennent l’enregistrement des naissances, l’entrée à l’école à 7 ans, le début d’une activité économique vers 16 ans, le droit de vote à partir de 17 ans, le mariage à 18 ans pour les hommes et à 17 ans pour les femmes, et l’âge de la pension fixé à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes. L’accès et la mise en œuvre concrète peuvent varier selon le lieu, les ressources et le soutien familial.
Conseil
Considérez les grands changements de vie en Corée du Nord comme des démarches administratives et familiales distinctes, plutôt que de compter sur un service coordonné unique. Donnez la priorité à l’enregistrement des naissances, à l’accès à l’école, au statut professionnel et au soutien en cas de handicap ou de grand âge : l’absence de documents ou la dépendance à l’aide informelle peut limiter l’accès ultérieur à l’assistance. Vérifiez les possibilités réellement disponibles sur place avant de compter sur un droit officiel.

