Les risques de catastrophe en Dominique comprennent les cyclones tropicaux, les pluies intenses, les crues éclair, les glissements de terrain, les chutes de pierres, les ondes de tempête et les inondations côtières. Les séismes, tsunamis et éruptions volcaniques constituent également des dangers importants. Une sécheresse, un incendie, une explosion, une pollution ou un accident de transport peut aussi nécessiter une intervention en vertu de l’Emergency Powers (Disaster) Act. La tempête tropicale Erika en 2015 et l’ouragan Maria de catégorie 5 en 2017 ont gravement endommagé des logements, des routes, des ponts, l’agriculture, les réseaux d’utilité publique et les communications. La gestion globale des catastrophes, généralement appelée CDM, réunit prévention, réduction des risques, préparation, intervention et relèvement au sein d’un même système. L’Organisation nationale de planification des urgences (NEPO) développe cette approche sous la présidence du Premier ministre. L’Office of Disaster Management (ODM) assure le secrétariat de la NEPO et gère le Centre national des opérations d’urgence (NEOC). La Dominique est organisée en sept districts de gestion des catastrophes : Portsmouth, St. Joseph, Roseau, Grandbay, La Plaine, Castle Bruce et Marigot, auxquels s’ajoute le Territoire kalinago. Les comités de gestion des catastrophes de district, les centres communautaires d’opérations d’urgence et les autorités locales soutiennent les interventions au plus près des communautés touchées. Le Service météorologique de la Dominique (DMS) diffuse des informations sur les cyclones tropicaux, les ondes tropicales, les systèmes de talwegs, les inondations et les vents violents. Ses niveaux de vigilance indiquent une intensification des mesures à prendre : le niveau bas signifie qu’il faut rester informé, le niveau moyen qu’il faut se préparer et le niveau élevé qu’il faut agir. Une veille cyclonique ou de tempête tropicale peut être émise environ 48 heures avant les conditions attendues, tandis qu’une alerte peut couvrir les conditions attendues dans un délai d’environ 36 heures. Les annonces officielles locales déterminent l’intervention en cours. L’ODM émet les alertes officielles concernant les éruptions volcaniques, les séismes et les tsunamis. Un kit d’urgence familial devrait contenir de l’eau, des aliments qui se conservent, des médicaments et d’autres provisions essentielles ; les documents importants devraient être protégés et sauvegardés. Un plan d’urgence familial devrait préciser les moyens de communication, les possibilités d’évacuation, les personnes qui ont besoin d’aide et les risques locaux. La planification de district et de communauté porte aussi sur la cartographie des risques, l’évacuation, la recherche et le sauvetage, ainsi que la gestion des abris. Les abris d’urgence doivent tenir compte du handicap, du genre et des autres besoins particuliers de soutien. Les abris d’urgence régionaux de Jimmit et de Castle Bruce complètent les écoles, églises, centres communautaires ou de ressources, domiciles privés et autres abris désignés. En cas de tsunami, rejoignez immédiatement un terrain élevé ou l’intérieur des terres si un séisme est fort ou prolongé, si la mer produit un bruit inhabituel et puissant ou si l’eau se retire soudainement. Éloignez-vous des zones côtières et riveraines sans attendre une alerte officielle et évitez les zones de danger désignées. En cas d’ouragan, d’inondation ou d’onde de tempête, suivez rapidement les consignes d’évacuation et rendez-vous dans un abri d’urgence désigné ou dans un lieu sûr en hauteur. La liste des abris d’urgence de l’ODM et son système de gestion des abris en temps réel fournissent des informations propres à chaque événement. L’accès est organisé par les autorités locales, la Division des collectivités locales et les comités de gestion des catastrophes de district ; les renseignements nationaux disponibles n’établissent pas de frais de demande publics, et la disponibilité des abris varie selon l’événement. Pendant une urgence, respectez les ordres d’évacuation et les règles des abris, évitez les bâtiments endommagés, les câbles électriques tombés et les canalisations d’eau ou d’égout endommagées, puis signalez les dangers aux autorités responsables. Ne revenez que lorsque la NEPO a émis le signal ALL CLEAR, qui confirme que les autorités ont autorisé le retour. Faites bouillir l’eau potable jusqu’à ce que les autorités sanitaires confirment que l’approvisionnement est sûr. Les soins médicaux et la salubrité de l’eau relèvent de l’intervention sanitaire après un événement, tandis que l’ODM coordonne les opérations de catastrophe, comme l’évacuation, le secours, l’évaluation des dégâts, le dégagement des routes et la remise en état des systèmes essentiels. L’Agence caribéenne de gestion des urgences en cas de catastrophe (CDEMA) peut mobiliser une aide régionale à la demande de l’État touché. Pour obtenir des renseignements à jour sur les catastrophes, contactez l’ODM au +1 767 266-4412, au +1 767 266-4477 ou au +1 767 266-4411, et le NEOC au +1 767 266-4416. La police de la Dominique est joignable au +1 767 266-5100, les services d’incendie et d’ambulance au +1 767 266-4410, les urgences de l’hôpital Princess Margaret au +1 767 266-2105 et le DMS de Melville Hall au +1 767 266-4458 ou au +1 767 255-9115. Les routes et ponts, les aéroports et ports, l’eau, l’électricité et les télécommunications peuvent être touchés simultanément ; vérifiez donc la situation locale actuelle au lieu de la supposer. En vertu de l’Emergency Powers (Disaster) Act, le président peut proclamer par publication au Journal officiel l’état d’urgence dans toute la Dominique ou dans une partie du pays. La proclamation peut durer jusqu’à un mois sans renouvellement, mais elle ne crée pas, à elle seule, un droit universel à une aide financière individuelle. Les secours, l’évaluation des dégâts, les réparations et la reconstruction dépendent de l’événement et de l’aide disponible. Le relèvement à long terme peut suivre les approches de résilience climatique du Climate Resilience and Recovery Plan ; son calendrier et son coût varient selon le lieu et les dégâts.
Catastrophes en Dominique
La gestion des catastrophes en Dominique couvre la préparation, les alertes, l’évacuation, l’aide d’urgence et le relèvement après des événements menaçant les personnes, les infrastructures ou l’environnement. Les principaux risques sont les ouragans et tempêtes tropicales, les fortes pluies et crues éclair, les glissements de terrain, les chutes de pierres, les ondes de tempête et les inondations côtières ; il faut aussi se préparer aux séismes, tsunamis et éruptions volcaniques. L’Office of Disaster Management, le Service météorologique de la Dominique et les comités locaux de gestion des catastrophes coordonnent l’information et l’intervention publiques. Les ménages devraient préparer des provisions, protéger leurs documents, suivre les alertes officielles et savoir où trouver un abri.
Conseil
Considérez la préparation aux catastrophes en Dominique comme un système de décisions familiales, et non comme la simple préparation d’un sac d’urgence. Prévoyez des actions distinctes pour les ouragans, les inondations et les ondes de tempête, d’une part, et pour les séismes et les tsunamis, d’autre part ; puis appuyez vos décisions sur les consignes actuelles du DMS, de l’ODM et des autorités locales. Une évacuation précoce, des renseignements fiables sur les abris, une eau salubre et l’attente du signal ALL CLEAR de la NEPO permettent d’éviter des risques inutiles après un événement.

