La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) gère la protection sociale obligatoire des salariés, agents publics, travailleurs indépendants, étudiants et retraités. Son système de santé, appelé AMU ou AMO, peut également couvrir le conjoint, les enfants à charge, les enfants handicapés et certains survivants selon les règles d’inscription applicables. Le PASS permet aux personnes identifiées par les autorités comme étant sans revenu ou disposant d’un revenu insuffisant d’accéder aux soins par l’intermédiaire d’un fonds de solidarité placé sous l’autorité du Secrétariat d’État chargé de la Solidarité nationale. Les soins sont dispensés selon les règles de la CNSS ou de ses prestataires conventionnés. La protection de la CNSS comprend les soins de santé, les prestations familiales, les accidents du travail, les maladies professionnelles, la maternité, la retraite et les pensions de survivants. Les documents de la CNSS indiquent des cotisations totales de 21,7 %, dont 5,5 % pour les prestations familiales, 8,2 % pour les soins de santé et les accidents du travail, et 8 % pour la retraite. La répartition publiée indique également des parts employeur et salarié de 4 % chacune pour la retraite et, dans une rubrique sur les soins de santé, une part de 5 % pour l’employeur et de 2 % pour le salarié. Les informations officielles en ligne n’étant pas entièrement cohérentes, il faut confirmer auprès de la CNSS l’assiette et le taux en vigueur selon le statut professionnel concerné. Une première inscription professionnelle nécessite normalement un numéro de sécurité sociale à 13 chiffres, une carte nationale d’identité (CIN), une attestation de travail, des photos et, pour les salariés du secteur privé, un contrat de travail. La CNSS indique qu’une nouvelle carte peut être délivrée dans un délai maximal d’une semaine. L’inscription à la carte AMU est suivie, le cas échéant, de l’inscription des membres de la famille et à d’autres prestations. La CNSS met à disposition le numéro gratuit 114. Les accidents du travail et maladies professionnelles font l’objet d’une protection spécifique. Les salariés, y compris pendant une période d’essai, ainsi que les élèves de l’enseignement technique ou professionnel peuvent relever des règles sur les accidents du travail. Pour un accident du travail ou de trajet, les soins peuvent être pris en charge à 100 %, avec une indemnité journalière dès le premier jour. Le taux indiqué est de 50 % du salaire journalier pendant les 29 premiers jours, puis de 75 %. Une pension d’incapacité permanente peut être accordée à partir d’un taux d’incapacité de 11 %. Le salarié doit avertir l’employeur le jour même et au plus tard dans les 24 heures ; l’employeur doit avertir la CNSS dans les 48 heures. Si l’employeur ne déclare pas l’accident, le salarié peut effectuer une déclaration de remplacement dans les deux ans. La CNSS statue normalement sur une demande relative à un accident du travail dans les 30 jours, avec une prolongation possible de deux mois. Les décisions concernant les maladies professionnelles sont indiquées comme intervenant dans les trois mois, avec une prolongation possible de trois mois. Une faute grave de l’employeur peut entraîner une majoration de la pension et une conciliation par l’intermédiaire de la CNSS, puis, si nécessaire, une saisine du tribunal du travail. Parmi les autres prestations citées par la CNSS figure une allocation familiale de 1 400 FDJ par mois pour chaque enfant, limitée à six enfants et versée tous les trois mois. La protection liée à la maternité est indiquée comme durant 26 semaines à plein salaire, réparties à parts égales entre la CNSS et l’employeur. La retraite normale est généralement liée à l’âge de 60 ans et à une durée minimale de cotisation de 15 à 25 ans selon la génération. La pension de survivant est indiquée à hauteur de 50 % de la pension du défunt. Une retraite anticipée peut être accessible à partir de 50 ans en cas d’accident du travail, de maladie professionnelle ou d’incapacité, sous réserve de la durée minimale d’assurance. Les pensions sont versées tous les trois mois. Djibouti dispose également d’un marché privé réglementé. Un état officiel du marché à fin 2024 recensait six sociétés, trois assureurs conventionnels et trois sociétés Takaful, pour un chiffre d’affaires total d’environ 4,6 milliards de FDJ. L’assurance automobile représentait 58,4 % du marché, soit environ 2,67 milliards de FDJ. Les produits comprennent la responsabilité civile automobile, l’assurance accidents et maladie, la responsabilité civile générale, l’incendie, le transport et d’autres risques matériels. La loi prévoit une assurance privée vie et capitalisation, mais l’éventail actuel des produits et des prestataires n’est pas entièrement documenté publiquement. Les éléments disponibles ne permettent pas d’établir l’existence d’un contrat habitation standard couvrant tous les logements privés et leur contenu ; la protection des biens est plutôt proposée par des produits tels que l’assurance automobile, incendie, transport et dommages divers. Le Takaful est un système d’assurance fondé sur la mutualisation des risques et constitue une solution réglementée par rapport à l’assurance conventionnelle. ATIC est autorisée depuis 2021. D-INSURANCE a été autorisée le 26 janvier 2026 pour les branches 1 à 18. Les informations publiques disponibles ne précisent pas entièrement les tarifs et les conditions de chaque contrat ; le prestataire doit donc fournir les garanties, exclusions et tarifs effectifs. Le ministère de l’Économie et des Finances, notamment la Direction de l’économie et de la planification et sa Sous-direction des assurances, supervise le marché privé dans le cadre juridique applicable. Les principaux textes cités sont la Loi n°40/AN/99/4ème L, la Loi n°161/AN/12/6ème L, le Décret n°2000-0203/PR/MEFPP, le Décret n°2014-280/PR/MEF et l’Arrêté n°2019-213/PR/MEFI. L’autorisation est délivrée par branche d’activité selon la procédure étatique compétente, notamment par le Conseil des ministres et le ministère de l’Économie et des Finances. La supervision peut porter sur l’examen des documents et des contrôles sur place. Les assureurs doivent constituer des provisions techniques et maintenir leur solvabilité, soumettre leurs contrats et prospectus au ministère avant leur utilisation et appliquer les tarifs approuvés par arrêté ministériel. Les documents de l’assureur doivent porter la mention « Entreprise régie par le code des assurances ». Une assurance privée doit être souscrite auprès d’un assureur autorisé ou d’un courtier ou agent inscrit. L’intermédiation est réservée aux personnes reconnues par la loi et la garantie de l’intermédiaire est d’au moins 10 000 000 FDJ. Les contrats d’assurance sont généralement rédigés en francs djiboutiens, sauf dérogation autorisée par le ministère de l’Économie et des Finances. Le contrat doit préciser les garanties, exclusions, modalités de déclaration du sinistre, délai de paiement, méthode d’évaluation des dommages, délai de prescription, forme et délai de préavis de résiliation. Les primes privées, franchises et produits habitation ou vie ne sont pas entièrement comparables à partir des informations publiques ; la compagnie autorisée concernée doit donc fournir un devis écrit et le texte du contrat. L’assurance responsabilité civile automobile est obligatoire pour toute personne physique ou morale, autre que l’État, qui possède ou utilise un véhicule à moteur, une remorque ou une semi-remorque. Elle couvre les dommages corporels et matériels causés aux tiers ; les membres de la famille peuvent être considérés comme des tiers selon les règles applicables. Le conducteur doit conserver une attestation d’assurance et afficher le certificat exigé sur le véhicule. La preuve d’assurance est délivrée gratuitement et doit être fournie dans un délai maximal de 15 jours après la conclusion du contrat. Une attestation provisoire peut être valable un mois au maximum. Le tarif minimal est approuvé par le ministère. La Carte Jaune du COMESA et le bureau national deviennent pertinents pour les déplacements transfrontaliers de véhicules, notamment sur le corridor Djibouti–Éthiopie. L’importation de marchandises et le transport de fret peuvent aussi entraîner une obligation d’assurance locale. Les marchandises ou facultés importées dont la valeur franco à bord (FOB) dépasse 500 000 FDJ doivent être assurées auprès d’une compagnie établie ou domiciliée à Djibouti selon les règles citées. Une preuve d’assurance peut être exigée pour la licence d’importation, le dédouanement et l’enlèvement des marchandises. La pénalité citée en cas de non-respect est de 30 % de la valeur des marchandises, bien que les éléments disponibles n’établissent pas séparément les pratiques actuelles d’application de cette règle. Le souscripteur doit payer la prime et fournir des informations exactes sur le risque. Toute nouvelle circonstance ayant une incidence importante sur le risque doit être signalée dans les 15 jours. Un sinistre doit être déclaré dans le délai prévu par le contrat, qui ne peut être réduit à moins de cinq jours ouvrables selon la règle citée. Le vol et la mortalité du bétail doivent être signalés dans les 48 heures. Une déclaration tardive ne peut entraîner l’exclusion de la garantie que si l’assureur prouve que le retard lui a causé un préjudice. Une déclaration intentionnellement inexacte ou fausse peut rendre le contrat nul ou réduire le montant de l’indemnisation. Les sinistres automobiles sont soumis à des délais supplémentaires. La police doit transmettre le procès-verbal d’accident dans les trois mois. En cas de dommages corporels, l’assureur doit présenter une offre dans un délai maximal de 12 mois après l’accident. Si l’état de la victime n’est pas stabilisé après six mois, une offre provisionnelle peut s’appliquer ; l’offre définitive doit être présentée dans les six mois suivant la notification de la stabilisation médicale. Le Fonds de Garantie Automobile (FGA) peut prendre en charge les frais médicaux et les dommages corporels lorsque le conducteur responsable est inconnu ou non assuré, sous réserve que les conditions territoriales relatives à Djibouti soient remplies et qu’il existe une décision de justice ou une transaction approuvée. Cette garantie ne couvre généralement pas les dommages matériels. Un contrat annuel peut généralement être résilié après un an moyennant un préavis d’au moins deux mois. La résiliation à la suite d’un événement déterminé peut être demandée dans les trois mois ; elle prend effet un mois après réception et peut donner lieu au remboursement d’une partie de la prime au prorata. En cas de non-paiement, la procédure citée prévoit un délai de dix jours après l’échéance avant une mise en demeure, la suspension seulement après 30 jours supplémentaires et une éventuelle résiliation par la suite. Les assurances santé individuelles et d’autres groupes particuliers peuvent obéir à des règles différentes. Les éléments disponibles ne permettent pas d’établir l’existence d’un portail général de résiliation numérique des assurances.
L’assurance à Djibouti
L’assurance à Djibouti associe la protection sociale obligatoire gérée par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) à des produits d’assurance privée réglementés et à des produits Takaful. La CNSS couvre les soins de santé, les prestations familiales, les accidents du travail et les maladies professionnelles, la retraite et les pensions de survivants, tandis que les contrats privés couvrent des risques tels que la responsabilité civile automobile, l’incendie, le transport et d’autres risques matériels ou personnels. La responsabilité civile automobile est obligatoire pour les véhicules, et certaines marchandises importées doivent être assurées localement. L’accès, les primes, les délais de déclaration et les prestations dépendent du régime et du contrat.
Conseil
Considérez l’inscription à la CNSS et les garanties légalement obligatoires comme le socle de conformité, puis souscrivez une assurance privée uniquement pour les risques qui restent exposés. Comparez le texte du contrat, les exclusions, les franchises, les délais de déclaration et l’autorisation du prestataire plutôt que de choisir seulement selon le nom du produit ou son statut Takaful. Conservez les preuves d’inscription, de paiement, de déclaration et les dates de résiliation afin qu’une échéance manquée ne fragilise pas votre demande d’indemnisation.

