À Djibouti, il n’existe pas de guichet général unique pour toutes les situations à l’arrivée. La Direction de l’immigration du ministère de l’Intérieur s’occupe des visas et des questions d’entrée sur le territoire, l’aéroport international de Djibouti-Ambouli assure les services aéroportuaires, la Direction générale des douanes et droits indirects traite les formalités douanières et le ministère de la Santé est responsable des services de santé. L’Agence nationale du tourisme peut fournir des informations aux voyageurs, tandis que le Bureau de coordination nationale pour la migration coordonne les questions migratoires. Ces organismes ne se substituent pas les uns aux autres : le bon interlocuteur dépend donc du motif et de la durée du séjour. L’aéroport international de Djibouti-Ambouli est le principal point d’entrée des voyageurs internationaux par avion. Il se trouve à environ 7 kilomètres, soit à peu près 10 minutes, du centre-ville et propose des taxis, la location de voitures, le change et des informations touristiques. Une ancienne estimation officielle du tourisme situe le prix d’une course en taxi entre 1 000 et 1 500 FDJ. Ce montant n’est peut-être plus à jour : mieux vaut confirmer le prix avec le chauffeur avant le départ. Les arrivées par voie terrestre ou maritime suivent leurs propres procédures frontalières ou portuaires, mais aucune consigne générale aussi détaillée destinée aux visiteurs n’a été trouvée pour ces modes d’entrée. Pour un voyage ordinaire, le passeport devrait rester valable au moins six mois après l’entrée sur le territoire. La demande de visa électronique peut nécessiter la création d’un compte et une confirmation par courriel, les informations du passeport, une réservation de vol ou d’un autre moyen de transport, une adresse d’hébergement et, le cas échéant, une invitation accompagnée des coordonnées de l’hôte ou de l’organisme. Le portail permet de payer en ligne par Visa, Mastercard ou American Express. Les voyageurs devraient vérifier le type de visa, sa durée et les frais applicables à leur situation, attendre son approbation avant de partir et télécharger le document approuvé au format PDF. Les informations officielles sur l’eVisa indiquent que le visa électronique remplace la délivrance du visa au point d’entrée : les voyageurs ne devraient donc pas se fier à une affirmation non vérifiée d’une source tierce concernant un visa à l’arrivée. En cas de divergence, les sources de référence sont le portail officiel de l’eVisa, une ambassade de Djibouti et la compagnie aérienne. Les employés de la Zone franche de la DPFZA relèvent d’un régime migratoire distinct. Le permis de court séjour documenté couvre un mois avec une entrée unique, tandis que le permis de long séjour couvre 12 mois avec entrées multiples. Un long séjour peut également nécessiter un permis de résidence et un permis de travail. Ces règles concernent les emplois concernés dans la Zone franche et ne constituent pas une procédure générale pour les visiteurs. Lors du dédouanement, les voyageurs doivent déclarer les marchandises importées, les devises étrangères et les instruments au porteur conformément aux règles applicables. Les espèces transportées physiquement d’un montant égal ou supérieur à un million de FDJ doivent être déclarées et justifiées. Les voyageurs devraient garder à portée de main leur passeport, leurs justificatifs de vaccination, leurs reçus de bagages et, le cas échéant, le carnet de santé de l’animal. Les médicaments personnels devraient être accompagnés d’une ordonnance. Les franchises indicatives publiées comprennent un litre d’alcool, un flacon de parfum et une cartouche de tabac, mais les droits de douane, les taxes et le traitement de certaines marchandises peuvent dépendre des circonstances. Les marchandises qui dépassent la franchise personnelle devraient être déclarées au lieu d’être considérées comme de simples effets personnels. Un certificat contre la fièvre jaune peut être exigé si le voyageur arrive d’une zone à risque ou transite plus de 12 heures par un aéroport situé dans une telle zone. Le certificat international de vaccination devrait être gardé avec soi pendant le voyage. La liste disponible s’appuie sur des informations de l’Organisation mondiale de la Santé datant de 2022 : il convient donc de vérifier les exigences en vigueur auprès de la compagnie aérienne ou de l’autorité compétente avant le départ. Aucune inscription sanitaire générale à l’arrivée pour les visiteurs ordinaires n’a été documentée. Des centres de santé publics et des hôpitaux assurent les premiers soins, mais aucune procédure d’accès particulière pour les nouveaux arrivants n’a été trouvée. Les personnes qui demandent une protection relèvent d’une procédure humanitaire et non du processus ordinaire destiné aux visiteurs. Elles peuvent s’adresser à l’Office national d’assistance aux réfugiés et sinistrés, appelé ONARS, à son bureau principal de Djibouti-ville ou de Haramous, ou à des postes-frontières appropriés. Une demande peut être déposée sans pièce d’identité obligatoire, mais les demandeurs devraient apporter les documents d’identité, d’état civil, de formation, professionnels et de conduite dont ils disposent. Selon la loi applicable, l’enregistrement devrait avoir lieu dans les 30 jours suivant l’entrée sur le territoire. L’ONARS consigne la demande, mène un entretien et délivre les attestations ou cartes correspondantes. La procédure peut comprendre un dossier proGres ainsi que la prise des empreintes digitales et des données biométriques de l’iris au moyen du BIMS. L’entretien détaillé sur le statut de réfugié est fixé sur rendez-vous et se déroule généralement selon le principe du premier arrivé, premier servi, avec une exception pour les situations de vulnérabilité. Les horaires publiés par l’ONARS diffèrent : certaines informations indiquent une ouverture de 9 h à 17 h, d’autres de 8 h à 16 h 30. Les demandeurs devraient donc confirmer les horaires avant de se déplacer. L’enregistrement et l’aide du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, aussi appelé HCR, et de ses partenaires sont gratuits. Toute demande de paiement pour ces services devrait être considérée comme un signe d’alerte et signalée. Les réfugiés reconnus et les demandeurs d’asile bénéficient de protections documentées, notamment la non-discrimination, la liberté de circulation, des documents d’état civil et d’identité, ainsi que l’accès à l’éducation, au travail, aux tribunaux, à la propriété, à la religion, aux associations et à l’aide publique ou sociale, sous réserve du droit national. Selon les informations du HCR, les attestations délivrées aux réfugiés et aux demandeurs d’asile font office d’autorisation de travail. Pour les visiteurs ordinaires, l’adresse d’hébergement fait déjà partie de la demande d’eVisa. Aucun élément publié n’atteste l’existence d’une procédure municipale générale de déclaration ou d’enregistrement d’adresse pour les nouveaux arrivants ordinaires. Les droits et les arrangements liés au logement relèvent du sujet du logement ; la question de l’arrivée se limite à l’adresse nécessaire pour entrer sur le territoire et poursuivre le voyage. Les personnes qui prévoient un séjour plus long devraient clarifier directement les permis de résidence et de travail avec la Direction de l’immigration ou leur employeur, au lieu de supposer que l’entrée sur le territoire leur confère automatiquement un statut de résident. Avant le départ, les voyageurs devraient vérifier séparément les documents d’entrée, l’approbation du visa, les certificats sanitaires et les exigences douanières. Le Royaume-Uni a publié des avis de voyage en vigueur concernant la frontière terrestre entre Djibouti et l’Érythrée : toute personne envisageant ce passage doit donc vérifier séparément la situation sécuritaire actuelle. Un permis d’entrée ne règle pas à lui seul les questions ultérieures de résidence, d’emploi, de logement ou d’accès aux services. L’autorité compétente et les documents nécessaires dépendent de la nature du séjour : visite de courte durée, emploi dans la Zone franche, autre activité de longue durée ou demande de protection.
Arriver et s’installer à Djibouti
L’arrivée et les premières démarches d’installation à Djibouti mobilisent des services distincts pour l’immigration, l’aéroport, les douanes, la santé et la protection humanitaire. Les voyageurs par avion ont généralement besoin d’un eVisa adapté, d’un passeport valable au moins six mois et d’une adresse d’hébergement avant le départ. Les personnes qui demandent une protection, les employés de la Zone franche et les résidents de longue durée suivent en partie des procédures différentes.
Conseil
Considérez l’arrivée à Djibouti comme une vérification des documents et du statut, et non comme un rendez-vous administratif unique. Pour un voyage ordinaire par avion, obtenez avant le départ l’eVisa approuvé, un passeport en cours de validité, les renseignements sur l’hébergement et tout certificat sanitaire requis. Prévoyez une démarche distincte si le séjour concerne un emploi dans la Zone franche, un besoin de protection ou une résidence de plus longue durée.

