Le cadre fiscal comprend le Code général des Impôts (CGI), le Livre de Procédures fiscales (LPF) et l’annexe fiscale annuelle. Pour l’année fiscale 2026, la référence en vigueur est la Loi n°2025-987 du 19 décembre 2025. Les règles nationales s’appliquent dans tout le pays, tandis que les impôts locaux, leurs taux et leurs bénéficiaires peuvent dépendre de la municipalité, de la région ou du district compétent. La DGI est chargée de l’assiette, des contrôles, du recouvrement et des litiges fiscaux. La Direction de la Fiscalité locale traite les impôts municipaux, régionaux et de district ; la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP) comptabilise les paiements et les douanes s’occupent des droits à l’importation. Une obligation fiscale peut découler de la résidence ou d’une source de revenus en Côte d’Ivoire, d’un emploi ou d’une activité commerciale locale, du chiffre d’affaires, de la consommation, de la propriété, des importations ou des paiements transfrontaliers. Le système est principalement déclaratif : le contribuable détermine la base imposable, dépose sa déclaration et paie sous sa propre responsabilité. Selon la catégorie, les déclarations et paiements s’effectuent par e-Impôts, télépaiement, virement bancaire, DGIMobile ou carte. Certaines catégories de contribuables doivent obligatoirement utiliser les procédures électroniques. Les salariés paient généralement l’impôt sur les traitements et salaires (ITS) par retenue mensuelle de l’employeur sur la paie. Le taux mensuel est de 0 % jusqu’à 75 000 FCFA, 16 % de 75 001 à 240 000 FCFA, 21 % de 240 001 à 800 000 FCFA, 24 % de 800 001 à 2 400 000 FCFA, 28 % de 2 400 001 à 8 000 000 FCFA et 32 % au-delà de 8 000 000 FCFA. Le quotient familial influe sur le calcul individuel. Les employeurs peuvent aussi devoir des cotisations patronales, notamment 1,2 % pour la taxe nationale sur l’emploi, 0,4 % pour la taxe de formation et 1,2 % pour la formation professionnelle. Pour les salariés étrangers, le taux de la taxe sur l’emploi est de 9,2 %, tandis que le personnel local en est exonéré au titre du CGI. Les travailleurs indépendants et les autres particuliers peuvent devoir, selon leurs revenus, l’impôt sur les bénéfices commerciaux et professionnels, les revenus fonciers ou les revenus d’investissement, entre autres catégories. Les entreprises paient généralement un impôt de 25 % sur leur bénéfice net annuel. Un taux de 30 % s’applique aux télécommunications, aux technologies de l’information et de la communication, ainsi qu’aux jeux de hasard. L’impôt minimum sur le chiffre d’affaires avant impôt peut aussi s’appliquer : le taux général est de 0,5 % du chiffre d’affaires, avec un minimum de 3 millions et un maximum de 35 millions FCFA. Des taux particuliers existent notamment pour le pétrole, l’eau, l’électricité, le gaz butane, les banques et les assureurs. Le régime déclaratif applicable dépend notamment du chiffre d’affaires : le régime normal d’imposition s’applique au-delà de 500 millions FCFA, le régime simplifié d’imposition de 200 000 001 à 500 millions FCFA et le régime du réel moyen de 50 000 001 à 200 millions FCFA. Pour les activités plus modestes, selon le chiffre d’affaires, le régime de l’entreprenant prévoit un impôt sur le chiffre d’affaires de 5 % ou 4 %, auquel peut s’ajouter la taxe communale de l’entreprenant si le chiffre d’affaires est inférieur à 5 millions FCFA. Les revenus d’activités non commerciales sont généralement imposés à 25 % ; l’impôt minimum correspondant est de 5 % des recettes brutes, avec un minimum de 400 000 FCFA. Des retenues à la source de 7,5 % sont fréquentes pour certains paiements professionnels, tandis qu’une suppression ciblée du prélèvement forfaitaire de 7,5 % en 2025 a modifié certains cas. Le prélèvement de 2 % applicable au secteur informel demeure en vigueur. Le taux général de la taxe sur la valeur ajoutée est de 18 % du montant hors taxe ; un taux réduit de 9 % s’applique aux biens prévus par la loi. Certaines exportations, certains biens et certaines activités sont exonérés. La TVA est déclarée et payée mensuellement : en dehors des grandes directions fiscales, la date limite est généralement le 15 du mois suivant ; pour les entreprises industrielles, pétrolières et minières, elle est le 10, pour les entreprises commerciales le 15 et pour les prestataires de services le 20 du mois suivant. La taxe sur les opérations bancaires (TOB) est généralement de 10 % ; un taux de 5 % s’applique à certains prêts aux petites et moyennes entreprises et à la microassurance. Les revenus fonciers sont généralement imposés à 9 % de la valeur locative pour les particuliers et à 11 % pour les entreprises ou autres personnes morales. D’autres impôts fonciers et locaux peuvent dépendre de la valeur du bien, du type de terrain et de l’administration locale. Pour certains biens, une réforme de 2026 limite les variations de la base imposable. Les impôts locaux peuvent notamment concerner le stationnement, le transport, l’hébergement, l’occupation du domaine public ou le tourisme ; le taux d’une municipalité ne s’applique pas automatiquement dans tout le pays. Selon le régime fiscal, les factures électroniques sont régies par la facture normalisée électronique (FNE) ou le reçu normalisé électronique (RNE). Ces documents comportent notamment un code QR, le signe de sécurité FNE et une numérotation annuelle séquentielle. L’inscription s’effectue par la DGI, e-Impôts ou FNE ; des frais légaux peuvent s’appliquer à la FNE et au RNE selon le document. Les entreprises doivent fournir les renseignements fiscaux et de contact requis et conserver leurs livres, factures et pièces justificatives. La TVA versée en trop peut faire l’objet d’une demande de remboursement selon une procédure ordinaire ou accélérée. La procédure ordinaire exige généralement une garantie équivalant à 25 % du montant réclamé ; la procédure accélérée dispense de garantie si les conditions légales sont remplies. Celles-ci comprennent notamment une autorisation préalable, une demande au plus tard le 31 janvier, des déclarations régulières, une part d’exportations d’au moins 75 % du chiffre d’affaires sauf pour les exportations terrestres, et l’absence de redressement fiscal pour fraude. La DGI statue généralement sur une réclamation dans un délai de 45 jours ; après un rejet, un recours judiciaire peut être engagé dans les deux mois. Pour les questions internationales, les conventions fiscales contre la double imposition priment le droit interne. Les paiements à des non-résidents pour des services ou des droits d’usage peuvent être soumis à une retenue à la source, sauf disposition contraire d’une convention. Un établissement stable ou une installation fixe d’affaires peut entraîner une obligation fiscale. Les règles du principe de pleine concurrence, les obligations documentaires et, selon le groupe, la déclaration pays par pays s’appliquent aux entreprises internationales liées ; une procédure d’accord préalable en matière de prix de transfert existe aussi en 2026. Selon la procédure étudiée, les plateformes numériques étrangères réalisant au moins 50 millions FCFA de chiffre d’affaires en Côte d’Ivoire peuvent être imposées à 30 % sur un bénéfice réputé égal à 10 % du chiffre d’affaires, soit une charge brute effective de 3 % ; la retenue prévue à l’article 92 est imputable. Pour chaque déclaration particulière, il faut vérifier le CGI, l’annexe fiscale annuelle, les directives actuelles de la DGI et les instructions du service fiscal compétent en les comparant.
Impôts en Côte d’Ivoire
Le système fiscal de Côte d’Ivoire couvre les impôts sur les revenus, les bénéfices, la consommation, les biens, l’emploi, les importations et certaines activités locales. La Direction générale des Impôts (DGI) fixe de nombreux impôts, contrôle les déclarations et traite les réclamations ; les entreprises et autres contribuables déclarent et paient généralement leurs impôts eux-mêmes. Le montant, l’échéance et l’autorité compétente dépendent notamment des revenus, du chiffre d’affaires, de l’activité, du lieu, des biens et des paiements transfrontaliers.
Conseil
Commencez par classer votre activité, vos revenus, votre chiffre d’affaires et vos actifs dans le régime fiscal adapté en Côte d’Ivoire, puis établissez votre propre calendrier de déclarations et de paiements. Le service DGI compétent, les déclarations mensuelles, les documents électroniques requis et la distinction entre impôts nationaux et locaux sont déterminants. Vérifiez séparément les règles particulières applicables à l’emploi, aux biens immobiliers, aux importations et aux paiements transfrontaliers.

