Les fiançailles sont une promesse formelle de mariage entre un homme et une femme âgés d’au moins 18 ans. Elles n’obligent ni l’un ni l’autre à se marier et chacun peut y mettre fin ; selon les circonstances, les cadeaux non utilisés peuvent devoir être rendus et des dommages-intérêts civils peuvent être réclamés. Les pratiques de rencontre, les lieux de rendez-vous et l’usage des applications varient, mais aucune source officielle récente et fiable ne permet d’en tirer des affirmations générales sur les Comores. Une relation amoureuse informelle sans acte de mariage ne confère pas le statut ni les effets juridiques du mariage. La relation de fait est expressément reconnue principalement dans le cadre de la protection contre les violences domestiques, et non comme un régime général d’union civile. Le mariage est juridiquement musulman et exige généralement que les deux parties aient au moins 18 ans, qu’elles consentent librement, que le wali autorise le mariage de la femme, que deux témoins musulmans adultes de sexe masculin soient présents, qu’un certificat médical prénuptial soit fourni et que la cérémonie ait lieu devant un juge. Les mariages mixtes et les conversions entraînent des exigences supplémentaires, notamment, dans certains cas, un certificat de conversion. Le mahar ou dot est convenu dans le contrat de mariage, devient une dette du mari et est généralement exigible avant la consommation du mariage, même si son paiement peut être échelonné. Le juge doit délivrer l’acte de mariage dans les cinq jours et l’état civil doit le transcrire dans les 15 jours ; l’enregistrement est légalement gratuit, mais les frais locaux de cérémonie ou de demande peuvent varier. Le mariage crée des obligations de cohabitation, d’assistance, de respect, de fidélité et de soin, et le mari a des obligations de soutien familial ; une clause peut prévoir le partage des biens. Un mariage peut réunir jusqu’à quatre épouses ; les épouses déjà mariées et la future épouse doivent être informées d’un nouveau mariage. L’accès à la contraception est inégal : parmi les femmes mariées, l’utilisation d’une contraception moderne était de 8,6 % et les besoins non satisfaits de 36,9 %, selon les chiffres 2025 de l’UNFPA cités, fondés sur les MICS ; les besoins et l’accès diffèrent entre Ndzuani, Ngazidja et Mwali, ainsi qu’entre zones urbaines et rurales. Les violences domestiques comprennent les violences physiques, sexuelles, psychologiques et économiques au sein d’un mariage, d’un foyer partagé, d’une ancienne relation intime ou d’une relation de fait, et le mariage ne justifie pas le viol. Les centres de promotion sociale, les centres d’écoute, les services de santé, la police, la gendarmerie et les organisations de défense des droits des femmes peuvent apporter un soutien ; des ordonnances de protection peuvent restreindre les contacts, attribuer l’usage d’un domicile partagé et réglementer la garde ou les visites, même sans plainte pénale. Un service de police ou de gendarmerie doit enregistrer une plainte même si l’incident a eu lieu hors de sa zone locale, et la plaignante ou le plaignant peut demander un récépissé et une copie. Après le mariage, la twalaka, le faskh ou le khol sont traités devant un juge ; celui-ci statue sur le soutien, le logement, les biens, la garde des enfants et les contacts, tandis que les règles de l’IDDA s’appliquent après un divorce ou un veuvage.
Relations amoureuses aux Comores
Aux Comores, les relations amoureuses vont des unions informelles aux fiançailles et au mariage enregistré. Les unions informelles n’ont pas de statut civil autonome établi, tandis que le mariage ne crée des droits et des obligations qu’après la délivrance d’un acte de mariage enregistré. Le consentement, la sécurité, la santé reproductive et l’accès aux services de protection déterminent les conséquences pratiques d’une relation.
Conseil
Choisissez la forme de relation en tenant compte de ses conséquences pratiques : une union informelle ou des fiançailles ne confèrent pas les effets juridiques d’un mariage enregistré. En cas de mariage, suivez la procédure devant le juge et obtenez l’acte de mariage ainsi que sa transcription à l’état civil. Intégrez activement la santé reproductive, la sécurité personnelle et l’accès à l’aide à votre planification, surtout lorsque les services sont éloignés ou inégalement disponibles.

