L’Union des Comores associe un gouvernement national à trois îles autonomes : Ngazidja, aussi appelée Grande Comore ; Ndzuwani, aussi appelée Anjouan ; et Mwali, aussi appelée Mohéli. Chaque île a la personnalité juridique, un gouverneur et un conseil consultatif, et gère ses affaires autonomes dans le cadre des compétences attribuées par la Constitution et les lois. Les communes sont des collectivités territoriales publiques. Le cadre de décentralisation de 2011 répartit l’action publique entre l’Union, les îles et les communes, mais la répartition précise des responsabilités et des ressources dépend de la législation. L’Union conserve les fonctions souveraines nationales, notamment l’unité nationale, les relations extérieures, la défense, la protection des frontières, la politique monétaire et les autres pouvoirs réservés par la loi. Les Comores revendiquent la souveraineté sur Mayotte, mais l’Union ne l’administre pas dans la pratique. La Constitution décrit les Comores comme une république démocratique et reconnaît l’islam comme religion d’État. Elle protège les droits fondamentaux, l’égalité, la séparation des pouvoirs et le principe selon lequel les autorités publiques agissent conformément à la loi. Le président de l’Union représente l’unité et la souveraineté nationales et remplit des fonctions institutionnelles essentielles. En 2026, ce poste est occupé par Azali Assoumani. Le gouvernement, les ministères et le Secrétariat général mettent en œuvre la politique nationale. L’Assemblée de l’Union exerce le pouvoir législatif. La Cour suprême, située à Moroni, comprend des sections judiciaire, administrative et des comptes publics. Le Moufti de la République est la plus haute autorité religieuse de l’État. Les services administratifs sont assurés par les ministères de l’Union, les gouvernorats insulaires et les communes. L’échelon compétent dépend du service et de la loi applicable. Une personne ou une entreprise s’adresse généralement d’abord au ministère compétent, puis à l’île ou à la commune concernée si la question relève de sa compétence. Le portail judiciaire donne accès aux lois, décrets et décisions de justice. E-Gouv et le Portail Unique du Citoyen permettent d’accéder en ligne aux démarches administratives lorsque le service est disponible. Les capacités de la fonction publique restent limitées, notamment en raison de problèmes liés aux agents fictifs, et les autorités poursuivent la numérisation ainsi que la gestion axée sur la performance. Les frais et les délais dépendent du service et de sa base juridique ; aucun tarif ni calendrier unique et actuel ne s’applique à toute l’administration. Le franc comorien, abrégé KMF, est émis et géré par la Banque centrale des Comores. La banque centrale contrôle la politique monétaire et de change, supervise les banques, émet les billets et gère les réserves. Le KMF a une parité fixe avec l’euro dans le cadre de la coopération monétaire France-Comores. Le ministère des Finances, du Budget et du Secteur bancaire ainsi que la Direction générale des impôts et des domaines gèrent les recettes publiques, la fiscalité et le budget. La Loi de règlement de 2023 a enregistré 105 404 943 045 KMF de recettes et 107 030 295 682 KMF de dépenses. En 2026, la consolidation budgétaire et le renforcement de la mobilisation des recettes sont des priorités. Le Fonds monétaire international évalue comme élevé le risque pesant sur la viabilité de la dette extérieure et publique en raison de recettes faibles, de pénuries de liquidités, d’arriérés extérieurs, de réserves limitées et d’une dépendance au financement extérieur. La section des comptes de la Cour suprême examine les comptes publics et peut contrôler les finances de l’Union, des îles et des organismes publics. Elle remet des rapports à l’Assemblée de l’Union. Le système de la commande publique comprend l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) et la Direction nationale du contrôle des marchés publics (DNCMP). Ces organismes s’occupent de la planification des marchés, des appels d’offres, des contrats, des réclamations et des audits. La Chambre anticorruption, créée en vertu de la loi anticorruption de 2023 et mise en place en mai 2024, élabore en 2026 un dispositif de déclaration de patrimoine. Son efficacité est limitée par des risques liés aux capacités et au financement. Les sources disponibles ne confirment ni l’existence d’un médiateur général indépendant, ni celle d’un droit général complet d’accès à l’information. Le Conseil national de la presse et de l’audiovisuel (CNPA) est une autorité administrative indépendante pour la presse, l’audiovisuel et les médias en ligne. Il intervient sur le pluralisme, l’accès aux médias, les licences, les fréquences, les réclamations et la protection des journalistes. L’Agence nationale de régulation des technologies de l’information et de la communication (ANRTIC) intervient notamment pour les questions de fréquences. Le code de l’information et de la communication de 2010 demeure pertinent aux côtés d’un nouveau code adopté ou en cours de mise en œuvre en 2025 et 2026. Les portails gouvernementaux et de marchés publics offrent une certaine transparence, mais ne remplacent pas un système général complet d’accès à l’information. L’Armée nationale de développement (AND) est la principale force de défense et de sécurité et comprend des unités de gendarmerie. La Direction générale de la police et de la sécurité nationale (DGPSN), sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, s’occupe de la sécurité intérieure, de l’ordre public, de la prévention de la criminalité, des frontières et de la protection des institutions. Le Centre national des opérations maritimes (CNAEM) coordonne les fonctions maritimes de l’État entre les autorités de la défense et du transport maritime. La défense et les autres fonctions souveraines de sécurité relèvent de l’Union, et non de systèmes de défense insulaires distincts. Les citoyens ont des droits constitutionnels à l’égalité, aux droits humains, à l’accès à la justice et à la défense juridique. Les résidents étrangers permanents jouissent des droits prévus par la Constitution et le droit international, à l’exception de ceux réservés aux citoyens, notamment certaines formes de participation politique. Les contestations administratives et judiciaires peuvent être portées devant les autorités compétentes selon les procédures applicables ; la Cour suprême est la principale juridiction supérieure pour le contrôle administratif et judiciaire. Une médiation religieuse ou sociale locale peut compléter les procédures formelles, mais ne constitue pas une solution juridique souveraine et ne peut se substituer à la Constitution, à la législation ou aux tribunaux.
État aux Comores
Les Comores sont une république démocratique unitaire et souveraine, régie par la Constitution de 2001, révisée en 2009, 2013 et 2018. L’Union, les trois îles autonomes et les communes se partagent les responsabilités publiques, tandis que l’Union conserve des pouvoirs nationaux comme la politique étrangère, la défense et la politique monétaire. Les institutions publiques comprennent le président, le gouvernement, l’Assemblée de l’Union, les tribunaux, les ministères, les gouverneurs et les maires. Le franc comorien reste lié à l’euro par la coopération monétaire entre la France et les Comores.
Conseil
Pour toute démarche administrative aux Comores, commencez par déterminer quelle autorité est compétente : l’Union, une île autonome ou une commune. Adressez vos documents à l’échelon responsable et gardez une preuve de chaque étape, surtout en l’absence de tarif, de délai ou de procédure générale de réclamation uniformes. La médiation informelle peut apporter un soutien supplémentaire, mais ne remplace jamais un recours juridique ou administratif.

