La position de la Colombie près de l’équateur, ses variations d’altitude et son accès à la mer des Caraïbes et à l’océan Pacifique créent de nombreux milieux naturels. La température varie souvent davantage avec l’altitude qu’avec les saisons. Les grandes régions naturelles comprennent les Andes, l’Amazonie, l’Orénoquie, les Caraïbes, la région du Pacifique et les îles. Chacune possède des paysages, des régimes de précipitations, des plantes, des animaux et des relations entre les populations et la terre qui lui sont propres. Les Andes comprennent des vallées, des forêts de montagne, des prairies d’altitude et des écosystèmes frais de haute altitude, dont un écosystème d’altitude frais (páramo). Un páramo est un écosystème frais de haute altitude qui stocke l’eau et la libère progressivement, ce qui le rend important bien au-delà de ses limites visibles. Les forêts amazoniennes forment des réseaux vivants complexes et sont reliées à de grands fleuves. Les plaines orientales (Llanos) comprennent des prairies, des forêts-galeries, des zones humides et des cycles saisonniers de pluie et de sécheresse. La nature côtière comprend des plages, des dunes, des mangroves, des estuaires, des herbiers marins, des écosystèmes coralliens et des forêts côtières. Les mangroves offrent un habitat, soutiennent la pêche, retiennent les sédiments et contribuent à réduire la force des vagues et de l’érosion. La Colombie compte de nombreuses espèces indigènes et endémiques, dont certaines vivent naturellement dans des zones limitées ou nulle part ailleurs. La biodiversité comprend non seulement les grands animaux, mais aussi les plantes, les champignons, les insectes, les micro-organismes et la diversité génétique. Les aires protégées sont un moyen de préserver la nature, mais d’importants écosystèmes existent aussi sur des terres communautaires, des territoires autochtones, des territoires collectifs afro-colombiens, des exploitations agricoles et des propriétés privées. Les règles et les conditions d’accès varient, et la gouvernance locale doit être respectée. La nature est soumise à la perte d’habitats, à la pollution, aux incendies, au commerce illégal d’espèces sauvages, aux espèces invasives, à l’extraction et au tourisme mal géré. Même une petite action, comme nourrir des animaux sauvages, laisser des traces ou transporter des graines entre des habitats, peut causer des dommages. La conservation peut soutenir la recherche, la restauration, les moyens de subsistance durables, l’éducation à la nature et le tourisme responsable. Elle fonctionne mieux lorsque les communautés locales participent aux décisions et aux bénéfices, mais elle ne peut réussir sans habitats sûrs, soins à long terme et respect des relations culturelles avec la nature.
La nature en Colombie
La nature en Colombie comprend des montagnes, des forêts, des plaines, des fleuves, des zones humides, deux façades maritimes et une variété exceptionnelle d’espèces vivantes. Ces milieux ne sont pas de simples paysages isolés : ils fournissent de l’eau et de la nourriture, régulent le climat, soutiennent la culture et les moyens de subsistance. Comprendre chaque écosystème aide à en profiter sans le dégrader.
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