Le Cameroun applique des procédures électorales différentes selon la fonction publique à pourvoir. Le président est élu au suffrage direct et secret en un seul tour ; le candidat qui obtient le plus grand nombre de suffrages valablement exprimés est élu. Le mandat présidentiel dure sept ans et est renouvelable. L’Assemblée nationale compte 180 membres élus au suffrage direct pour cinq ans. Le système des circonscriptions et des listes combine des éléments majoritaires et proportionnels. Le Sénat compte 100 membres pour un mandat de cinq ans : 70 sont élus au suffrage indirect, à raison de sept par région par les conseillers municipaux et régionaux, et 30 sont nommés par le président. Les élections sénatoriales de liste se déroulent en un tour, combinent des éléments majoritaires et proportionnels et appliquent un seuil de 5 %. Les conseils régionaux sont élus indirectement par des délégués départementaux choisis par les conseillers municipaux et des représentants de la chefferie traditionnelle désignés par les chefs traditionnels. Les conseils municipaux sont élus au suffrage direct, la commune constituant la circonscription. ELECAM organise également les référendums ; le Conseil constitutionnel en assure le contrôle et en proclame les résultats. Elections Cameroon est l’organisme électoral indépendant. Son Conseil électoral veille au respect de la loi et à l’intégrité du processus, traite les candidatures et les réclamations électorales. La Direction générale des élections gère la planification, les listes électorales, le matériel, la préparation des bureaux de vote, la formation et le transport des résultats. Les antennes régionales, départementales et communales contribuent à ces fonctions. Les dossiers de candidature sont déposés auprès de la Direction générale des élections, puis examinés et publiés par le Conseil électoral. Pour être candidat à la présidence, il faut notamment être camerounais de naissance, jouir de ses droits civiques et politiques et être âgé d’au moins 35 ans. Les conditions applicables aux autres fonctions varient selon l’élection. En règle générale, un dossier de candidature présidentielle doit être déposé dans les dix jours suivant la convocation du corps électoral. Les candidats et les partis peuvent désigner des représentants dans les bureaux de vote. La campagne est régie par les articles 87 à 95 du Code électoral, et les observateurs doivent être accrédités. Les citoyens camerounais âgés d’au moins 20 ans peuvent généralement voter s’ils sont inscrits sur les listes électorales et ne font pas l’objet d’une exclusion légale. La condition habituelle de résidence ou d’appartenance à une communauté d’origine est d’au moins six mois, sous réserve d’exceptions, notamment pour les militaires à leur poste et certains électeurs mutés ou liés à leur lieu d’imposition. Certaines condamnations, l’incarcération, l’insolvabilité et l’incapacité juridique peuvent restreindre le droit de vote. L’inscription se fait auprès d’une antenne communale d’ELECAM ou d’une équipe mobile, par l’intermédiaire d’une commission mixte. La révision annuelle permet les inscriptions, radiations, rectifications et réclamations. Chaque électeur ne doit avoir qu’une seule inscription et qu’une seule entrée. Les listes comportent des renseignements comme le nom, la naissance, la profession et la résidence. La carte d’électeur est permanente. En cas de perte, l’identité de la personne peut tout de même être vérifiée au bureau de vote. Pour la révision de 2026, les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 août 2026. Les électeurs peuvent vérifier leurs renseignements en ligne ou auprès d’une antenne. Les citoyens camerounais établis à l’étranger ne peuvent voter qu’aux élections présidentielles et aux référendums. Ils s’inscrivent auprès d’une représentation diplomatique ou d’un poste consulaire et y votent. Les documents habituellement requis sont un passeport camerounais, un titre de séjour et une carte consulaire. Au Cameroun, les bureaux de vote sont installés dans des locaux publics ou accessibles au public et desservent normalement au plus 500 électeurs. Une commission locale comprend un président d’ELECAM, un représentant de l’administration et des représentants des candidats, listes ou partis. Le président est chargé de maintenir l’ordre. Le vote se déroule au scrutin secret, avec une enveloppe opaque uniforme, un bulletin, une urne et un isoloir. En règle générale, l’électeur présente une pièce d’identité ou sa carte nationale d’identité avec sa carte d’électeur ; si celle-ci manque, son identité peut être vérifiée selon la procédure applicable. Un électeur handicapé peut choisir un assistant, et une seule personne peut l’assister. Les représentants des partis peuvent accéder au bureau dans la limite légale de trois par arrondissement et inscrire leurs observations au procès-verbal du scrutin. La commission locale dépouille les bulletins et consigne les résultats dans un procès-verbal. Les bulletins, procès-verbaux et autres pièces passent ensuite par les commissions départementales de supervision, la consolidation régionale et centrale, puis la Commission nationale de recensement général des votes ou un autre organisme désigné par la loi. Le Conseil électoral peut publier des tendances. Le Conseil constitutionnel proclame les résultats des élections présidentielles, législatives et sénatoriales et rend les décisions finales concernant les litiges correspondants. Les réclamations liées aux listes électorales et aux cartes d’électeur commencent auprès des organismes mixtes ou locaux compétents et peuvent être portées devant les commissions départementales de supervision ou le tribunal compétent. Les contestations relatives aux élections présidentielles, législatives ou sénatoriales sont portées devant le Conseil constitutionnel par un candidat admissible, un parti ayant pris part à l’élection ou un agent de l’État chargé des élections. Les litiges locaux et régionaux suivent la procédure administrative ou judiciaire applicable ; les délais diffèrent selon le type d’élection et sont courts. L’élection présidentielle du 12 octobre 2025 a été officiellement proclamée le 27 octobre 2025. Paul BIYA a obtenu 53,66 % des suffrages valablement exprimés. Les lois n° 2026/002 et n° 2026/003 ont modifié des dispositions constitutionnelles et électorales, notamment en prévoyant la possibilité d’un vice-président, des règles de vacance, la tenue éventuelle d’une nouvelle élection dans un délai de 20 à 120 jours si le vice-président est absent ou dans l’incapacité d’exercer ses fonctions, et la prestation de serment du président élu au plus tard 15 jours après la proclamation. Les sources primaires disponibles ne font état d’aucun frais général d’inscription ou de vote fixé par ELECAM. Les électeurs peuvent néanmoins avoir à payer des pièces d’identité ou d’inscription et le transport ; la résidence, la sécurité et la logistique peuvent aussi limiter l’accès. Les élections présidentielle et à l’Assemblée nationale ont la plus large portée directe ; les élections sénatoriales et régionales sont indirectes, mais importantes sur le plan institutionnel, tandis que les élections municipales sont le principal échelon local élu au suffrage direct.
Élections au Cameroun
Les élections au Cameroun désignent le président, les membres de l’Assemblée nationale, les représentants municipaux et, par vote indirect ou nomination, les membres du Sénat et des conseils régionaux. Elections Cameroon (ELECAM) gère l’inscription des électeurs, le vote et une grande partie de l’administration électorale. Le Conseil constitutionnel examine et proclame les résultats des élections présidentielles, législatives et sénatoriales. En règle générale, le droit de vote exige la nationalité camerounaise, l’âge de 20 ans révolus, la résidence ou un autre lien prévu par la loi avec la circonscription concernée, et l’inscription sur les listes électorales.
Conseil
Commencez par préciser de quelle élection il s’agit et si vous voterez au Cameroun ou à l’étranger, car les conditions d’éligibilité, le mode de vote et les organismes compétents diffèrent. Vérifiez à l’avance votre inscription sur les listes électorales, vos pièces d’identité et votre carte d’électeur ; ne comptez pas sur une exception en cas de carte manquante le jour du vote. Si vous êtes candidat, représentez un parti ou contestez un résultat, suivez la procédure propre à l’élection et respectez le délai court, au lieu de saisir un organisme incompétent.

