Un dispositif d’apprentissage réglementé exige d’avoir achevé la scolarité obligatoire. L’entreprise fournit le travail pratique, tandis qu’un CFA ou une section d’enseignement affiliée dispense la formation professionnelle ; dans certaines conditions, l’enseignement peut également avoir lieu à distance. L’objectif est d’obtenir une qualification professionnelle ou un titre professionnel prévu dans le registre national des certifications. L’employeur doit être autorisé à assurer la formation. Un contrat écrit doit indiquer les noms, adresses et âges du maître d’apprentissage, de l’apprenti et de ses parents ou de son tuteur. Il doit également préciser la date de début et la durée, la rémunération, la nourriture, le logement et les soins de santé, le parcours professionnel ainsi que les tâches à accomplir dans l’entreprise et au centre de formation. L’employeur doit favoriser la progression pratique de l’apprenti, lui permettre d’assister aux cours et veiller à son inscription à l’examen. L’apprenti doit suivre les instructions convenues, manipuler les outils avec soin, respecter les règles de sécurité, protéger les secrets de l’entreprise et participer aux examens ou évaluations médicaux. L’Inspection du travail contrôle la mise en œuvre. Après une période d’essai de deux mois, le dispositif peut notamment prendre fin en raison d’un manquement grave aux obligations, par accord mutuel, au décès d’une partie contractante ou pour d’autres motifs prévus par la loi. Toute indemnisation dépend du contrat et des règles juridiques applicables. L’apprentissage informel en entreprise est différent. Un maître artisan ou un maître d’apprentissage montre des tâches que l’apprenant acquiert par l’observation, l’imitation et la répétition. Ces arrangements oraux ou coutumiers sont répandus au Burundi, mais ils ne conduisent généralement pas automatiquement à un certificat d’État. La protection, la qualité de la formation et la reconnaissance ultérieure dépendent davantage de l’entreprise, de la personne chargée de l’encadrement et de l’existence éventuelle d’un examen. Des établissements formels tels que les CEM, CFP, CFA et CFPP proposent d’autres voies de formation professionnelle. L’accès et l’offre précise de programmes dépendent de l’établissement, du programme et du lieu ; réussir un examen après la neuvième année ne conduit pas automatiquement à une place de formation. Selon l’offre actuelle, une personne qui ne réussit pas cet examen peut avoir un meilleur accès par l’intermédiaire d’un CEM ou d’un CFA. Les métiers proposés vont par exemple du bâtiment, de la métallurgie et du travail du bois aux travaux électriques, à la mécanique et à la couture, ainsi qu’à l’hôtellerie, l’agriculture, l’élevage et les technologies de l’information et de la communication. La durée d’un dispositif d’apprentissage doit être indiquée dans le contrat. Une durée de deux à trois ans a souvent été mentionnée pour les formations professionnelles et artisanales, mais la durée actuelle dépend du programme d’études ou du module. L’employeur finance la formation en entreprise ; la rémunération, la nourriture, le logement et les soins de santé doivent être réglementés dans le contrat. Il n’existe pas de barème national uniforme documenté pour les frais des centres de formation ni de subvention publique générale pour tous les apprentis. Les avantages propres à certains projets, tels que les bourses, le transport, les vêtements de protection ou l’équipement, ne s’appliquent donc pas automatiquement à tous les dispositifs d’apprentissage.
L’apprentissage au Burundi
Le dispositif d’apprentissage réglementé au Burundi combine un travail pratique en entreprise avec un enseignement dans un centre de formation artisanale (Centre de Formation Artisanale (CFA)) ou une section correspondante. Après la scolarité obligatoire, il peut conduire à une qualification professionnelle ou à une qualification inscrite au registre national des certifications. De nombreuses personnes apprennent aussi de manière informelle auprès d’un maître artisan ou d’un maître d’apprentissage ; ces dispositifs ne donnent pas automatiquement lieu à une reconnaissance par l’État et diffèrent en matière de protection, de qualité et de preuve de la formation.
Conseil
Si vous avez besoin d’une qualification professionnelle reconnue et d’un cadre de protection clair au Burundi, recherchez un dispositif d’apprentissage réglementé avec un contrat écrit, un employeur autorisé et un enseignement dans un CFA. L’apprentissage informel auprès d’un maître artisan peut constituer une porte d’entrée, mais sans examen complémentaire il n’est pas automatiquement reconnu par l’État. Un contrat complet, un enseignement effectif et une voie d’examen clairement définie sont essentiels.

