Il n’existe pas au Burundi de service national centralisé unique pour le cadre résidentiel et quotidien. Les responsabilités sont notamment partagées entre le ministère de l’Environnement et l’Office burundais pour la protection de l’environnement (Office Burundais pour la Protection de l’Environnement (OBPE)), l’organisme chargé de l’urbanisme et de la construction (OBUHA), la régie urbaine de l’eau et de l’électricité (REGIDESO), l’organisme chargé de l’eau et de l’assainissement en milieu rural (AHAMR), le service hydrométéorologique (IGEBU), ainsi que les municipalités et les communautés locales. Les termes liés au cadre de vie, à l’assainissement, à la propreté publique, aux espaces verts, aux eaux pluviales et aux eaux usées décrivent des domaines de responsabilité communs. L’accès à l’eau et à l’assainissement reste très inégal. Selon les indicateurs publiés pour 2023, 62,4 % de la population avait accès à une source d’eau améliorée située à 30 minutes au maximum ; ce chiffre atteignait 90,7 % dans les villes et 57,7 % dans les zones rurales. L’assainissement de base était disponible pour 45,7 % de la population, tandis que l’hygiène de base n’était accessible qu’à 6,3 %. REGIDESO fournit principalement les branchements urbains, tandis que les points d’eau ruraux, les installations communautaires, AHAMR et les projets gouvernementaux et non gouvernementaux offrent d’autres possibilités. La disponibilité, la qualité et la continuité dépendent du quartier, de la municipalité et de la province. L’électricité et les combustibles de cuisson propres ne sont également disponibles que dans une mesure limitée. L’accès à l’électricité s’élevait à 5,9 % en 2024, tandis que l’accès à des solutions de cuisson propres atteignait 3,9 %. Des programmes tels qu’ASCENT doivent réhabiliter les réseaux, étendre les lignes à moyenne tension et permettre la participation du secteur privé dans les zones périurbaines et rurales. L’impact prévu concerne jusqu’à 2,400,000 personnes, 1 200 établissements publics et 6 000 petites et moyennes entreprises ou entreprises industrielles. Les eaux usées, les eaux pluviales et les déchets ont des effets directs sur la santé et la sécurité. Le réseau d’eaux usées est limité et un traitement continu et sécurisé n’est pas encore mis en place. Pour les rejets réglementés, un permis de rejet avec un échantillonnage au moins tous les six mois peut être exigé. Les dépôts incontrôlés, notamment la décharge qui s’étend dans la plaine inondable de la Mutimbuzi, exercent une pression sur les cours d’eau et les zones habitées. L’importation, la fabrication, la vente et l’utilisation de sacs et sachets en plastique sont interdites par le décret n° 100/099 de 2018 ; la collecte, le traitement et l’élimination fonctionnent néanmoins très différemment selon les zones. Le Burundi possède le lac Tanganyika, des rivières, des eaux souterraines, des eaux pluviales et des zones humides. À Bujumbura, la prise d’eau centrale fournit environ 90 % de l’eau potable de la ville, mais elle est vulnérable à l’envasement et aux inondations. Les eaux usées domestiques, les rejets industriels et les raccordements illégaux peuvent polluer les milieux récepteurs. Les normes de qualité de l’eau prévues par l’ordonnance n° 770/468 font partie des instruments utilisés pour l’évaluation. Le bruit et la qualité de l’air dépendent également des conditions locales et des infrastructures. La loi environnementale dans sa version modifiée en 2021 interdit les bruits de voisinage, vibrations et odeurs excessifs ou dangereux pour la santé ; l’administration locale peut intervenir après une mise en demeure formelle. Aucun tableau national publié des décibels pour les zones résidentielles, industrielles et commerciales n’a pu être trouvé dans les recherches consultées. Pour la qualité de l’air, les combustibles solides domestiques, le brûlage à l’air libre, la circulation et l’industrie sont des sources pertinentes de pollution, mais l’existence d’une série publique fiable de surveillance des particules fines dans les villes burundaises n’a pas été confirmée. Les espaces verts et les berges végétalisées peuvent améliorer la qualité de vie et réduire les risques d’inondation. L’OBPE recense les espaces verts et les zones de protection ; les activités documentées comprennent la plantation d’arbres, l’agroforesterie, la plantation de bambous le long des berges et l’entretien communautaire. Il n’existe pas de registre national complet des espaces verts publics. Les aires protégées et la nature en tant que sujet distinct relèvent d’un autre domaine, sauf lorsque l’accent porte sur la fonction des espaces verts et aquatiques dans le cadre résidentiel. Dans les zones examinées, le principal risque territorial pour la sécurité provient des dangers hydrométéorologiques. Bujumbura et Gatumba sont particulièrement exposées aux inondations du lac, des rivières et aux fortes pluies, ainsi qu’à l’érosion et aux glissements de terrain. Les inondations de 2024 ont directement touché plus de 200 000 personnes. Un drainage insuffisant, les constructions dans des zones vulnérables et l’exposition des prises d’eau ou des installations de traitement aggravent les conséquences. Le programme concerné (URP ou IBISAGARA BIRAMA) vise notamment à promouvoir le drainage, le dragage, la protection des berges et du lac, des mesures de protection vertes et techniques, l’alerte précoce et une utilisation des terres tenant compte des risques ; cela ne garantit pas une couverture complète de l’alerte. Le développement urbain transforme également l’environnement. La zone bâtie de Bujumbura couvre environ 86 kilomètres carrés et s’est étendue en moyenne de 1,4 % par an depuis 1985. Les établissements humains gagnent les vallées fertiles et les versants. Un plan de développement urbain de 2018 prévoyait une population de quatre millions d’habitants en 2045, mais, dans l’évaluation du projet examinée, il n’avait pas encore été mis en œuvre de manière complète. Un ensemble actuel et complet associant un plan d’utilisation des terres et un cadastre n’a pas été établi ; les réformes territoriales et municipales de 2025 créent une incertitude transitoire supplémentaire. La participation s’effectue formellement au moyen des évaluations des impacts environnementaux et sociaux, des consultations publiques et des registres des personnes affectées, notamment dans le cadre de projets de l’OBUHA et de la Banque mondiale. Les canaux informels et communautaires comprennent les travaux collectifs (travaux communautaires), les campagnes de propreté et d’assainissement, la plantation d’arbres et l’entretien des berges. L’OBPE publie un canal pour les plaintes et les signalements du public. L’accès, les coûts et les délais de traitement dépendent du lieu, du projet et de l’organisme responsable ; il n’existe pas de service national uniforme garantissant l’approvisionnement.
Cadre de vie au Burundi
Le cadre résidentiel et quotidien immédiat du Burundi est façonné par l’eau, l’assainissement, les déchets, l’énergie, l’air, le bruit, les espaces verts et les risques d’inondation. Les responsabilités sont partagées entre les ministères, les autorités, les municipalités et les communautés. Les conditions diffèrent fortement entre Bujumbura, les autres villes, les zones périurbaines et les régions rurales.
Conseil
Lors de l’évaluation d’un lieu au Burundi, il faut tenir compte non seulement de la maison ou de la parcelle, mais aussi de l’eau, du drainage, des déchets, de l’électricité, de l’énergie de cuisson et des risques d’inondation. La solution appropriée dépend fortement du quartier, de la municipalité et du mode d’approvisionnement ; il ne faut donc pas compter sur un service national uniforme ni sur une continuité garantie.

