De nombreux ménages produisent une partie de leur propre nourriture ; les marchés, les restaurants et les bars complètent cet approvisionnement. Les trois saisons de récolte fournissent environ 35 %, 50 % et 15 % de la production annuelle. La production céréalière s’élevait à environ 789 000 tonnes en 2025, soit près de 5 % de moins que la moyenne des cinq années précédentes. Des récoltes inférieures à la moyenne étaient attendues pour la saison A 2026 en raison d’un déficit de précipitations. Environ 50 % de la récolte de maïs et 80 % de la récolte de haricots ont été perdus dans les plaines orientales, les plaines du Nord et les plaines de l’Imbo. En décembre 2025, le prix du maïs était inférieur d’environ 27 % à celui de l’année précédente et celui des haricots d’environ 28 % ; de juillet à décembre, toutefois, le prix du maïs a augmenté d’environ 23 %. L’inflation, la dépréciation de la monnaie et les pénuries de carburant rendent les prix particulièrement volatils, et il n’existe pas de prix de détail uniformes dans tout le pays. À Bujumbura, une bouillie consistante locale (Ubugali) est généralement préparée avec de la farine de manioc ; de la farine de maïs ou de sorgho est également utilisée selon les régions. Elle est servie avec un plat local (Isombe), un autre plat local (Ilenga lenga), du riz, des bananes vertes, des pommes de terre et des haricots, ainsi qu’avec des sauces au bœuf ou au poisson. Les bars proposent souvent des brochettes de bœuf, de chèvre ou de poulet, des bananes vertes frites, des frites et des légumes, tandis que l’Ubugali ne figure pas au menu de tous les restaurants. Parmi les enfants âgés de 6 à 23 mois, seuls 28 % avaient une diversité alimentaire adéquate et 18 % atteignaient l’adéquation alimentaire minimale en 2024, selon la norme utilisée. À Cankuzo, ces chiffres étaient de 34 % et 26 %, et à Kayanza de 26 % et 12 %. Parmi les enfants de moins de cinq ans, 82 % consommaient des aliments provenant de seulement cinq des huit groupes évalués ; le retard de croissance s’élevait à environ 52,8 %. L’aide alimentaire dépend du programme et de la zone et ne crée pas de droit général. Le Programme alimentaire mondial a aidé environ 120 000 réfugiés et demandeurs d’asile ; en 2024, plus de 430 000 personnes rapatriées et ménages gravement touchés par l’insécurité alimentaire ont reçu de la nourriture ou de l’argent. En 2024, l’alimentation scolaire a atteint plus de 753 000 enfants dans 885 écoles et doit être étendue à tous les enfants de l’école primaire d’ici 2032. Le ministère chargé de l’agriculture, de l’élevage et des systèmes alimentaires (MINEAGRIE) est responsable des politiques relatives à l’agriculture, à l’élevage et aux systèmes alimentaires. L’organisme chargé des normes et de la conformité (BBN) est responsable des normes nationales, de l’évaluation de la conformité, de la certification, de la métrologie légale et de certains contrôles des marchés, des importations et des entreprises. L’organisme de technologie alimentaire (CNTA) travaille sur la technologie alimentaire, tandis que l’autorité chargée des médicaments vétérinaires, des pesticides et de certains aliments (ABREVPA) réglemente ces domaines, entre autres. Selon leur activité, les prestataires doivent respecter les exigences en matière d’hygiène, de normes et de conformité ; l’existence d’une procédure nationale uniforme de plainte ou de rappel n’est pas suffisamment étayée. L’agriculture intelligente face au climat, l’amélioration du stockage après récolte, l’irrigation, les achats locaux, les foyers économes en énergie, les cuisines protégées, les points d’eau et une meilleure gestion des stocks de maïs pourraient contribuer à stabiliser l’approvisionnement. La recherche a été achevée le 5 septembre 2026.
Alimentation au Burundi
L’approvisionnement alimentaire au Burundi dépend fortement des petits exploitants et de la production des ménages, des marchés, des restaurants ainsi que des programmes publics et humanitaires. Les haricots, le maïs, le manioc, les bananes et les bananes vertes à cuire, les patates douces, le riz, le sorgho et les pommes de terre structurent l’alimentation quotidienne. Les prix et la disponibilité fluctuent selon les saisons de récolte, les précipitations, l’inflation, la dépréciation de la monnaie et les pénuries de carburant. L’Ubugali, l’Isombe, l’Ilenga lenga et d’autres plats locaux sont courants.
Conseil
Dans votre vie quotidienne, l’approvisionnement local de votre marché, la saison de récolte en cours et votre budget disponible comptent davantage qu’une moyenne nationale. Prévoyez les fluctuations saisonnières des prix des aliments de base, ajoutez si possible plusieurs groupes alimentaires aux repas et considérez la nutrition des enfants comme une priorité distincte. Lorsque vous mangez à l’extérieur ou recherchez une aide alimentaire, vérifiez localement les options disponibles, l’organisation responsable et les conditions d’accès.

