Le ministère britannique des Affaires étrangères estime que le risque de criminalité au Burundi est élevé. Les infractions fréquemment signalées comprennent les vols avec des armes à feu ou des couteaux, les vols à l’arraché, les vols à la tire, les cambriolages, les effractions de véhicules et les attaques armées contre des véhicules. La violence politique ou armée n’entre dans ce sujet que dans la mesure où elle influence une décision de sécurité précise lors d’un incident criminel. Il n’existe pas de données nationales actuelles et fiables sur la prévalence, fondées sur un dénominateur de population vérifié ; les données restent fragmentées. Pour le signalement des infractions et les enquêtes, la police nationale du Burundi (Police Nationale du Burundi (PNB)), la police judiciaire (Police Judiciaire (PJ)), les officiers de police judiciaire (Officiers de Police Judiciaire (OPJ)) et le ministère public (Ministère public ou Parquet) sont compétents. Les OPJ reçoivent les signalements, les plaintes et les procès-verbaux écrits et peuvent aussi agir d’office lorsqu’ils ont connaissance d’une infraction. Le ministère public reçoit les plaintes et les signalements et décide de la suite à donner. En cas de classement sans suite, le plaignant ou la victime reçoit généralement une notification écrite au plus tard dans les deux semaines ; une copie de cette notification est disponible sur demande. Il convient de conserver l’heure, le lieu, les éléments de preuve, les témoins et une copie du procès-verbal. En cas d’urgence aiguë, le ministère britannique des Affaires étrangères indique le 112. Le plan de numérotation de l’ARCT (Agence de régulation et de contrôle des télécommunications) indique le 111 pour la police judiciaire, le 112 pour la police d’intervention, le 113 pour la protection civile, le 114 pour la police et la protection des mœurs, le 116 pour la protection de l’enfance et le ministère de la Solidarité (Ministère de la Solidarité), et le 109 pour la Croix-Rouge. Les informations concernant les numéros 112 et 113 divergent selon les sources ; leur disponibilité, leur coût et leur délai d’intervention n’ont pas été vérifiés. Selon l’état des recherches, il n’existe pas de canal public unique de signalement en ligne. Pour les violences sexuelles ou fondées sur le genre, la prise en charge associe les soins de santé, l’aide sociale, la police et la justice. La Loi 1/04/2016 prévoit notamment la confidentialité, la protection de l’identité au moyen d’un pseudonyme, l’évitement des contacts directs, le témoignage protégé et, si nécessaire, une vidéoconférence ou une audience à huis clos. Une confrontation avec la personne accusée et la participation à une reconstitution de la scène de crime nécessitent le consentement de la victime. La Loi 1/13/2016 et le Plan stratégique national 2024–2030 complètent ce cadre ; la mise en œuvre pratique varie selon les régions. Des frais peuvent être engagés pour les soins médicaux, les déplacements, la traduction, l’assistance juridique et la protection. La gratuité d’un certificat médical garantie dans tout le pays n’a pas été vérifiée. La traite des êtres humains concerne le Burundi comme pays d’origine et de transit, ainsi que par la traite interne. La traite à des fins de travail et d’exploitation sexuelle touche particulièrement les enfants employés dans le travail domestique, l’agriculture, la pêche et l’emploi informel ; la pauvreté, les régions frontalières, les retours et l’âge accroissent la vulnérabilité. Des procédures d’identification et d’orientation existent, et six centres d’aide sont situés à Bujumbura, Makamba, Muyinga, Rumonge, Gitega et Cibitoke. Les distances limitent l’accès. Pour les affaires transfrontalières, le BNC INTERPOL (Bureau national central d’INTERPOL) à Bujumbura travaille par l’intermédiaire du réseau I-24/7. La protection de l’enfance relève du ministère de la Solidarité, de la DPFDS (Direction de la protection de la famille, du développement et de la solidarité) et des comités locaux de protection de l’enfance. Une présentation ministérielle de 2024 a fait état d’expériences de violence chez neuf enfants sur dix âgés de 1 à 10 ans et de violences sexuelles chez une fille sur dix âgée de 15 à 19 ans. Une enquête U-Report menée auprès de 18 000 participants a signalé des violences dans la communauté pour 75 % d’entre eux ; ces chiffres ne constituent pas des estimations représentatives de la prévalence dans la population. La peur des représailles, les règlements informels en dehors des tribunaux, la connaissance limitée de l’aide disponible et le faible suivi rendent le signalement plus difficile. Le numéro 116 sert de canal de protection de l’enfance. Pour la prévention, les autorités de sécurité recommandent de ne pas se déplacer à pied ou en transports publics après la tombée de la nuit, y compris dans le centre de Bujumbura. Les portes et les fenêtres doivent rester verrouillées ; l’argent liquide et les objets de valeur doivent être gardés discrètement, et les retraits d’argent ne doivent pas être effectués la nuit. Un hébergement sécurisé, des copies de documents conservées séparément et le fait de garder son calme lors d’un vol à main armée réduisent les risques supplémentaires. En dehors de Bujumbura, il faut éviter les déplacements routiers nocturnes. Les barrages routiers et les contrôles de documents sont fréquents et parfois officieux ; les capacités de transport et d’intervention sont limitées en dehors des centres urbains. La criminalité numérique est régie par la Loi 1/10 du 16 mars 2022. Elle comprend notamment la fraude informatique, l’accès non autorisé et l’atteinte aux données ou aux systèmes. Le SETIC (Service des technologies de l’information et de la communication) documente les affaires de cybersécurité et de cybercriminalité, tandis que les responsabilités et les procédures opérationnelles sont encore en cours d’élaboration. Aucun canal unifié de signalement n’a été vérifié. Il convient de conserver les captures d’écran, les URL, les horodatages, les données relatives aux appareils et aux comptes ainsi que les justificatifs de paiement ; selon l’affaire, la PJ, la PNB, le ministère public, les autorités des télécommunications, l’ARCT ou le SETIC peuvent être concernés.
Criminalité au Burundi
La criminalité au Burundi comprend les vols à main armée, les vols à la tire, les cambriolages, les effractions de véhicules, la traite des êtres humains, les violences fondées sur le genre et les infractions numériques. Les risques et l’aide disponible varient selon les lieux ; les données nationales de fréquence sont incomplètes. La police, la justice, les services de santé et les institutions sociales coopèrent pour le signalement et l’aide, mais l’accès et les capacités d’intervention sont limités en dehors des grands centres.
Conseil
Organisez votre vie quotidienne au Burundi de manière à éviter autant que possible l’obscurité, les itinéraires isolés et les objets de valeur visiblement transportés. Décidez à l’avance qui contacter en cas d’urgence, pour un signalement, en cas de violences contre des enfants ou de fraude numérique, et prévoyez des distances plus longues ainsi que des capacités d’intervention limitées en dehors des grands centres. Après un incident, votre sécurité, la conservation des preuves et un signalement documenté comptent davantage qu’un règlement informel sans trace vérifiable.

