Le Ministère de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique (MESFPT) dirige l’EFTP, c’est-à-dire l’enseignement et formation techniques et professionnels (EFTP). La Direction générale de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels (DGEFTP) est chargée de l’offre d’enseignement et de formation techniques et professionnels ; la direction chargée de l’accès et des bourses (DGAS) soutient notamment l’accès et les bourses ; et la direction chargée des examens, de la certification et des concours (DGECC) organise les examens, la certification et les concours. Les services régionaux et provinciaux mettent les exigences en œuvre au niveau local. Les établissements publics et privés, les écoles nationales de formation professionnelle (ENFP) et les centres de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), ainsi que les centres d’éducation de base non formelle (CEBNF), proposent différentes voies selon le lieu. Les prestataires privés doivent disposer de l’autorisation ou de l’agrément requis ; le statut et la portée d’un certificat doivent être vérifiés avant l’inscription. L’enseignement technique formel peut commencer après l’éducation de base et mener à un CAP après quatre ans. Dans l’enseignement secondaire professionnel, il est possible d’obtenir un BEP après deux ans ou un baccalauréat technique ou professionnel après trois ans. L’offre non formelle s’adresse notamment aux jeunes qui n’ont jamais été scolarisés ou qui ne le sont plus, ainsi qu’aux adultes. Le cycle des métiers mène, en deux ou trois niveaux, au CQP ; les passages entre les formations de base et les formations professionnelles peuvent être régis par les règles applicables. Le BQP, le BPT et le BPTS certifient des qualifications professionnelles supplémentaires. L’accès, la durée et les conditions dépendent du métier, du programme, du prestataire et de l’appel à candidatures concerné. Dans le cadre d’un apprentissage contractuel, il existe un contrat d’apprentissage réglementé par la loi ainsi que des apprentissages non formels ou informels dans des ateliers et des entreprises. Un contrat est possible pour les personnes âgées d’au moins 16 ans et dure au maximum trois ans, selon la pratique professionnelle, la convention collective ou la réglementation. Il est établi en quatre exemplaires et examiné par l’Inspection du travail ; il est ensuite enregistré auprès de l’ANPE et une carte d’apprenti est délivrée. Le contrat exige notamment un certificat médical et un justificatif de naissance ; le formateur doit également fournir un extrait de casier judiciaire. Pour les mineurs, un parent ou un tuteur signe également. Les deux premiers mois constituent une période d’essai. Une maladie ou une absence de plus de 15 jours peut entraîner un arrangement pour rattraper la période manquée. Le formateur enseigne progressivement le métier, respecte la protection des jeunes travailleurs et libère l’apprenti pour qu’il participe aux cours professionnels organisés. L’apprenti suit les instructions et effectue le travail convenu. Dans un même métier, un formateur ne peut affecter plus d’un apprenti pour deux salariés. La rémunération dépend de la contribution, de la catégorie du contrat et du salaire minimum applicable et ne peut être inférieure au salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) en vigueur. Une obligation de service après le contrat peut durer au maximum deux ans et doit être justifiée par le contrat. La formation duale associe le travail en entreprise et les cours dans un établissement professionnel. Le modèle national est orienté vers les normes de compétences, les cours modulaires et les besoins des entreprises et des autres acteurs économiques, mais un calendrier uniforme d’alternance à l’échelle nationale et une offre identique de prestataires partout ne sont actuellement pas établis. L’apprentissage informel en atelier peut avoir une importance pratique, mais sans reconnaissance ni certification formelle, il ne mène pas de manière fiable à une qualification utilisable. Le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) finance, par le mécanisme de financement PIF (mécanisme PIF), des formations professionnelles qualifiantes pour les personnes scolarisées ou non et notamment pour les groupes vulnérables, ainsi que l’offre des établissements. Le financement ne couvre pas automatiquement tous les frais de formation et ne crée pas de droit individuel général. Les bourses sont attribuées par l’intermédiaire du système de bourses SIGOBS (SIGOBS), selon les critères de l’appel à candidatures concerné. Des programmes tels que le programme d’infrastructures, d’unités mobiles, de curricula, d’apprentissage numérique et d’appui à l’entrepreneuriat (PMACR-BF) financent en outre les infrastructures, les unités mobiles, les nouveaux programmes, l’apprentissage numérique et l’appui à la création d’entreprise ; ces investissements ne constituent pas un barème général de frais. La certification relève des organismes compétents du MESFPT et de la DGECC. Pour 2026, les examens sont prévus pour le CQP du 30 juin au 7 juillet, pour le BQP du 21 au 28 juillet, pour le BPT du 1 au 8 septembre et pour le BPTS du 15 au 22 septembre. L’examen final d’un apprentissage est organisé par une commission comprenant notamment l’ANPE, l’Inspection du travail, les employeurs, les travailleurs et, le cas échéant, des professionnels qualifiés. Le formateur peut délivrer une attestation confirmant l’achèvement du contrat. L’utilité professionnelle et la reconnaissance d’une qualification dépendent néanmoins du titre, du programme, de l’employeur et des règles applicables ; il n’existe pas d’équivalence automatique avec une qualification scolaire. Une première qualification professionnelle peut également être obtenue plus tard dans la vie grâce à une formation professionnelle non formelle, à une mesure financée par le FAFPA ou à un apprentissage pratique dans une entreprise ou un atelier. Le cadre politique prévoit également la reconnaissance de l’expérience professionnelle, mais aucune procédure d’application de validation des acquis de l’expérience (VAE) confirmée publiquement à l’échelle nationale n’est actuellement établie. Les diplômés qualifiés peuvent demander un stage d’initiation à la vie professionnelle ; la nationalité ou la résidence légale ainsi que l’appel à candidatures concerné sont déterminants. Une telle mesure ne garantit pas automatiquement un emploi.
Apprentissage et formation professionnelle au Burkina Faso
La formation professionnelle au Burkina Faso comprend des voies formelles, non formelles et informelles vers une première qualification professionnelle. Le système d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP) associe, selon la voie, enseignement théorique, pratique en entreprise ou apprentissage en atelier. Des qualifications telles que le certificat d’aptitude professionnelle (CAP), le brevet d’études professionnelles (BEP), le baccalauréat professionnel (BAC Pro), le certificat de qualification professionnelle (CQP), le brevet de qualification professionnelle (BQP), le brevet de technicien professionnel (BPT) et le brevet de technicien professionnel supérieur (BPTS) ont des conditions d’accès et une portée professionnelle différentes. Il n’existe pas de structure duale uniforme à l’échelle nationale, de placement automatique dans l’emploi ni de barème de frais standardisé.
Conseil
Si vous avez besoin d’une première qualification professionnelle au Burkina Faso, choisissez la voie en fonction de la qualification recherchée, du prestataire disponible et de la part de pratique souhaitée. Un apprentissage contractuel associe travail en entreprise et cours ; l’apprentissage en atelier peut convenir si l’expérience pratique est suffisante et si les possibilités de certification sont clarifiées à l’avance. Ne comptez pas sur un placement automatique dans l’emploi ni sur une règle uniforme concernant les frais.

