La sécheresse et la chaleur peuvent provoquer des pénuries d’eau, des pertes de récoltes et de bétail ainsi qu’une pression prolongée sur les revenus et les approvisionnements des ménages. Les fortes pluies peuvent entraîner des inondations fluviales ou urbaines, des crues soudaines, de l’érosion, des dommages aux ponts et aux routes ainsi que des défaillances des réseaux d’eau, d’électricité et de communication, des écoles ou des établissements de santé. La dégradation des sols, les établissements informels, le drainage insuffisant et les capacités limitées de sauvetage augmentent l’exposition. Entre 2013 et 2024, 12 épisodes d’inondation enregistrés ont touché 307 789 personnes et causé 220 décès. La sécheresse de 2020 et 2021 a touché environ 6,4 millions de personnes, tandis que les inondations de 2024 ont touché plus de 16 000 personnes dans neuf régions. Ces chiffres dépendent des signalements et de l’accès aux zones touchées. Le Burkina Faso applique un plan national de préparation et de réponse aux catastrophes et aux crises humanitaires (Plan national multirisque de préparation et de réponse aux catastrophes et crises humanitaires 2024-2026). Ce cadre couvre la prévention, la préparation, la réponse d’urgence, le relèvement précoce et la résilience face à des risques tels que les inondations, les vents violents et les orages, les incendies, la sécheresse et les effets du climat. L’organe de coordination (CONASUR) et son secrétariat permanent coordonnent l’évaluation nationale des catastrophes, l’aide et le relèvement. La Direction générale de la protection civile (DGPC) coordonne la protection civile, les dispositifs d’urgence, les alertes et les opérations. La Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) fournit des services d’incendie et de secours. Le service de prévisions météorologiques (ANAM-BF) fournit des prévisions et des alertes météorologiques, tandis que les autorités de l’eau et les administrations locales contribuent aux informations hydrologiques et à la mise en œuvre locale. Le Système d’alerte précoce des crues et des inondations (Système d’Alerte Précoce des Crues et Inondations), appelé SAPCI, a été officiellement lancé en 2025. Il relie les informations météorologiques et hydrologiques à l’anticipation des inondations, à la diffusion des alertes et à la coordination. Les alertes peuvent parvenir aux communautés par l’intermédiaire des autorités, de la radio, des réseaux mobiles et de la communication locale, mais l’électricité, la couverture réseau, l’accès aux langues et la diffusion jusqu’au dernier kilomètre varient. Une alerte ne signifie pas automatiquement qu’un ordre d’évacuation a été donné. Les gouverneurs locaux, les Hauts-Commissaires et les municipalités peuvent organiser des mesures selon la situation, tandis que des organisations humanitaires comme l’OCHA, l’IFRC, l’UNICEF, le PAM et des ONG interviennent selon leur mandat, leur financement, les conditions de sécurité et leur accès. Avant la saison des pluies, les ménages peuvent inspecter les toits, les drains et les évacuations d’eau, stocker de l’eau potable, des médicaments, de l’éclairage, un téléphone chargé, des moyens de recharge et des aliments de base, et convenir d’un point de rassemblement ainsi que d’un moyen d’atteindre un terrain plus élevé. Évitez les lits des rivières, les dépressions et les zones proches des barrages pendant les fortes pluies. Pendant une inondation, ne traversez pas les routes, les ponts ou les cours d’eau submergés et restez à distance des lignes électriques. Pendant la foudre, évitez les arbres, les hauteurs, les objets métalliques et les espaces ouverts. Suivez immédiatement toute consigne d’évacuation et n’aidez les personnes blessées que si cela ne crée pas de danger supplémentaire. Pour les urgences, les canaux publiquement indiqués comprennent le 18 pour les sapeurs-pompiers ou la BNSP, le 17 pour la police secours et le 16 pour la gendarmerie. Les informations de la DGPC mentionnent également le 112 et le 1010, mais les listes officielles ne sont pas entièrement cohérentes et leur disponibilité ne peut pas être garantie en dehors des zones desservies. Lors d’un appel, indiquez brièvement le lieu, le danger, le nombre de personnes blessées et le chemin d’accès. Signalez les dangers aux services d’urgence ou à l’autorité locale et évitez de diffuser des informations non vérifiées. Le CONASUR, les municipalités et les partenaires vérifiés peuvent fournir de l’eau, de la nourriture, un hébergement temporaire, des articles non alimentaires, des services d’assainissement, de santé, de protection ou de logistique, mais l’accès dépend de l’évaluation des dommages, de la vulnérabilité, de l’enregistrement, de l’accessibilité, de la sécurité et du financement. Aucun paiement en espèces, aucune indemnisation, aucun délai ni aucun droit uniforme pour toutes les personnes touchées n’est établi. Les dispositifs d’évacuation et d’accueil restent tributaires du contexte local. Le dispositif d’urgence (ORSEC) peut être activé lorsque l’ampleur des dommages dépasse les capacités territoriales ou régionales, et des exercices récents ont porté sur l’alerte, les décisions, l’évacuation, le sauvetage, les soins médicaux, l’accueil, l’aide et la coordination. Il n’existe pas de plan national d’évacuation documenté de manière fiable, avec des points de rassemblement standardisés pour chaque risque et chaque municipalité. Le relèvement passe généralement de l’évaluation des dommages et des besoins au sauvetage, à l’hébergement temporaire, à l’eau et à l’assainissement, à la nourriture, à la réparation des infrastructures essentielles et à la reconstruction à plus long terme. Les priorités peuvent inclure les réseaux d’eau, les routes et les ponts, les écoles, les établissements de santé, l’électricité, les télécommunications et le drainage. L’alerte précoce, le stockage de l’eau, une construction plus sûre, la protection contre les inondations, la conservation des sols et une agriculture résiliente à la sécheresse peuvent réduire les pertes futures, même si l’insécurité et l’accès limité peuvent retarder la mise en œuvre.
Catastrophes au Burkina Faso
Le Burkina Faso est exposé à plusieurs risques majeurs de catastrophe, notamment la sécheresse et la chaleur, les fortes pluies et les inondations, l’érosion, les vents violents, les orages, la foudre, les incendies ainsi que les dégâts aux cultures ou causés par les criquets. La saison des pluies, de juin à octobre, présente un risque élevé d’inondations, de dommages aux routes et aux ponts, d’érosion et d’interruptions des services d’eau, de santé et d’éducation. Les alertes, l’aide d’urgence et le relèvement dépendent du lieu, des conditions d’accès, des ressources disponibles et de l’évaluation des dommages.
Conseil
Considérez la préparation aux catastrophes au Burkina Faso comme un plan local pour les alertes, les déplacements sûrs, la communication et les fournitures de base, plutôt que de compter sur un système national unique. Préparez-vous avant la saison des pluies, vérifiez les consignes par plusieurs canaux disponibles et adaptez votre réponse au risque, aux conditions d’accès et aux indications des autorités locales.

