Le nouveau Code du travail (Code du travail) comprend dix titres et 441 articles. Il s’applique généralement au travail salarié exercé sous la direction ou l’autorité d’un employeur et couvre également les apprentis et les stagiaires. La loi n° 013-2026/ALP a été adoptée le 6 mai 2026 et promulguée par le décret n° 2026-0613/PF le 12 juin 2026; elle remplace la loi n° 028-2008/AN. Les fonctionnaires et autres agents publics sont généralement soumis à des règles spéciales. Il n’existe pas de corpus directement équivalent de droit du travail pour le travail indépendant et informel. Dans le secteur agricole, 98,7 pour cent des emplois sont informels; les femmes et les zones rurales sont davantage concernées. Les contrats de travail peuvent être conclus oralement ou par écrit. La période d’essai ne dépasse pas huit jours pour un emploi payé à l’heure ou à la journée, un mois pour les employés non-cadres, ou trois mois pour les cadres, les hauts responsables et les techniciens. Elle peut être renouvelée une fois pour la même durée; un accord écrit constitue la preuve nécessaire. Un contrat à durée déterminée doit être écrit, ne peut généralement pas dépasser deux ans et est limité à trois contrats ou deux renouvellements avec le même salarié. Si ces limites sont dépassées, la relation de travail peut être considérée comme un contrat à durée indéterminée. Les exceptions comprennent notamment les missions d’un jour, le travail saisonnier, les remplacements, les pics d’activité temporaires et certaines pratiques sectorielles. Un contrat à durée déterminée ne peut généralement prendre fin avant terme que par accord écrit ou pour faute grave. Une indemnité de fin de contrat peut être due à son échéance. Les contrats de stage et d’apprentissage doivent être écrits. Une infraction peut entraîner leur conversion en contrat à durée indéterminée ou leur nullité avec dommages-intérêts. Ces contrats sont exemptés des droits de timbre et d’enregistrement. Les agences privées de placement doivent être agréées. La mise à disposition auprès d’une autre entreprise ne peut dépasser un an continu ou un an au total; passé ce délai, une relation de travail permanente avec l’entreprise utilisatrice peut naître. En principe, un travail égal et des qualifications égales donnent droit à une rémunération égale. Les demandeurs d’emploi ne peuvent pas être facturés pour le placement. La durée normale du travail est généralement de 40 heures par semaine. L’agriculture est soumise à des règles particulières qui prévoient 2 400 heures par an et une répartition hebdomadaire réglementée séparément. Les heures supplémentaires donnent droit à une majoration salariale dont les taux exacts sont fixés par d’autres règlements. Le repos hebdomadaire est d’au moins 24 heures consécutives et tombe généralement le dimanche. Le télétravail est reconnu par la loi et exige un accord avec les délégués du personnel ou l’ensemble des salariés, ainsi qu’une copie transmise à l’inspection du travail. Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) le plus récent trouvé dans les sources officielles était de 45 000 FCFA par mois hors agriculture en 2023, soit 259,62 FCFA par heure. Pour l’agriculture, des montants de 239,69 FCFA par heure ou de 1 917,52 FCFA pour une journée de huit heures ont été rapportés. Les sources officielles examinées ne confirment pas d’augmentation pour 2026; il convient de vérifier auprès de l’autorité compétente. Les salaires peuvent être versés en espèces, par chèque, virement bancaire ou autre moyen légal de paiement vérifiable; le paiement en nature est généralement interdit. La période de paiement ne peut excéder 15 jours pour une rémunération horaire ou journalière et un mois pour une rémunération mensuelle. Pour les salaires mensuels, le paiement doit intervenir au plus tard huit jours après la fin du mois; pour la quinzaine, dans les quatre jours; et pour la semaine, dans les deux jours. Les salaires journaliers doivent être payés immédiatement. Les amendes infligées aux salariés sont interdites et les créances salariales bénéficient d’une priorité particulière. Les employeurs doivent inscrire les nouveaux salariés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) dans les huit jours. La CNSS couvre les prestations familiales, les risques professionnels et les pensions. Un formulaire officiel de la CNSS indique des taux de 6 pour cent, 1,5 pour cent et 14 pour cent pour ces prestations. La base de cotisation comprend la rémunération totale, y compris les primes, indemnités et avantages en nature évalués en argent. La répartition exacte entre employeur et salarié doit être vérifiée au regard des exigences actuelles de la CNSS. Une assurance volontaire auprès de la CNSS peut compléter la protection sociale, mais ne remplace pas les droits issus du droit du travail dans le cadre d’une relation salariée. La loi interdit la discrimination fondée notamment sur la couleur, le sexe, la religion, les opinions politiques, le handicap, le statut VIH, la grossesse, l’origine nationale ou l’origine sociale. Des mesures positives en faveur des jeunes, des femmes, des personnes handicapées, des groupes particulièrement vulnérables et de certaines zones sont permises. Le travail forcé et le harcèlement sexuel et psychologique sont interdits; la protection couvre également les relations avec les employeurs, les salariés, les apprentis, les stagiaires, les fournisseurs et les clients. Les employeurs doivent adapter les postes de travail pour les personnes handicapées selon un quota prévu par une règle distincte. Une salariée enceinte ne peut être licenciée pendant son congé de maternité; les tâches dangereuses doivent être adaptées sans perte de salaire et aucun travail ne peut être exigé durant les six semaines suivant l’accouchement. Les salariées qui allaitent ont droit, dans leurs heures de travail, à jusqu’à 1,5 heure rémunérée par jour pour allaiter, pendant au maximum 15 mois. L’âge minimum pour travailler est de 16 ans; un travail léger peut être autorisé sous conditions spéciales, mais le travail dangereux des enfants reste interdit. Les salariés peuvent signaler un danger grave et imminent ou se retirer d’un travail dangereux dans les conditions prévues par la loi. L’inspection du travail peut ordonner des mesures de protection immédiates et, si nécessaire, suspendre le travail. Un comité de santé et de sécurité doit généralement être établi dans les lieux de travail comptant au moins 25 salariés; l’inspection du travail peut également l’exiger dans les petites entreprises. Les syndicats peuvent être librement constitués et les salariés peuvent y adhérer. Tous les quatre ans, le ministère établit la liste des syndicats représentatifs. Les conventions collectives lient leurs signataires et leurs membres; les clauses individuelles plus favorables restent prioritaires. Une commission mixte peut négocier des conventions collectives sectorielles. À la demande d’un syndicat représentatif ou à l’initiative du ministère, un règlement peut étendre une convention à d’autres employeurs. Les délégués du personnel exercent généralement un mandat de deux ans. Un syndicat représentatif peut désigner un délégué syndical par établissement. Le transfert d’un représentant protégé exige l’accord de l’inspection du travail; son licenciement exige l’autorisation préalable de celle-ci. La décision doit être rendue dans les 15 jours ouvrables, et le silence vaut approbation. Une infraction peut entraîner la nullité et la réintégration. Une retenue salariale au bénéfice d’un syndicat peut être effectuée dans les conditions prévues par la loi. Pour les litiges individuels, la procédure commence généralement par une demande de conciliation auprès de l’inspection du travail compétente. Si le paiement n’a pas été prouvé, l’inspection peut établir un relevé exécutoire portant sur les salaires légaux ou contractuels, les congés payés et les primes d’ancienneté. Si la conciliation échoue totalement ou partiellement, le tribunal du travail peut être compétent. La compétence revient généralement au tribunal du lieu de travail; en cas de licenciement, le domicile habituel du salarié ou le lieu de conclusion du contrat peut également être pertinent. Les procédures sociales sont gratuites et une aide juridictionnelle peut être disponible pour l’exécution. Un appel est généralement possible uniquement si le montant en litige dépasse 1 000 000 FCFA; l’appel contre une décision de référé doit être interjeté dans les six jours. Lorsqu’un contrat à durée indéterminée prend fin, l’employeur doit indiquer le motif dans la lettre de licenciement. Le préavis est de huit jours pour le travail horaire ou journalier, un mois pour l’emploi ordinaire, ou trois mois pour les cadres, les hauts responsables, les techniciens et les salariés assimilés. Pendant le préavis, les salariés ont droit à deux jours ouvrables rémunérés par semaine pour chercher un emploi. En cas de faute grave, le préavis peut être supprimé, mais l’employeur doit prouver la légalité du licenciement. Un licenciement abusif peut entraîner une réintégration ou des dommages-intérêts; si le salarié s’y oppose, les dommages-intérêts sont plafonnés à 24 mois de salaire. Une procédure de licenciement irrégulière peut donner lieu à une indemnisation supplémentaire. L’employeur doit délivrer un certificat de travail à la fin de tout contrat. Les conflits collectifs font d’abord l’objet d’une conciliation par l’inspection du travail compétente. La conciliation dure au maximum 15 jours ouvrables, sauf accord contraire. Le ministère peut ensuite saisir le conseil d’arbitrage dans un délai maximal de dix jours; sa décision peut prendre au plus trois mois. Un recours contre cette décision peut être introduit devant la chambre sociale de la Cour de cassation. Une grève ne peut généralement pas entraîner un licenciement, sauf en cas de faute grave. Un service minimum peut s’appliquer. Une grève ou un lock-out exige une conciliation préalable et une décision d’arbitrage, ainsi qu’un préavis écrit de 48 heures; une grève syndicale nationale exige un préavis de 15 jours pleins. La violence et l’entrave au travail sont interdites. L’inspection du travail contrôle le respect de la loi, conseille, mène des conciliations et protège la confidentialité de l’origine d’une plainte. Les inspecteurs peuvent entrer dans les lieux de travail de jour comme de nuit, ordonner des mesures en cas de danger et, si nécessaire, demander l’assistance des autorités publiques. Les amendes administratives doivent être payées dans les 30 jours; en cas de non-paiement ou d’absence de contestation, l’exécution peut commencer après huit jours ou l’affaire peut être transmise au procureur. Les employeurs doivent conserver le registre légalement prescrit pendant dix ans. Les précisions concernant les visas, les frais, le quota relatif au handicap, les taux d’heures supplémentaires, les conventions sectorielles et le salaire minimum de 2026 doivent être vérifiées auprès de l’inspection du travail, du ministère, de la CNSS ou de l’autorité judiciaire compétente.
Droit du travail au Burkina Faso
Le Code du travail régit le travail salarié rémunéré au Burkina Faso. Il couvre les contrats, le temps de travail, les salaires, la protection, la représentation, les litiges et la rupture du contrat. Plus de neuf emplois sur dix relèvent du secteur informel.
Conseil
Déterminez d’abord s’il s’agit d’un emploi salarié, de la fonction publique ou d’un travail indépendant ou informel. Pour une relation de travail formelle, un contrat écrit, des paiements de salaire traçables et l’inscription à la CNSS constituent les meilleures bases de preuve. Vérifiez à nouveau le salaire minimum applicable et les règles de procédure en vigueur avant d’établir la paie ou de procéder à un licenciement.

