Dans la vie quotidienne, les conversations directes ainsi que la téléphonie mobile, les SMS et les données mobiles prédominent. En 2024, 84,2 % des personnes âgées de cinq ans et plus utilisaient un téléphone mobile ; 94,8 % des utilisateurs de téléphones mobiles s’en servaient pour communiquer ou discuter. Le Botswana compte trois opérateurs publics de télécommunications : l’opérateur de téléphonie fixe, mobile et de données (Botswana Telecommunications Corporation Limited (BTCL)), ainsi que Mascom et Orange, principalement pour les services mobiles et l’internet mobile. Le secteur est réglementé par l’autorité des communications du Botswana (Botswana Communications Regulatory Authority (BOCRA)). Les indicatifs internationaux commencent par +267 ; les numéros fixes comportent sept chiffres, les numéros mobiles et VoIP huit chiffres, et les numéros M2M ou IoT dix chiffres. Les cartes SIM doivent être enregistrées. Les citoyens utilisent leur carte nationale d’identité (Omang), et les utilisateurs étrangers leur passeport. Après l’échéance du 30 juin 2024, 86,18 % des cartes SIM actives étaient enregistrées et 609 222 cartes avaient été bloquées ; leur réactivation passe par l’enregistrement. Les coûts et services dépendent du fournisseur et du forfait prépayé ou postpayé. L’accès à Internet est répandu mais inégalement réparti. En 2024, 68,9 % des ménages avaient accès à Internet, principalement par connexion haut débit mobile, qui représentait 86,1 % des connexions. 57,5 % des personnes utilisaient Internet, 59,2 % avaient déclaré posséder des compétences numériques de base et 8,5 % utilisaient des services d’administration en ligne. 87,2 % des internautes se connectaient par les réseaux mobiles. Les connexions sont plus souvent mauvaises et les compétences numériques plus limitées dans les zones rurales. Le fonds public pour l’accès et l’abordabilité (Universal Access and Service Fund (UASF)) soutient l’accès et l’abordabilité dans les zones mal desservies, ainsi que les infrastructures des écoles, établissements de santé et centres d’accès communautaires (Community Access Centres). En 2024, les services Internet communautaires ne desservaient qu’une partie limitée de la population. L’opérateur postal désigné (BotswanaPost) est le prestataire postal nommé. Les services universels comprennent les lettres nationales et transfrontalières pesant jusqu’à 100 grammes, les colis postaux, les boîtes postales, les envois recommandés et assurés, les documents judiciaires et les cécogrammes gratuits pesant jusqu’à sept kilogrammes. La Charte postale prévoit une distribution à chaque adresse, environ cinq échanges de courrier par semaine ouvrable et un délai de livraison d’environ un à six jours. Les délais des colis dépendent de la zone et sont d’environ deux à sept jours selon le produit. BotswanaPost conserve les envois pendant un mois et avertit le destinataire par courrier à son adresse postale et par SMS. La Charte mentionne des envois universels allant jusqu’à 20 kilogrammes, tandis que le livret des produits précise jusqu’à 30 kilogrammes selon le produit ; les conditions tarifaires et produit en vigueur s’appliquent donc. Pour obtenir des informations gouvernementales, le service de communication gouvernementale (Botswana Government Communications and Information Services (BGCIS)) coordonne la communication entre le gouvernement et les citoyens. Les renseignements sont disponibles sur gov.bw, auprès des ministères et autorités, du BGCIS à Private Bag 001 Gaborone et à l’adresse bgcis@gov.bw. Le centre d’appels du Ministry of Communications and Innovation est joignable au 17779. Les autorités locales et conseils de district (Local Authorities and District Councils) traitent les affaires régionales ; les dirigeants traditionnels (Dikgosi) et assemblées communautaires (Makgotla) complètent ces canaux. Une institution locale de consultation communautaire formelle, de prise de décision et de règlement de certains litiges civils (Kgotla) n’est pas une règle générale pour toute forme de conversation ou d’adresse. L’anglais est la langue officielle et le setswana la langue nationale. D’autres langues autochtones sont utilisées au quotidien. Les données disponibles ne confirment pas que d’autres langues ou la langue des signes soient des langues officielles au regard du droit en vigueur ; la reconnaissance de la langue des signes a fait l’objet d’une motion parlementaire en 2026. Le BGCIS peut fournir des informations sous plusieurs formats. La loi sur les droits des personnes handicapées (Persons with Disability Act 2024) interdit la discrimination par les organismes et autorités publics ainsi qu’en matière de biens, de services et d’installations, et prévoit des aménagements raisonnables. Les interprètes et lecteurs sont reconnus comme des aides. Rien n’atteste l’existence d’un service national garanti et uniforme de langue des signes, de relais, de langage facile à lire ou de canaux numériques accessibles avec des coûts et délais uniformes. Le Disability Coordination Office assure le secrétariat du National Disability Council. Pour les communications numériques, la loi sur la protection des données (Data Protection Act 2024) établit le cadre de protection des données. La loi sur les services numériques (Digital Services Act 2025) a reçu la sanction le 17 octobre 2025, mais, selon les recherches, son entrée en vigueur restait subordonnée à un avis. En cas d’urgence, le 999 permet de joindre la police et le 997 le service d’ambulance. Le service d’ambulance est censé fonctionner 24 heures sur 24 ; sa couverture officielle publiée comprend Gaborone, Mochudi, Lobatse, Mahalapye, Palapye, Phikwe, Francistown, Maun et Kasane, avec un délai de service publié d’au moins dix minutes. Ces numéros ne sont pas destinés aux demandes de renseignements ordinaires. Pour une réclamation en matière de télécommunications, l’usager contacte d’abord le fournisseur, puis le niveau supérieur de réclamation au sein de ce fournisseur. Si le problème persiste, il peut saisir la BOCRA. La réclamation doit indiquer les parties et leurs adresses, les faits, les preuves et la mesure demandée. Les sujets courants comprennent la facturation, les délais de réparation ou de connexion, les pannes et les contrats Internet. La BOCRA enquête s’il existe des indices initiaux d’infraction au Communications Regulatory Authority Act ou à une licence ; aucun délai ni frais fixes publiés ne sont attestés. Les plaintes concernant l’administration commencent par une demande d’explication orale et peuvent être adressées par écrit au chef du service, au directeur ou PDG, puis au secrétaire permanent. Le recours à l’Ombudsman peut ensuite être envisagé ; conservez les copies de la correspondance et autres éléments de preuve. L’Ombudsman peut refuser les dossiers lorsque le retard dépasse douze mois. Les bureaux régionaux se trouvent à Gaborone, Francistown, Maun et Tsabong.
Communiquer au Botswana
Au Botswana, la communication associe les échanges directs à la téléphonie mobile, aux SMS, aux données mobiles, aux services postaux et aux canaux numériques du gouvernement. L’anglais est la langue officielle et le setswana la langue nationale ; d’autres langues autochtones sont utilisées dans la vie quotidienne. La couverture du réseau, le coût, l’accessibilité, le destinataire et l’objectif du message déterminent le canal à choisir.
Conseil
Au Botswana, choisissez un canal de communication selon l’urgence, le degré de formalité et l’accessibilité : les services mobiles conviennent aux échanges quotidiens, les canaux officiels aux contacts avec les autorités et BotswanaPost aux envois traçables. Pour les affaires importantes, ne comptez pas uniquement sur Internet ou des assurances verbales ; conservez des preuves et prévoyez une solution de rechange accessible.

