Le marché officiel des capitaux du Botswana est principalement structuré autour de la Bourse nationale du Botswana (Botswana Stock Exchange), abrégée BSE. La BSE est la seule bourse du pays et est régie notamment par le Securities Act et le Companies Act. De nombreux services financiers non bancaires sont supervisés par l’autorité de réglementation des institutions financières non bancaires (Non-Bank Financial Institutions Regulatory Authority), abrégée NBFIRA. Au moment de la recherche, le tableau de bord de la BSE affichait 25 actions locales, 9 actions étrangères, 3 ETF, 7 obligations d’État, 39 obligations d’entreprises, 2 obligations étrangères et un titre Serala OTC, soit 83 titres au total. Les secteurs représentés comprennent notamment les banques, les services financiers, le tourisme, l’énergie, les mines et minéraux, l’immobilier, les télécommunications, l’agriculture et le commerce de détail. L’investissement approprié dépend de l’objectif, de l’horizon temporel, du besoin d’accès aux fonds, de la capacité à supporter des pertes, du statut fiscal et du risque de change. Les actions peuvent produire des dividendes et une croissance du capital à long terme, mais leur cours fluctue. Les obligations d’entreprises associent des paiements d’intérêts au risque de crédit de l’émetteur. Les obligations d’État et bons du Trésor, appelés T-Bills, conviennent davantage à des échéances définies et à la préservation du capital, sans garantir pour autant un résultat. Les ETF et véhicules d’investissement collectif (Collective Investment Undertakings), abrégés CIU, regroupent plusieurs placements. L’immobilier et les investissements directs dans des entreprises peuvent générer des loyers ou des revenus commerciaux, mais immobilisent souvent les capitaux plus longtemps et sont plus difficiles à revendre. Les actifs virtuels restent une catégorie limitée et particulièrement risquée. La Bank of Botswana organise chaque mois des adjudications d’obligations d’État et de T-Bills. Les T-Bills ont des échéances de 3, 6 ou 12 mois ; selon l’émission, les obligations de référence ont des échéances de 5, 10, 15, 20 ou 25 ans. L’accès est assuré par cinq Primary Dealers : Absa Bank, Access Bank, First National Bank, Stanbic Bank et Standard Chartered. Ces établissements facilitent la participation aux adjudications et les transactions sur le marché secondaire. Les montants minimaux d’émission varient selon l’offre : ils peuvent par exemple être de P1 000 ou P25 000. Une échéance plus longue accroît le risque de taux et de prix, tandis qu’un titre peu échangé peut subir une décote plus importante à la vente. Pour les actions, obligations et ETF, l’investisseur ouvre un compte de négociation auprès d’un courtier BSE agréé et un compte-titres auprès du dépositaire central des titres du Botswana (Central Securities Depository Botswana), abrégé CSDB. Le courtier procède aux vérifications d’identité et d’adresse et transmet les ordres à la plateforme électronique de négociation (Automated Trading System). Les particuliers ont généralement besoin d’un Omang ou d’un passeport, ainsi que d’un justificatif de revenus et de domicile. Les sociétés fournissent notamment leurs documents de constitution, les coordonnées des dirigeants, des justificatifs d’adresse et de revenus, ainsi qu’une résolution du conseil d’administration. Après l’exécution, une note de contrat est émise ; le règlement s’effectue généralement selon le principe livraison contre paiement dans un délai T+3. Il n’existe pas de montant minimum fixe pour les actions, le prix et la quantité déterminant le capital investi. Les heures de négociation de la BSE sont de 09 h 50 à 14 h. Le CSDB conserve les titres cotés et traite les dividendes, droits de souscription et autres opérations sur titres selon les délais applicables. Après le règlement, l’investisseur devient actionnaire ; les droits de vote et aux dividendes dépendent aussi des conditions fixées par l’émetteur concerné. Des transferts entre participants peuvent avoir lieu sans changement de bénéficiaire effectif. Les successions nécessitent des justificatifs légaux et les donations concernent généralement les membres proches de la famille. Des titres peuvent être nantis ou bloqués pendant la durée du nantissement. En cas de défaut, le prêteur peut en acquérir la propriété par réalisation forcée. Le fonds d’indemnisation des investisseurs de la BSE (BSE Investor Compensation Fund) protège les investisseurs particuliers admissibles contre les fautes professionnelles ou l’insolvabilité d’un participant, mais pas contre les pertes de marché. L’indemnisation est plafonnée au plus faible de 5 % du fonds et de P500 000 ; les demandes doivent généralement être déposées dans les trois ans suivant le défaut et le versement peut prendre jusqu’à six mois. Les investisseurs institutionnels et les défauts de règlement du CSDB sont exclus. Les CIU comprennent les Unit Trusts et les fonds d’investissement. Un gestionnaire professionnel administre les actifs ; un trustee ou dépositaire indépendant exerce des obligations fiduciaires distinctes. La NBFIRA agrée ou reconnaît ces entités et définit les placements et limites autorisés. Les CIU à capital variable rachètent généralement leurs parts sur demande, mais peuvent restreindre les rachats selon certaines règles de suspension. Le prix d’émission ou de rachat est basé sur la valeur liquidative, majorée ou minorée des prélèvements et frais applicables. Avant la conclusion du contrat, les rapports annuels et semestriels à jour devraient être disponibles. Au moment de la recherche, le secteur comptait 49 fonds CIU locaux, 9 sociétés de gestion de CIU, 20 gestionnaires d’actifs, 18 conseillers en investissement et 3 dépositaires. L’État ne garantit pas les performances. La préparation de la retraite comprend des régimes professionnels à cotisations définies ainsi que des solutions privées ou personnelles par l’intermédiaire de fonds de pension et d’assureurs, dont le Botswana Public Officers Pension Fund. Le Retirement Funds Act 2022 est en vigueur depuis le 14 octobre 2022 ; la NBFIRA supervise les fonds de pension. Ces fonds sont principalement destinés à la retraite. Les membres ayant différé leur participation peuvent accéder plus tôt à leurs fonds sous certaines conditions, par exemple après six mois de chômage et avec justificatif de difficultés financières. Selon la NBFIRA, un membre actif ne peut généralement pas simplement retirer la totalité des sommes accumulées. À la retraite, jusqu’à 50 % du solde accumulé peut être perçu sous forme de capital. Les membres reçoivent un relevé annuel de prestations ou de projection dans les 30 jours suivant les états financiers annuels audités et peuvent désigner un bénéficiaire ; les désignations anciennes doivent être renouvelées régulièrement. Les frais d’administration, de fonds et d’investissement dépendent du produit. Les investissements directs dans des entreprises, l’agriculture, la logistique, l’éducation, les services financiers et commerciaux, la santé, les technologies de l’information et de la communication, l’industrie manufacturière, les mines ou le tourisme peuvent être accompagnés par l’agence de promotion des investissements et du commerce (Botswana Investment and Trade Centre), abrégée BITC, et le guichet gouvernemental unique (Botswana One Stop Service Centre), abrégé BOSSC. Selon les informations fournies, il n’existe pas de contrôle général des changes ni de restriction générale à la propriété d’entreprises, et les bénéfices ou dividendes peuvent généralement être rapatriés. Les non-citoyens et sociétés étrangères peuvent déposer une demande auprès de BITC, de SPEDU ou du ministère compétent pour des terrains publics non destinés au logement. Les terrains publics résidentiels sont principalement attribués aux citoyens et aux sociétés botswanaises. L’attribution d’un terrain public disponible peut prendre environ six mois. L’enregistrement d’un bail peut prendre environ un jour ouvrable si les documents, le passeport et l’approbation ministérielle requise sont complets. Les droits de propriété et de bail, changements d’affectation, permis de construire et sectoriels, vacance, concentration, taux de change et liquidité limitée constituent des risques distincts. Les actifs virtuels sont régis par le Virtual Assets Act 2022 dans sa version révisée de 2025. La NBFIRA agrée et supervise les prestataires de services d’actifs virtuels (Virtual Asset Service Providers) et certains émetteurs initiaux de jetons. Les titres ne relèvent pas de la définition des actifs virtuels. Ces placements ne devraient être réalisés qu’auprès de prestataires agréés et vérifiés, en raison des risques de forte volatilité, de perte des clés d’accès privées, de fraude, de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, de défaillance des plateformes, de faible liquidité et d’évolution réglementaire. La Bank of Botswana met spécifiquement en garde contre les offres de cryptomonnaies promettant un enrichissement rapide. La collecte de dépôts sans licence, les systèmes pyramidaux et les offres de placement non autorisées peuvent ne pas bénéficier de la protection des investisseurs ou être illégaux. Les frais de transaction de la BSE sont facturés hors taxe sur la valeur ajoutée. Pour les actions, la BSE prélève 0,15 % jusqu’à P5 millions et 0,12 % au-delà ; le CSDB prélève 0,12 %. Pour les ETF, les frais BSE et CSDB jusqu’à P50 000 sont respectivement de P9,60 et P6,40, puis de 0,01920 % et 0,01280 % au-delà de ce seuil. Pour les obligations, les frais BSE sont de 0,010 % et ceux du CSDB de 0,012 %. Selon l’instrument et la transaction, les courtiers prélèvent généralement de 0,60 à 1,85 % pour les actions, de 0,20 à 0,50 % pour les ETF et 0,025 % ou 0,010 % pour les obligations, selon que le montant est inférieur ou supérieur à P1 million. Les autres frais comprennent P10 de traitement à l’achat, P15 à la vente, P100 pour un retrait du CSDB et P50 pour un transfert. Les CIU, fonds de pension, sociétés et biens immobiliers ont leurs propres frais. Le Botswana Unified Revenue Service (BURS) prélève généralement une retenue à la source de 15 % sur les dividendes des résidents et non-résidents ; les conventions de double imposition peuvent entraîner un résultat différent. Les intérêts sont généralement soumis à une retenue à la source de 10 % à titre d’acompte, sous réserve d’exceptions. Lors de la cession d’actions, le gain net est calculé selon les règles du BURS ; 25 % sont déduits et 75 % sont considérés comme la part imposable. Les résidents doivent déclarer les revenus de capitaux étrangers. Avant d’investir, il convient donc d’évaluer les frais du produit, le statut fiscal, la devise, l’échéance, la liquidité, la concentration par émetteur et la possibilité d’une perte totale.
Investir au Botswana
Investir au Botswana consiste à placer des capitaux dans des titres, des fonds, des obligations d’État, des entreprises, des biens immobiliers ou d’autres actifs afin de générer des revenus, d’accroître le capital, de préserver le patrimoine ou de permettre un transfert ultérieur d’actifs. L’accès passe par la Botswana Stock Exchange, les adjudications de titres publics, les organismes de placement collectif, les fonds de pension et les investissements directs dans des entreprises ou l’immobilier. Les rendements ne sont pas garantis ; frais, impôts, faible liquidité du marché et pertes font partie de la décision d’investissement.
Conseil
Déterminez d’abord si vous recherchez de la liquidité, un revenu courant, une croissance, la préservation du capital, une retraite ou un transfert de patrimoine. Choisissez ensuite un instrument dont l’échéance, le risque de perte, les frais, les conséquences fiscales et la facilité de revente correspondent à cet objectif. Le marché botswanais étant réduit, évitez une dépendance excessive à l’égard d’émetteurs, de secteurs ou de devises particuliers.

