Le dzongkha est la langue nationale du Bhoutan et est promu comme langue de service pour les réunions officielles, la correspondance, la signalétique et les échanges avec le public. L’anglais reste central dans l’enseignement scolaire et supérieur, les sciences, la technologie, le commerce et la communication internationale. Le cadre des programmes de dzongkha de 2024 et celui des programmes d’anglais de 2022 encadrent l’apprentissage scolaire, tandis que les évaluations nationales mesurent la lecture et l’écriture dans les deux langues. Les examens nationaux des classes 10 et 12 se déroulent généralement en anglais, le dzongkha étant traité comme la matière consacrée à la langue nationale. Le College of Language and Culture Studies utilise le chhoeked et le dzongkha dans ses examens, à l’exclusion de l’anglais. L’apprentissage formel a lieu dans le cadre des matières scolaires habituelles, des programmes universitaires et des formations techniques ou professionnelles. Le College of Language and Culture Studies propose notamment une licence de quatre ans en études linguistiques et patrimoniales, une licence de trois ans en langue et littérature, une licence de trois ans en études du Bhoutan et de l’Himalaya, une licence de quatre ans en études du dzongkha et de la culture, ainsi qu’un master à temps partiel de trois ans en choekey et dzongkha. Pour la sélection 2026 en études linguistiques et patrimoniales, il fallait avoir terminé la classe 12, obtenu au moins 50 % en dzongkha et en anglais et réussi un concours d’entrée commun portant sur la communication en anglais et en dzongkha, les aptitudes et le raisonnement logique ; 25 places financées par l’État étaient proposées et aucune place autofinancée n’était indiquée. Le collège propose aussi des modules de langue et d’études via son environnement d’apprentissage virtuel. La formation technique comprend le dzongkha technique au National Institute for Zorig Chusum, qui couvre la lecture, l’écriture, l’expression orale, la compréhension orale, l’orthographe, la grammaire, la compréhension écrite, la correspondance officielle et la communication orale. TTI Khuruthang propose l’anglais technique à usage professionnel au niveau NC2 du Bhutan Qualifications and Certification Framework. Les pages des formations consultées n’indiquent ni frais généraux ni calendrier fixe. Le Department of Culture and Dzongkha Development organise des formations de dzongkha pour les fonctionnaires, les forces armées et d’autres groupes, notamment sur Unicode, la grammaire et la correspondance officielle. L’Office of the Attorney General propose également des formations par l’intermédiaire de sa section de maîtrise du dzongkha, et des institutions locales peuvent organiser des ateliers pour des domaines précis, comme le cinéma. Le Dzongkha Standard Testing System, élaboré en 2020 par le Department of Culture and Dzongkha Development, évalue la compréhension orale, la lecture, l’écriture et l’expression orale selon dix niveaux de maîtrise. L’épreuve écrite comprend une partie de 60 minutes notée sur 50 points, avec une tâche de communication de 300 à 400 mots et une tâche analytique ou explicative de 500 à 600 mots. L’accès dépend de l’établissement ou du poste concerné plutôt que d’un système ouvert de certification des adultes clairement documenté. En 2026, un examen destiné aux candidats au poste d’assistant administratif de la Royal Civil Service Commission a eu lieu les 25 et 26 mars ; une offre d’emploi exigeait le niveau 4 en écriture et un niveau global de 5. La maîtrise du dzongkha peut influer sur les emplois publics, administratifs et juridiques. Une grille d’entretien de la Royal Civil Service Commission attribue des points distincts au dzongkha, à l’anglais et aux principaux dialectes ou langues du Bhoutan, mais les exigences actuelles dépendent de chaque poste. La maîtrise orale et écrite du dzongkha est également une condition légale de la naturalisation. Ces exigences n’établissent pas une obligation générale pour tous les adultes du Bhoutan de suivre un cours ou de réussir un examen de langue. Le chhoeked concerne principalement l’enseignement classique, littéraire et monastique. La langue des signes bhoutanaise, ou BhSL, est une langue visuelle et gestuelle indépendante, première langue et langue d’enseignement de la communauté sourde. Le Wangsel Institute for the Deaf assure un enseignement de la préprimaire à la classe 12, avec la BhSL comme matière ou première langue et un enseignement de l’anglais et du dzongkha adapté au programme. Son application et ses ressources YouTube donnent accès à des contenus numériques supplémentaires. Le Department of Culture and Dzongkha Development mène des recherches sur les langues autochtones et développe des ressources, mais aucun système national de cours publics ou d’examens pour chaque langue minoritaire ou patrimoniale n’est documenté. L’apprentissage des langues étrangères est également fragmenté et repose principalement sur les établissements ; aucun prestataire national confirmé pour les adultes, système de maîtrise uniforme ou tarif national n’est documenté. Les ressources numériques comprennent le dictionnaire en ligne du ministère, les dictionnaires de poche anglais–dzongkha et dzongkha–anglais, des outils d’écriture et Unicode, l’environnement d’apprentissage virtuel du College of Language and Culture Studies et les ressources d’apprentissage de la BhSL.
Les langues au Bhoutan
L’apprentissage des langues au Bhoutan s’articule autour du dzongkha, langue nationale, et de l’anglais, essentiel dans l’éducation, le travail, les sciences, le commerce et la communication internationale. Le chhoeked, également appelé choekey, soutient l’enseignement classique, littéraire et monastique, tandis que la langue des signes bhoutanaise sert de première langue et de langue d’enseignement à la communauté sourde. Les écoles, les universités, les lieux de travail et les ressources numériques offrent différentes possibilités d’apprentissage, mais aucun système national documenté de cours pour adultes, aucune échelle standard de compétence ni aucun barème commun de frais n’existent au Bhoutan.
Conseil
Choisissez la langue en fonction de l’usage prévu : le dzongkha est prioritaire pour les services publics, la naturalisation et de nombreux postes administratifs ou juridiques, tandis que l’anglais est généralement le plus utile pour l’éducation, le travail technique et les échanges internationaux. Considérez le chhoeked, la langue des signes bhoutanaise et les autres langues comme des choix liés à des besoins précis ; avant d’investir du temps ou de l’argent, vérifiez les conditions d’admission, les frais, les horaires et les exigences d’évaluation auprès de l’établissement concerné.

