Pour les trajets courts et la dernière partie d’un déplacement, de nombreuses personnes au Bénin utilisent des motos, des taxis-motos, des minibus, des taxis, des bicyclettes ou marchent. Un taxi-moto (Zémidjan) assure un service de porte à porte. Un minibus urbain (Tokpa-Tokpa) circule dans les transports urbains. Ces deux services sont généralement flexibles, mais les prix, les horaires de départ, l’état des véhicules, le confort et le niveau de sécurité varient fortement selon l’itinéraire et le prestataire. Dans l’agglomération du Grand Nokoué, qui comprend Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Abomey-Calavi et Ouidah, une estimation de la Banque mondiale attribuait environ 70 % des déplacements motorisés aux taxis-motos ; ce chiffre ne représente pas la répartition modale nationale. La marche reste particulièrement importante dans la région pour les trajets courts et peu coûteux. Les services réguliers d’autobus restent limités. Le programme du Grand Nokoué prévoit un réseau d’autobus et de transport fluvial, le renouvellement progressif du parc, ainsi que des motos, autobus et bateaux électriques. La première phase vise environ 270 000 personnes accessibles, et l’objectif à long terme est d’environ 360 000 passagers quotidiens. Ce plan ne décrit pas un service déjà disponible partout. Les transports publics au Bénin sont donc organisés en partie de manière formelle et en partie de manière informelle. Les conducteurs de taxis-motos sont censés recevoir des numéros d’exploitation municipaux, mais l’enregistrement et le contrôle ne sont pas complets partout. Les communes, la direction des transports terrestres (Direction des Transports Terrestres (DTT)), l’agence nationale des transports terrestres (Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT)) et d’autres organismes publics ont des responsabilités différentes en matière de planification, d’autorisation, de suivi et de sécurité routière. Un horaire national ou une liste uniforme des tarifs des transports publics n’a pas été documenté de manière fiable. Il n’est donc pas possible d’indiquer des prix fixes de manière générale. Pour l’itinéraire Abomey-Calavi–Cotonou, d’environ 15 à 20 kilomètres, la Banque mondiale citait jusqu’à 1 000 FCFA pour un taxi-moto comme estimation historique en 2023 ; ce montant ne constitue pas un tarif obligatoire. Le transport ferroviaire ne dispose actuellement d’aucune liaison de voyageurs actuelle et documentée de manière fiable avec un horaire national. Des lignes historiques, notamment la liaison Cotonou–Parakou et certaines parties du réseau ferroviaire côtier, ont été abandonnées. Des projets de réhabilitation et de trains express régionaux existent, mais ils ne remplacent pas la confirmation d’une exploitation ferroviaire en cours. Les déplacements entre les villes reposent donc principalement sur les bus interurbains, les minibus, les véhicules privés et les motos. L’aéroport de Cotonou est la principale porte d’entrée du transport aérien ; les horaires et les prix des vols varient selon le prestataire et la date du voyage. Des liaisons informelles en bateau fonctionnent sur le lac Nokoué et les lagunes, notamment entre Cotonou et Porto-Novo ainsi qu’entre Cotonou et Abomey-Calavi. Les bateaux utilisent des points d’embarquement limités ou temporaires, ont une faible capacité et ne disposent pas d’un horaire ni d’une structure tarifaire uniformes à l’échelle nationale. Le transport fluvial public formel est prévu, mais n’a pas été introduit dans tout le pays. La circulation se fait à droite au Bénin. Toute personne qui conduit un véhicule doit disposer d’un permis de conduire valide et des documents requis pour le véhicule. L’agence nationale compétente fournit notamment des services d’immatriculation, de changement de propriétaire, de délivrance de duplicatas, d’examens du permis de conduire, de contrôles techniques, de permis de transport, de certificats internationaux d’immatriculation et de permis de conduire internationaux. Les frais et les délais de traitement dépendent du service concerné. Un permis de conduire étranger peut être soumis à une procédure d’échange après un séjour de plus de six mois. Un permis de conduire de catégorie B est destiné à un taxi pouvant transporter jusqu’à cinq personnes. Les contrôles routiers sont fréquents. La surcharge ou les véhicules dépassant les dimensions autorisées peuvent entraîner des amendes, une saisie et, selon les cas, des conséquences pénales. Les données de référence de l’OMS pour 2023 font état d’une loi nationale imposant le port du casque aux conducteurs et aux passagers sur toutes les routes, ainsi que d’une loi interdisant la conduite sous l’influence de l’alcool et de l’utilisation d’un téléphone portable au volant. Elles prévoient également des contrôles techniques réguliers. En revanche, cette source ne recense aucune loi nationale sur le port de la ceinture de sécurité ni sur les limitations générales de vitesse. Un projet de nouvelle loi sur la circulation routière soumis au Parlement en 2025 a été signalé, mais son entrée en vigueur et la situation juridique consolidée actuelle ne sont pas confirmées ici. La circulation des motos, le faible respect des règles, les embouteillages, les piétons, les charrettes non motorisées et les obstacles en bord de route augmentent le risque d’accident. Les déplacements de nuit et sur les routes rurales exigent une prudence supplémentaire. Pendant la saison des pluies, de mai à septembre, les routes non revêtues peuvent devenir plus difficiles à emprunter. Dans le Grand Nokoué et sur les axes très fréquentés nord-sud et Abidjan-Lagos, la circulation dense influe sur la durée des trajets. La marche et le vélo sont gratuits, mais dépendent des conditions météorologiques, de l’état des routes et des conditions de sécurité. Le vélo est particulièrement économique et pratique dans les centres régionaux, mais les infrastructures cyclables dédiées sont limitées et les bicyclettes ont parfois une mauvaise image auprès du public. Les plans publics prévoient des trottoirs, des pistes cyclables et d’autres infrastructures. Les règles environnementales comprennent notamment les dispositions du décret 2001-110 sur la qualité de l’air et les émissions des véhicules. Les motos et les taxis-motos contribuent simultanément à la mobilité, aux embouteillages, aux accidents et à la pollution atmosphérique. Une estimation du Global Facility for Disaster Reduction and Recovery de la Banque mondiale évalue les émissions du transport au Bénin en 2023 à environ 2,1 millions de tonnes d’équivalent CO2, soit approximativement 15 % des émissions de gaz à effet de serre ; il s’agit d’une estimation et non d’un chiffre issu d’un inventaire national. Les véhicules électriques et le renouvellement du parc peuvent réduire les émissions, mais créent de nouveaux risques liés aux déchets de batteries et de pièces détachées, à la poussière des travaux ainsi qu’à la pollution par les huiles et l’eau. La stratégie nationale 2025–2029 vise un système de transport plus interconnecté et économiquement plus efficace.
Transport au Bénin
Le transport au Bénin repose principalement sur les motos, les taxis-motos, les minibus, les véhicules privés et les bus interurbains pour les déplacements quotidiens. Dans les villes, les taxis-motos flexibles et très répandus sont courants, tandis que les services réguliers d’autobus restent limités. Les déplacements entre les villes se font surtout par la route ; il n’existe actuellement aucun service ferroviaire régulier de voyageurs dont la disponibilité soit fiable.
Conseil
Au Bénin, planifiez vos trajets en fonction de l’itinéraire, de l’heure, de la météo et des options de transport disponibles, plutôt que de compter sur un horaire ou un tarif uniforme à l’échelle nationale. Un taxi-moto peut être flexible pour les trajets courts ; pour les déplacements plus longs, vous devez confirmer le départ et prévoir du temps supplémentaire pour les embouteillages, les contrôles et l’état difficile des routes.

