Le cadre juridique repose sur le Code pénal de 2018 (Code pénal) et le Code de procédure pénale (Code de procédure pénale), y compris leurs modifications ultérieures, telles que la loi 2025-06 (Loi 2025-06). Le droit distingue les contraventions (contraventions), les délits (délits) et les crimes graves (crimes). La responsabilité pénale exige généralement une responsabilité personnelle et une intention ; la négligence ou l’imprudence ne suffit que lorsqu’une loi le prévoit. La tentative et la complicité peuvent également être punissables. La légitime défense, l’état de nécessité, la contrainte et un trouble mental peuvent influer sur la responsabilité ou la peine. L’État lui-même est exempt de la responsabilité pénale applicable aux personnes morales ; les autres personnes morales peuvent être responsables dans les conditions prévues par la loi. Les infractions concernées comprennent notamment l’homicide et les atteintes à l’intégrité physique, les violences sexuelles, la corruption, le terrorisme, le trafic de drogue, le blanchiment d’argent, la piraterie, les infractions environnementales et les atteintes à l’autorité publique. Des lois spéciales régissent notamment les violences faites aux femmes, le harcèlement sexuel, les mutilations génitales féminines, la traite des enfants, la protection de l’enfance et les violences fondées sur le genre. La cybercriminalité est régie par le Code du numérique de 2017 (Code du numérique) et sa modification de 2020. Elle comprend l’accès non autorisé à un système, les attaques contre des données, la tromperie électronique, la fraude aux paiements et les atteintes à la vie privée et aux communications. Une procédure peut commencer par une plainte ou un signalement auprès de la Police républicaine, d’un officier de police judiciaire ou du parquet. Les enquêteurs recueillent les traces, interrogent les personnes et peuvent, sous la direction et le contrôle du parquet, effectuer des perquisitions ou des saisies. Dans les procédures plus complexes, un juge d’instruction peut diriger l’enquête. Les preuves numériques doivent être conservées sans modification ; appareils, messages, données de transaction et identifiants techniques peuvent être nécessaires à l’enquête menée par le CNIN, la police et le parquet. Le parquet exerce l’action publique. Selon l’affaire, une procédure de flagrance, une enquête préliminaire ou une information judiciaire peut être envisagée. Les tribunaux de première instance (Tribunaux de première instance), les cours d’appel (cours d’appel) et la Cour suprême (Cour suprême) statuent en matière pénale au niveau compétent. La CRIET, dont le siège est à Cotonou, est compétente sur tout le territoire pour certaines infractions économiques, terroristes, liées aux stupéfiants et connexes. Sa procédure comprend un parquet spécial, une commission d’instruction et une chambre de la liberté et de la détention. Les décisions doivent être motivées ; les audiences publiques et le pourvoi en cassation sont prévus. Les peines applicables aux crimes graves vont de l’emprisonnement à durée déterminée à la réclusion à perpétuité. Pour les délits, selon la loi et la récidive, les sanctions possibles comprennent une peine d’emprisonnement de deux mois à cinq ans, des travaux d’intérêt général, des amendes, des jours-amendes, des interdictions et la confiscation. Pour certaines infractions, l’amende minimale légale est de 20 000 FCFA. Les travaux d’intérêt général ne peuvent pas dépasser 18 mois. Le droit pénal prévoit aussi, entre autres, le retrait du permis de conduire pour une durée maximale de cinq ans, une interdiction de conduire pouvant aller jusqu’à cinq ans et l’immobilisation d’un véhicule pour un jour au maximum. L’Agence pénitentiaire du Bénin (Agence Pénitentiaire du Bénin) organise l’exécution des peines. La libération conditionnelle et les modifications relatives à la suspension de l’exécution des peines sont régies par les dispositions légales applicables. Les victimes peuvent porter plainte auprès de la police ou du parquet et participer à la procédure en se constituant partie civile (partie civile). Le tribunal pénal peut statuer sur la réparation et la restitution ; les demandes d’indemnisation civiles indépendantes restent soumises au droit civil. Des mesures de protection particulières s’appliquent aux violences faites aux femmes et aux enfants. L’identité des enfants et le contenu de la procédure peuvent bénéficier d’une protection spéciale. Une aide juridictionnelle est accessible aux personnes disposant de ressources financières limitées ; son approbation pratique, la représentation, les délais et les frais sont régis par les règles applicables. Aucun tarif national uniforme couvrant tous les frais pénaux n’a été recensé ; des honoraires d’avocat, frais d’expertise et frais de déplacement peuvent s’appliquer. Le Code de l’enfant de 2015 (Code de l’enfant) s’applique aux enfants. Les enfants de moins de 13 ans ne sont pas pénalement responsables. Pour les personnes âgées de 13 à moins de 18 ans, les tribunaux pour enfants statuent ; la détention, l’éducation et la liberté surveillée doivent tenir compte de la protection particulière de l’enfant. À partir de 13 ans, la garde à vue (garde à vue) ne peut dépasser 48 heures. La famille, le tuteur ou le service social doit être informé sans délai, et la personne concernée doit être informée de l’accusation et de son droit à un conseil juridique dans un délai maximal de quatre heures. Les audiences se tiennent à huis clos, l’identité de l’enfant est protégée et la peine maximale est la moitié de celle prévue pour un adulte. Les décisions concernant les personnes âgées de 13 à 15 ans ne sont pas inscrites au casier judiciaire. Pour les infractions routières, le droit applicable est en partie transitoire. Un cadre historique datant de 1956 continue d’être cité, tandis qu’une nouvelle loi autonome sur la circulation a été soumise au Parlement en septembre 2025 ; sa promulgation définitive n’a pas été confirmée pour l’état des recherches. La Police républicaine et le CNSR exercent des fonctions de contrôle, de prévention et de formation. Les infractions routières peuvent notamment concerner le permis de conduire, l’alcool ou les drogues, la distraction, la vitesse et la sécurité des enfants et des adultes. Les délais et sanctions précis doivent donc être vérifiés au regard de la règle actuellement applicable au cas concerné. Le délai de prescription de l’action publique est généralement de 20 ans pour les crimes graves, six ans pour les délits et un an pour les contraventions. Le terrorisme, le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et la piraterie sont soumis à un délai de 30 ans ; les crimes économiques, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et la torture sont imprescriptibles. Le calcul précis et les interruptions éventuelles dépendent de la loi applicable et du déroulement de la procédure. Le Centre national du casier judiciaire (Centre National du Casier Judiciaire) est responsable des casiers judiciaires. Une demande en ligne d’extrait B3 coûte 2 050 FCFA et, selon les informations étudiées, le document est délivré sous 72 heures.
Le droit pénal au Bénin
Le droit pénal au Bénin définit les actes qui constituent des infractions, la manière dont l’État les poursuit et les sanctions possibles. Il protège notamment la vie, l’intégrité physique, les biens, la sécurité publique et les systèmes numériques. La Police républicaine (Police républicaine), les parquets, les tribunaux et la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) exercent des responsabilités différentes selon l’infraction et la procédure.
Conseil
Avant toute démarche, classez votre affaire au Bénin selon l’infraction, l’étape procédurale et l’autorité compétente. Préservez les preuves sans les modifier, demandez rapidement un avis juridique si vous êtes accusé et recourez à l’aide juridictionnelle disponible si vos moyens sont limités. La CRIET peut être compétente pour certaines infractions économiques, terroristes, liées aux stupéfiants ou cyber ; les affaires de circulation exigent une vérification particulièrement actuelle en raison du cadre juridique transitoire.

