Le recensement définitif de 2022 a dénombré 165,158,616 habitants. Les musulmans représentaient 91,08 %, les hindous 7,96 %, les bouddhistes 0,61 %, les chrétiens 0,30 % et les adeptes d'autres religions 0,06 %. La population musulmane est majoritairement sunnite. Les communautés chiites, ahmadies, soufies, baoules, bahaïes, animistes et autochtones, ainsi que de petits groupes athées, constituent d'autres composantes du paysage religieux. Les communautés bouddhistes vivent particulièrement dans les Chittagong Hill Tracts et la région de Chattogram ; la proportion d'hindous est comparativement élevée à Sylhet. Selon le groupe, les communautés autochtones associent des croyances bouddhistes, chrétiennes ou leurs propres formes de croyance. En vertu de l'article 2A de la Constitution, l'islam est la religion d'État. Parallèlement, la Constitution accorde à l'hindouisme, au bouddhisme, au christianisme et aux autres religions un statut égal ainsi que le droit de professer, de pratiquer et de propager leur foi. L'article 12 traite de la laïcité, de l'exclusion du communautarisme et de la persécution religieuse, ainsi que de l'interdiction d'utiliser la religion à des fins de favoritisme politique ou contre d'autres groupes. L'article 41 autorise également les communautés religieuses à créer, maintenir et administrer leurs propres institutions. Les établissements scolaires ne peuvent pas obliger les élèves à participer à l'enseignement ou aux cérémonies d'une autre religion. Le ministère des Affaires religieuses supervise les subventions publiques, les fêtes religieuses, les questions liées au hajj et à l'umrah, ainsi que les programmes de pèlerinage et de délégation. La Fondation islamique soutient notamment les mosquées, les imams, l'éducation islamique, les services du hajj et la zakat, c'est-à-dire les paiements religieux obligatoires destinés aux personnes dans le besoin. L'administration bangladaise est responsable des dotations religieuses perpétuelles (Waqf). Une dotation est généralement constituée par un acte établi auprès d'un bureau d'enregistrement foncier (Sub-Registry), avec une description précise du terrain, la catégorie de la dotation et les informations concernant l'administrateur ou le comité ; la mutation ou la correction des registres fonciers et l'examen par l'administration des dotations, l'administration du district ou un inspecteur suivent. L'enregistrement peut recevoir un numéro d'inscription et un numéro EC. Les frais prescrits sont payables au bureau d'enregistrement foncier. Le ministère des Affaires religieuses soutient, sous certaines conditions, les mosquées, les temples, les églises, les pagodes, les lieux de prière de l'Aïd, les cimetières et les lieux de crémation hindous (Shmashan). La demande de subvention est gratuite ; un délai cible de 90 jours ouvrables est indiqué. Un certificat ou une recommandation du président local, du responsable administratif au niveau du sous-district administratif (Upazila) ou d'un membre du Parlement peut être exigé. Les Religious Welfare Trusts hindou, bouddhiste et chrétien soutiennent les institutions, les festivals, l'éducation, l'aide sociale, les bourses ainsi que la formation des prêtres et des moines. L'enseignement religieux est divisé selon l'appartenance religieuse au sein du Conseil national bangladais des programmes et manuels scolaires (NCTB), en matières islamiques, hindoues, bouddhistes et chrétiennes. En pratique, l'accès à un enseignement non islamique peut être limité lorsqu'un établissement ne dispose pas d'un enseignant adéquat. La filière formelle d'enseignement islamique du Bangladesh Madrasah Education Board va de l'Ibtédaï ou de la Furqania jusqu'à une qualification de madrasa correspondant approximativement au niveau SSC (Dakhil) et à une qualification correspondant approximativement au niveau HSC (Alim), puis aux niveaux supérieurs Fazil et Kamil. Les règles relatives à la création et à la reconnaissance des madrasas privées Dakhil et Alim ont été réglementées en 2025. Pour le hajj, pèlerinage islamique à La Mecque, des voies publiques et privées existent. L'inscription exige notamment un certificat de préinscription et un passeport ; le portail officiel du hajj permet de rechercher des pèlerins, de vérifier les licences des agences et d'utiliser un canal de réclamation. Un dépôt de préinscription de 350 000 BDT était indiqué pour 2026. Pour 2027, la date limite d'inscription était fixée au 26 septembre 2026, le début possible des visas au 28 janvier 2027 et le début des vols au 8 avril 2027. Les frais, les forfaits et les quotas changent chaque année et doivent donc être vérifiés sur le portail officiel avant l'inscription. L'umrah devrait être organisée par l'intermédiaire de prestataires agréés et conformément aux directives officielles. Les fêtes religieuses publiées pour 2026 comprennent Shab-e-Barat le 4 février, Shab-e-Qadar le 17 mars, Jumah-tul-Bidha le 20 mars, l'Eid-ul-Fitr du 19 au 23 mars, Buddha Purnima le 1 mai, l'Eid-ul-Azha du 26 au 31 mai, l'Achoura le 26 juin, l'Eid-e-Milad-un-nabi le 26 août, Janmashtami le 4 septembre, Durga Puja et Bijoya Dashami les 20 et 21 octobre, ainsi que Noël le 25 décembre. Les dates islamiques dépendent de l'observation de la lune ; un jour férié ne signifie pas non plus que toutes les communautés l'observent de la même manière. Les mariages religieux, les divorces, les funérailles et les autres événements de la vie sont généralement accompagnés par la communauté concernée et son clergé. En revanche, l'enregistrement civil des naissances et des décès est effectué par le Registrar General et le système bangladais d'information sur l'enregistrement (BDRIS), séparément de la cérémonie religieuse. Pour les mariages musulmans, le Muslim Marriages and Divorces (Registration) Act 1974 exige l'enregistrement par un registraire des mariages musulmans (Nikah Registrar). En cas de divorce, le mari doit, en vertu du Muslim Family Laws Ordinance 1961, envoyer une notification de divorce (Talaq) au président et en remettre une copie à son épouse ; en principe, une période de 90 jours d'attente et de réconciliation suit. Un mariage supplémentaire exige l'autorisation préalable du Conseil d'arbitrage (Arbitration Council). Le Hindu Marriage Registration Act 2012 autorise l'enregistrement à des fins documentaires, sans rendre invalide un mariage célébré selon le droit rituel hindou au seul motif qu'il n'a pas été enregistré. Le Christian Marriage Act 1872 et la voie légale limitée prévue par le Special Marriage Act 1872 s'appliquent également. Le mariage, le divorce et l'héritage diffèrent donc selon le droit familial fondé sur la religion applicable. Selon les sources officielles examinées, le Bangladesh ne dispose d'aucune procédure générale et centralisée pour enregistrer une conversion. Les conversions sont généralement accompagnées par des communautés ou des membres du clergé ; l'article 41 protège la pratique religieuse. Les personnes converties peuvent néanmoins subir des pressions familiales ou sociales, du harcèlement ou un isolement social. L'article 295A du Code pénal rend punissable l'insulte intentionnelle et malveillante envers une religion ou des croyances religieuses ; les peines peuvent comprendre jusqu'à deux ans d'emprisonnement, une amende ou les deux. La liberté d'expression garantie par l'article 39 est soumise à des limites légales. Une fatwa n'est qu'une opinion religieuse et ne donne pas au clergé local le pouvoir d'imposer une sanction extrajudiciaire ou de trancher des litiges. L'application concrète de la protection et l'accès ne sont toutefois pas uniformes partout. Les communautés hindoues, bouddhistes, chrétiennes, ahmadies, chiites et autochtones signalent du harcèlement, des violences de foule, des attaques contre des lieux de culte ainsi que des litiges fonciers et immobiliers. Après la transition politique de 2024, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (OHCHR) a documenté des attaques et des actes de vandalisme contre des minorités ; le caractère religieux ou politique d'un incident doit être évalué au cas par cas. En cas de menace, il est possible d'envisager de contacter la police et l'administration locale, ainsi que le système de plaintes en ligne de la Commission nationale des droits humains (NHRC). Les conditions de sécurité et d'accès dans les Chittagong Hill Tracts peuvent différer de la situation nationale.
La religion au Bangladesh
Le Bangladesh est religieusement diversifié, bien que les musulmans constituent le groupe le plus nombreux avec 91,08 % de la population. Les hindous, les bouddhistes, les chrétiens ainsi que les communautés chiites, ahmadies, soufies, bahaïes et autochtones, moins nombreuses, façonnent également la vie religieuse. La Constitution protège la pratique religieuse, tandis que les lois, l'ordre public et les conditions de sécurité régionales influencent l'accès concret au culte, à l'éducation et aux institutions religieuses.
Conseil
Au Bangladesh, traitez séparément les questions religieuses liées à la pratique, à l'enregistrement civil, à l'éducation, au pèlerinage et à la protection juridique. Pour chaque décision, vérifiez l'institution compétente et la situation régionale, car les droits formels et l'accès concret peuvent différer.

