Les relations familiales au Bangladesh comprennent des formes formelles et informelles de vie commune et de soutien mutuel. Le mariage, le divorce, l’entretien et la tutelle sont partiellement régis par différents droits personnels. Aucun système général d’enregistrement du concubinage ou de partenariat civil général n’a été identifié. Les mariages musulmans doivent être enregistrés. L’autorité compétente est généralement un Nikah Registrar ; si la cérémonie est célébrée par une autre personne, le marié doit généralement la déclarer dans les 30 jours. Les mariages hindous, chrétiens et interconfessionnels relèvent de cadres juridiques différents. Le portail d’état civil (Civil Registration and Vital Statistics, CRVS) prend en charge l’enregistrement des mariages et divorces ; frais et délais de traitement dépendent du registraire, de la loi et des procédures locales. La loi de 2017 sur la prévention du mariage d’enfants considère, à cette fin, les hommes de moins de 21 ans et les femmes de moins de 18 ans comme mineurs. Des comités nationaux, de district, d’Upazila et d’Union, ainsi que des organismes tels que l’administrateur exécutif de sous-district (Upazila Nirbahi Officer), un magistrat exécutif et le bureau responsable des affaires féminines, peuvent intervenir lorsqu’un mariage d’enfant est imminent. La disposition spéciale de l’article 19 constitue une exception et exige une ordonnance judiciaire ainsi que le consentement des parents ou du tuteur. L’enregistrement des naissances est obligatoire et se fait via le Birth Registration Information System (BDRIS) et le registraire local compétent. Le lieu de naissance ou l’adresse permanente peut être pertinent pour la demande. L’acte de naissance sert notamment pour l’école, l’emploi, les passeports et la carte d’identité nationale (NID) ; un délai de service officiel peut atteindre 60 jours ouvrables, selon la procédure. L’enregistrement d’un décès est souvent lié à l’acte de naissance antérieur et facilite ensuite la clarification des droits aux aides et aux soins. Pour la grossesse, l’accouchement et la planification familiale, des services sont disponibles dans des cliniques communautaires ou mobiles, des centres de santé et de planification familiale d’Union, des complexes de santé d’Upazila, des centres de protection maternelle et infantile et des hôpitaux. Ils comprennent notamment les soins prénatals, l’accouchement sécurisé, les soins postnatals, les vaccinations et des méthodes telles que la stérilisation, la vasectomie sans bistouri (NSV), les DIU, implants, injections, pilules et préservatifs. Les services sont gratuits ou facturés aux tarifs publics selon l’établissement ; le numéro 16767 fournit des informations. L’entretien concerne les conjoints, les enfants et, dans certains cas, les parents. En vertu de l’article 9 de l’ordonnance sur le droit de la famille musulman, une épouse peut saisir le président ou le conseil d’arbitrage en cas d’entretien insuffisant ou inadéquat. La loi de 2023 sur les tribunaux de la famille couvre notamment la dissolution du mariage, la restitution des droits conjugaux, la dot (দেনমোহর), l’entretien, la tutelle et la garde. En vertu de la loi de 2013 sur l’entretien des parents et des règles de 2023, les fils et filles capables de travailler ont des devoirs envers leurs parents, notamment pour la nourriture, les vêtements, les soins médicaux, le logement et la compagnie personnelle. Il n’existe pas de tarif ou barème uniforme. L’aide juridique publique est disponible au 16430. La loi de 2013 sur l’enfance couvre notamment les enfants privés de soins adéquats, sans tuteur légal, handicapés, vivant dans la rue ou exposés à la maltraitance et à l’exploitation. Les conseils de protection de l’enfance et les agents de probation évaluent les soins en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant au titre de cette loi. Le Department of Social Services fournit notamment Shishu Paribar, des refuges de protection et des services de réadaptation. Aucune voie générale distincte d’adoption n’a été identifiée ; la tutelle et les autres formes de prise en charge relèvent notamment de la loi de 1890 sur les tuteurs et les mineurs et peuvent être juridiquement et religieusement sensibles pour les familles musulmanes. En vertu de la loi de 2010 sur la prévention et la protection contre la violence domestique, celle-ci comprend les violences physiques, psychologiques, sexuelles et économiques au sein du foyer partagé. Les tribunaux peuvent ordonner, entre autres, une protection provisoire, le droit de résidence, une indemnisation, la garde et la mise en sûreté. La police doit informer sur l’assistance juridique, médicale et administrative. En cas de danger immédiat, appelez le 999 ; le numéro d’aide contre les violences envers les femmes et les enfants (VAWC) est le 109, et certains opérateurs mentionnent aussi le 10921. Le numéro d’aide aux enfants 1098 fonctionne jour et nuit et oriente les personnes confrontées à la violence, à la traite et à un mariage d’enfant imminent. La médiation informelle (সালিশ) peut aider à régler un différend, mais ne remplace pas une décision judiciaire ou d’enregistrement exécutoire. Des prestations sociales soumises à inscription et sélection sont disponibles pour les proches âgés, veufs ou handicapés. Pour l’exercice 2025–2026, les montants indicatifs annoncés sont de 650 taka par mois pour l’allocation vieillesse et l’allocation aux femmes veuves ou abandonnées, et de 900 taka pour l’allocation aux personnes handicapées. Ces prestations ne sont généralement pas garanties ; sélection, inscription et paiement par services financiers mobiles ou banque mandataire dépendent du programme et du lieu de résidence. Le programme Family Card est en phase pilote ou de développement et ne doit pas être présumé disponible à l’échelle nationale. Pour les mères qui travaillent, les structures du Department of Women Affairs accueillent les enfants d’environ six mois à six ans ; frais, horaires et listes d’attente varient selon le centre.
Famille au Bangladesh
Au Bangladesh, les familles réunissent mariage, parentalité, vie commune, entretien et soins. Les organismes publics régissent notamment l’enregistrement des mariages et des naissances, la protection de l’enfance, la violence domestique, les prestations sociales et le soutien aux proches ayant besoin de soins. Les droits et procédures applicables dépendent souvent de la religion, du revenu, du lieu de résidence et de l’institution compétente.
Conseil
Au Bangladesh, considérez d’abord les questions familiales comme des questions de sécurité, de documents et d’autorité compétente. Pour le mariage, l’entretien, la tutelle ou la séparation, le statut juridique personnel détermine la voie appropriée ; une médiation informelle ne remplace pas une décision enregistrée ou judiciaire. Rassembler les preuves, obtenir des informations locales à jour et demander de l’aide tôt peut réduire les retards et différends ultérieurs.

