Le cadre juridique des relations familiales en Andorre couvre notamment la filiation, l’autorité parentale, le mariage, l’union stable de couple (unió estable de parella), l’entretien, les soins et la protection de l’enfance. Les responsabilités sont réparties entre le Gouvernement d’Andorre (Govern d’Andorra), le registre de l’état civil (Registre Civil), la Caisse andorrane de sécurité sociale (CASS), les tribunaux, les services sociaux et les sept conseils paroissiaux (Comuns) ; il n’existe pas d’autorité familiale unique. La Loi qualifiée 30/2022 sur la personne et la famille (Llei 30/2022 qualificada de la persona i de la família) constitue le cadre central du droit de la famille. Les questions relatives aux successions et au droit civil général relèvent toutefois principalement du droit civil. Un mariage civil commence par l’ouverture d’un dossier auprès du registre de l’état civil. Les certificats requis ne doivent généralement pas dater de plus de trois mois ; les documents étrangers peuvent nécessiter une traduction officielle ou une légalisation. Les deux fiancés comparaissent et signent. Un mariage conclu à l’étranger et impliquant au moins un conjoint andorran est inscrit en Andorre. Une union stable de couple exige la majorité, l’absence de liens familiaux interdits et une cohabitation stable, publique et ininterrompue d’au moins un an ou un enfant commun. Au moins une personne doit avoir la nationalité andorrane ou une résidence légale, effective et permanente en Andorre. Un mariage ou un partenariat enregistré parallèle est exclu, et l’union doit être enregistrée. Les naissances en Andorre doivent être déclarées au registre de l’état civil dans un délai de 15 jours. Une naissance survenue à l’étranger est d’abord enregistrée dans le pays de naissance, puis transcrite en Andorre si l’un des parents est de nationalité andorrane ou si au moins un parent y a sa résidence principale ou permanente. Pour les parents non mariés, une reconnaissance conjointe de la filiation juridique (filiació) peut être nécessaire. Les adoptions sont prises en charge par le service d’adoption (SEA). Les candidats doivent avoir une résidence légale et effective ; les personnes admissibles comprennent les couples mariés, les unions stables de couple enregistrées, les couples de fait et les personnes seules. Pour les couples, la règle générale prévoit au moins cinq ans de mariage, d’enregistrement ou de cohabitation. Une formation ainsi qu’une évaluation de l’aptitude psychosociale et socioéconomique font partie de la procédure. Les adoptions internationales sont prises en charge exclusivement par le service d’adoption. L’accueil familial et l’adoption restent distincts : une famille d’accueil assure les soins temporairement ou pendant une période plus longue et ne remplace pas automatiquement la famille biologique légale. Pour les naissances, les informations gouvernementales pour 2026 prévoient un total de 20 semaines pour le parent qui accouche et de six semaines pour le second parent. La prestation du second parent augmente de deux semaines par an et doit atteindre 20 semaines en 2033. Six semaines pour le premier parent et deux semaines pour le second parent sont non transférables et obligatoires ; un cumul est prévu pour les parents seuls. En cas d’adoption ou d’accueil familial, le total est de 24 semaines en 2026 et doit passer à 38 semaines d’ici 2033, année où il devrait être réparti en 19 semaines par parent. Certaines anciennes pages de la Caisse andorrane de sécurité sociale indiquent encore parfois deux semaines ; lors de la demande et de la notification à l’employeur, la règle d’application en vigueur et le formulaire valide sont donc déterminants. La Loi 6/2026 peut modifier la durée ou la répartition de la prestation d’adoption. Après plus de trois ans d’emploi, un congé sans solde d’un mois à deux ans peut être disponible pour une naissance, une adoption ou un accueil familial, ainsi que pour s’occuper d’un membre de la famille jusqu’au deuxième degré qui est malade, handicapé ou dépendant. Les crèches et les services de soins à domicile autorisés facilitent la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, mais ils sont souvent partiellement financés par l’utilisateur. La prestation familiale pour enfant à charge soutient les familles ayant au moins un enfant lorsque les plafonds de revenus et de patrimoine sont respectés. La demande est déposée par l’intermédiaire du service électronique du gouvernement ; les informations sont vérifiées chaque année. À titre de référence, dix pour cent de la valeur individuelle de la LECS par mois étaient indiqués pour 2025, avec 20 % supplémentaires pour un enfant handicapé. Le seuil de revenus et le montant en vigueur doivent être vérifiés au moment de la demande. La reconnaissance du statut de famille nombreuse (família nombrosa) commence généralement à trois enfants ; le statut de famille monoparentale (família monoparental) peut notamment s’appliquer en cas de monoparentalité, de séparation, de décès, de pension alimentaire impayée ou de violence. Ces deux reconnaissances peuvent donner droit à des prestations et à des réductions, mais ne créent pas automatiquement un versement en espèces. Pour les enfants et les adolescents âgés de 0 à 18 ans, le service d’aide aux enfants et aux adolescents (SEAIA) fournit un soutien public gratuit en cas de risque grave ou de menace pour le bien-être de l’enfant. Les risques légers ou modérés sont d’abord traités par le service social de premier niveau ou par l’aire de prise en charge des personnes et des familles (Àrea d’Atenció a les Persones i les Famílies). Les mesures vont du conseil et de l’intervention familiale au soutien et à la surveillance, et peuvent comprendre une séparation temporaire du foyer. Le service d’accueil familial (SEAF) vérifie d’abord si une prise en charge par la famille élargie (família extensa) est possible ; d’autres familles d’accueil peuvent ensuite être envisagées. Les accueillants doivent avoir au moins 25 ans et une résidence légale. Le service d’accueil familial fournit une préparation, des conseils, un soutien et une aide financière. Après une séparation, les parents peuvent s’adresser au Service de médiation et d’orientation (Servei de Mediació i Orientació) pour une médiation volontaire. Il fournit des conseils juridiques et sociaux et aide à conclure des accords, mais ne remplace pas une décision judiciaire. Le tribunal de première instance (Batllia) ou le tribunal compétent décide, si nécessaire, du divorce, de l’autorité parentale, de la résidence de l’enfant, du droit de visite et de l’entretien. Le service pratique des relations familiales (STF) organise les modalités de visite, les visites encadrées ou les remises d’enfant lorsque cela est nécessaire après une séparation, un divorce, une adoption, un accueil familial ou une mesure de tutelle. Les relations entre un enfant et ses parents ou d’autres membres de sa famille restent guidées par l’intérêt supérieur de l’enfant et peuvent être limitées si elles ont des effets préjudiciables. En cas de violence familiale ou domestique, le service d’aide aux victimes de violence familiale et domestique (SAVVDF) aide même sans plainte préalable et sans que la personne concernée mette fin à la cohabitation. Le numéro gratuit et confidentiel 181 est disponible 24 heures sur 24, tous les jours ; en cas d’urgence immédiate, la police est joignable au 110. Les soins à domicile, l’assistance personnelle, l’aide ménagère, le répit pour les aidants et les services de jour ou résidentiels sont disponibles par l’intermédiaire des services de soins à domicile et de soutien social (SAD) et des services sociaux. L’accès repose sur une évaluation des besoins, par exemple par l’organisme d’évaluation des besoins (COVASS) ou l’organisme d’évaluation du handicap (CONAVA). Une participation de l’utilisateur est souvent facturée ; des exceptions peuvent s’appliquer en cas de dépendance grave. Les prestations de veuvage, d’orphelin et de décès de la Caisse andorrane de sécurité sociale fournissent un soutien financier supplémentaire après un décès.
La vie familiale en Andorre
La vie familiale en Andorre couvre le mariage et les unions stables de couple enregistrées, la filiation, l’autorité parentale, les soins, l’entretien, l’aide aux proches et les dispositions après une séparation ou un décès. Les responsabilités sont réparties entre le Gouvernement d’Andorre, le registre de l’état civil, la Caisse andorrane de sécurité sociale, les tribunaux, les services sociaux et les sept conseils paroissiaux ; il n’existe pas d’autorité familiale unique. L’accès aux prestations dépend notamment de la résidence, de la nationalité, de la situation familiale, des revenus, des cotisations et des évaluations professionnelles ou judiciaires.
Conseil
Commencez par attribuer votre problème en Andorre à un domaine précis, comme l’état civil, la naissance, les soins, les prestations, la protection, la séparation ou l’aide aux proches. Cela détermine l’autorité responsable, les documents requis, les délais et les coûts éventuels. Accordez une attention particulière à la règle actuellement applicable aux prestations de la Caisse andorrane de sécurité sociale et au congé parental, car des informations anciennes peuvent encore circuler parallèlement. En cas de violence ou de danger immédiat, demandez immédiatement de l’aide au 181 ou au 110.

