Dans les statistiques du travail, le chômage signifie ne pas avoir d’emploi, être disponible pour travailler et rechercher activement un emploi. Il se distingue du sous-emploi, lorsqu’une personne travaille trop peu d’heures ou en dessous de ses capacités, et de l’inactivité, lorsqu’elle ne recherche pas actuellement d’emploi. Le travail informel, le travail familial non rémunéré, les activités de subsistance et les horaires de travail très courts peuvent donc masquer l’ampleur du manque d’emploi. Les données disponibles n’établissent pas l’existence actuelle en Afghanistan d’un système national d’enregistrement du chômage, d’assurance chômage, d’allocations de chômage, de remplacement de revenus spécifiquement lié au chômage ou de déclaration obligatoire de recherche d’emploi. Elles n’établissent pas non plus de délais nationaux de candidature, de périodes d’attente, de conditions de cotisation, de montants d’allocation, de durées de versement ou de frais de service. Des centres historiques de services d’emploi ont fonctionné à Kaboul et dans neuf provinces dans le cadre d’un projet antérieur de l’Organisation internationale du Travail et du ministère du Travail et des Affaires sociales (Ministry of Labour and Social Affairs), mais leur fonctionnement national actuel n’a pas été vérifié. Les personnes qui perdent leur emploi recherchent généralement du travail par l’intermédiaire de leur famille et de leurs contacts communautaires, de recommandations privées, d’offres en ligne, des canaux d’offres d’emploi des ONG et des Nations unies, ainsi que d’avis officiels du ministère du Travail et des Affaires sociales. D’autres voies vers un revenu comprennent le travail journalier, l’agriculture, le petit commerce, le travail indépendant, la fabrication à domicile, le travail salarié privé, les projets publics ou d’ONG, le soutien aux moyens de subsistance des personnes de retour, l’aide aux microentreprises et les programmes de travaux publics de courte durée. Ces voies sont généralement liées à des projets, limitées dans le temps, restreintes géographiquement et dépendantes du financement ; une formation peut faciliter la transition vers l’emploi, mais ne crée pas à elle seule une allocation de chômage. L’aide humanitaire en espèces ou en nourriture et les programmes de protection sociale peuvent cibler la vulnérabilité plutôt que le chômage seul. L’éligibilité peut dépendre de facteurs tels qu’un ménage dirigé par une femme, un handicap, une grossesse ou la présence de jeunes enfants, le statut de personne de retour ou de personne déplacée à l’intérieur du pays, l’exposition à une catastrophe, la localité, les exigences de vérification et les restrictions liées au genre ou à la mobilité. La recherche d’un emploi peut également nécessiter de l’argent pour le transport, les communications ou les documents, alors qu’aucun tarif national des services liés au chômage n’a été établi. La situation du marché du travail varie fortement selon l’âge, le genre et le lieu. La Banque mondiale a fait état d’un chômage des jeunes proche de 25 % en 2023, environ deux tiers des Afghans au chômage ayant entre 15 et 29 ans et près de 73 % des jeunes chômeurs vivant en zone rurale ; ces chiffres comportent des limites méthodologiques et des limites liées aux données. D’avril à juin 2023, le taux de participation à la population active aurait été de 86 % pour les hommes âgés de 15 à 65 ans et de 43 % pour les femmes. Les restrictions imposées à l’emploi des femmes, la mobilité limitée, les obstacles à l’éducation et les restrictions de participation à l’espace public peuvent apparaître comme de l’inactivité plutôt que comme du chômage enregistré. L’emploi au sein des ménages était estimé à environ 6 à 7 % pour les femmes, contre 83 à 84 % pour les hommes, tandis que 90 % des ménages avaient subi un choc économique dans le contexte cité de 2024.
Chômage en Afghanistan
L’Afghanistan ne dispose d’aucun système national vérifié d’enregistrement du chômage, d’assurance chômage ou d’allocations de chômage. Les personnes sans travail rémunéré dépendent généralement de leur famille et de réseaux communautaires, du travail informel, des canaux d’offres d’emploi, de l’aide humanitaire ou de programmes de subsistance limités dans le temps. L’accès dépend fortement du lieu, du financement, de la vulnérabilité, du genre, de la mobilité et des documents disponibles.
Conseil
N’attendez pas une allocation ou une procédure nationale d’enregistrement du chômage en Afghanistan avant de chercher un revenu. Utilisez plusieurs canaux simultanément, comparez leurs conditions réelles et choisissez les options qui correspondent à votre lieu, à vos documents, à votre mobilité, à vos compétences et à vos besoins immédiats. Considérez les programmes humanitaires et de subsistance comme des possibilités limitées, et non comme un remplacement garanti ou permanent du revenu.

